Astronomie Québec n°2-3 sep/oct 2013
Astronomie Québec n°2-3 sep/oct 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2-3 de sep/oct 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : HR 8799... première image d'un autre système planétaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Recherche La grande région de la constellation du Taureau 41 Photo : G. St-Onge par Gilbert St‐Onge Les constellations d’hiver approchent, et l’une des premières qui soit visible à l’automne est le Taureau. Il s’agit d’une constellation du zodiaque : elle est traversée par le Soleil, à la fin du printemps. Elle se situe un peu à l’ouest et au-dessus (au nord) de la magnifique constellation d’Orion. Claude Ptolémée (90–168) l’a cataloguée dans sa liste de constellations [1]. Les Grecs l’identifiaient déjà dans leur mythologie à la forme d’un taureau — en fait, cette identification date probablement de 50 000 ans… Dans cette grande constellation, on retrouve plusieurs objets d’intérêt pour l’observateur moderne. Cette région du ciel est intéressante par sa diversité : on y observe notamment une vieille étoile géante rouge, Aldébaran, et de spectaculaires amas d’étoiles jeunes. De plus, en 1054, une des plus spectaculaires supernovae y a été observée, même visible à l’œil nu en plein jour ; on observe aujourd’hui à cet endroit une très belle nébuleuse résiduelle de cette supernova, Messier 1 (aussi appelée nébuleuse du Crabe). Enfin, la région du Taureau est aussi une grande région de formation d’étoiles. Sur l’image 1 (haut de la page suivante), on peut voir un peu en bas du centre l’étoile rouge Aldébaran (Alpha du Taureau ou α Tau), qui brille devant les Hyades, un amas d’étoiles. Aldébaran, une étoile de premier ordre, est considérée comme l’œil du Taureau. Les étoiles de l’amas des Hyades forment un grand V couché sur sa gauche. Au-dessus du centre de l’image, aligné avec les Hyades, on peut voir l’amas d’étoiles des Pléiades (Messier 45). À l’œil nu, notre regard est rapidement attiré par le superbe amas d’étoiles des Pléiades, qui nous révèle environ une dizaine d’étoiles étalées sur près de 2° — certains trouvent qu’elles dessinent un petit chaudron. Les Pléiades sont connues depuis l’Antiquité ; pour certains peuples, leur apparition dans le ciel du matin indiquait que la saison des récoltes était arrivée. Des observations modernes ont permis d’évaluer la taille de l’amas à 3000 étoiles, et on évalue son âge entre quelques dizaines de millions d’années [2] et 100 millions d’années [3]. Des images à longue exposition de l’amas des Pléiades révèlent des nébulosités résiduelles du nuage moléculaire à l’origine de ces étoiles ; on en observe 36 Astronomie-Québec Septembre–octobre 2013
Image 1 : La constellation du Taureau. Photo sur trépied prise par l’auteur le 2 octobre 1995.. principalement devant et tout près de certaines étoiles de premier plan dans l’amas (voir l’image 2). Bien que l’observation des Pléiades à l’aide d’une simple paire de jumelles soit clairement un des plus beaux moments de l’astronomie d’amateur, on ne se fatigue pas de les revoir à chaque occasion. Sur l’image CCD ci-dessous, prise par Yves Tremblay, on peut bien voir des nébulosités résiduelles bleues du nuage moléculaire qui a formé les étoiles de l’amas. On voit ces nébuleuses telles qu’elles sont détectables en lumière visible et en proche IR. On remarque leur aspect filamenteux, par secteurs sur des patrons alignés. Ces nébuleuses sont éclairées par la lumière des étoiles proches : il s’agit de nébuleuses par réflexion. L’amas se situe à seulement 450 années-lumière de nous. Ses dix étoiles de premier plan sont massives, et de type spectral B. Image 2 : Messier 45, les Pléiades, imagées par Yves Tremblay le 20 décembre 2011 au foyer de sa lunette SV80ED de 80 mm à ƒ/7. Monture EQ6 avec guidage QHY5 sur 9× 50 mm aux 5s. QHY9 mono (KAF8300) avec filtres Baader R, G, et B. 19× 120 s bin 1 en RGB (2″/pixel). Maxim DL pour capture et guidage, calibration, pile et DDP. Photoshop CS5 pour « stretching », « sharpening », « gradient removal », réduction de bruit, et autres ajustements. Septembre–octobre 2013 www.astronomie-quebec.com 37



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