Astronomie Québec n°2-3 sep/oct 2013
Astronomie Québec n°2-3 sep/oct 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2-3 de sep/oct 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : HR 8799... première image d'un autre système planétaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Éditorial Tout un été ! Malgré la mauvaise météo (il a plus presque tous les jours, quand ce n’étaient pas des orages), l’été 2013 fut mémorable pour moi. J’ai en effet eu la chance de rencontrer le célèbre découvreur de comètes David H. Levy, de faire une visite privée de l’Observatoire David Dunlap à Toronto, et d’avoir entre les mains une copie de la publication originale du catalogue de Messier, un document imprimé en 1774 ! David H. Levy a donné une conférence publique présentée par la RASC Montréal le 1er juin, et une rencontre de discussion informelle, pour membres seulement, le 10 aout. Cette deuxième date marquait sa première visite sous un ciel dégagé à l’Observatoire Bellevue. Nous en avons profité pour observer, tel que prévu ; j’ai alors eu l’honneur de lui faire « découvrir » l’amas ouvert Harvard 20, très peu connu des amateurs… Nous sommes restés presque seuls d’un côté de l’observatoire pendant que la dizaine d’autres personnes se tenaient généralement de l’autre côté. Lui et Ron Baran, président de la RASC Montréal, ont vanté l’entrevue de Levy publiée dans la dernière édition d’Astronomie-Québec, et Levy m’a invité à écrire pour son propre magazine, Sky’s Up (http://www.explorescientific.com/SkysUp/index.html) pour y parler d’Astronomie-Québec. Je vous en reparlerai quand ce sera publié ! Levy m’a aussi « autorisé » à vous relater une confession qu’il nous a faite ce soirlà… L’ancien observatoire de la RASC Montréal, alors situé sur les terrains Molson de l’Université McGill, fut un jour cible de vandalisme — entrée par infraction et graffiti. Le jeune Levy fut considéré principal suspect. Au poste de police, son père lui a demandé à plusieurs reprises s’il était coupable ; chaque fois, il a répondu non. Mais en ce samedi 10 aout 2013, il nous a avoué que c’était bel et bien lui qui avait fait le coup… Il nous a toutefois précisé : « Mon père [aujourd’hui décédé] m’aurait certainement grondé, mais il m’aurait surtout demandé si je me suis amusé en le faisant ! » Deux semaines plus tard, je me trouvais à Toronto, où habite la sœur de ma conjointe et muse. Suite à un échange préalable de courriels avec la RASC Toronto, j’ai été invité à une soirée d’observation dans le stationnement de l’Observatoire David Dunlap, ponctuée d’une visite privée de l’institution — je n’ai pas observé au grand télescope de 74 pouces (1,88 m), mais je l’ai déplacé à la main, chose qui est normalement interdite au public, et qui témoigne du bon balancement de l’appareil : le miroir pèse deux tonnes, le tube (environ 30 pieds [9,15 m] de long et 7 pieds [2,13 m] de diamètre) et la monture ensemble, 25 tonnes. C’est le plus grand télescope au Canada, dépassant les 72 pouces (1,83 m) de l’Observatoire astrophysique du Dominion, à Victoria (Colombie-Britannique), et les 63 pouces (1,6 m) de l’Observatoire du Mont- Mégantic (Québec). Malgré cela, je me suis laissé dire que les petits instruments d’amateurs qu’on trouve parfois à l’extérieur donnent de meilleures images… En effet, la pollution lumineuse de Toronto (au sud) dégrade celles-ci, et l’oculaire le plus faible — d’une focale impensable de 100 mm ! — donne un grossissement de quelque 325× et un très petit champ réel, d’environ ¼°… Quelques jours plus tard, toujours à Toronto, j’ai visité le Gerstein Science Information Centre et sa bibliothèque, garnie d’une multitude de documents historiques dans le domaine de l’astronomie (et certainement d’autres sciences…), dont des copies du catalogue d’amas ouverts de Berkeley (voir page 14) et des premières éditions du catalogue de nébuleuses et d’amas d’étoiles de Charles Messier, publié en 1774, et du New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars de J.L.E. Dreyer, publié en 1888. Je vous en reparlerai ! Astronm* Équipe éditoriale Éditeur Pierre Paquette Muse Erin Pecknold Chroniqueurs Gilles Boutin Robert Giguère Stéphane Lemon Pouria Nazemi Gilbert St‐Onge Eddy Szczerbinski Pierre Tournay Collaborateurs Luc Descoteaux Jean-Bruno Desrosiers Daniel Leclerc Christian Marois Jean-Marc Perreault Normand Rivard Contact info@astronomie-quebec.com Astronomie-Québec (ISSN 1929-4301) est publié bimestriellement au format PDF et disponible gratuitement au http://astronomie-quebec.com Facebook : http://facebook.com/AstronomieQuebec Twitter : @AstronomieQcMag Astronomie-Québec a été fondé en juin 2012 par Pierre Paquette. Les opinions publiées dans Astronomie‐Québec n’engagent que leurs auteurs et ne sont pas nécessairement celles de l’éditeur. *Canadian Telescopes ne contrôle pas le contenu du magazine Astronomie-Québec ou celui du site Web astronomie-quebec.com, et les opinions publiées dans Astronomie-Québec ne sont pas nécessairement celles de Canadian Telescopes. Le contenu d’Astronomie‐Québec ne peut pas être reproduit (2013), mais la publication en son entier peut être redistribuée librement ; nous vous invitons toutefois à plutôt donner le lien du site Web du magazine Astronomie‐Québec (http://astronomie-quebec.com), afin de nous permettre de mieux connaitre et de mieux servir nos lecteurs grâce aux outils d’analyse Web liés au téléchargement direct. Dépôt légal : Bibliothèque et Archives nationales du Québec http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2110203 Photo de couverture Vue d’artiste de ce à quoi pourrait ressembler Gliese 667C depuis l’exoplanète Gliese 667Cd. À droite de l’étoile principale sont Gliese 667A et Gliese 667B, et à gauche on peut voir le croissant de Gliese 667Ce. WPM Pierre Paquette Éditeur Crédit : ESO/M. Kornmesser 2 Astronomie-Québec Septembre–octobre 2013
Pişmiş : Plus que 27… Dans la version 3.9 de son catalogue BDCC, l’astronome amateur brésilien Bruno Alessi mentionne deux « nouveaux » amas ouverts découverts par Paris Pişmiş, astronome mexicaine d’origine turque dont nous avons parlé en juillet/aout dernier. Ces amas ont été notés par Mme Pişmiş avant les autres mentionnés dans l’édition précédente d’Astronomie-Québec. Les références originales sont le Bulletin des observatoires de Tonantzintla et Tacubaya (Boletin de los Observatorios de Tonantzintla y Tacubaya), Vol. 2, No. 13 (1955), p.23–27 et Vol. 2, No. 14 (1956), p.41–43 pour le deuxième. Le premier est une simple « chaine » d’étoiles près de la nébuleuse NGC 2244 ; quant au second, une image du PSS ne révèle pas grand-chose, à part un rectangle d’étoiles qui ne se détache pas vraiment du fond. Tant Alessi que notre éditeur, Pierre Paquette, s’interrogent sur ce que Mme Pişmiş a vu à cet endroit sur ses propres plaques… Peut-être ses images étaient-elles de mauvaise qualité ? Pişmiş 28, α = 06 h 35 min 06s, δ = +04° 21,3′, diam. 20,0′ (appelé « Cadena 3 » [chaine 3] dans l’article original de Pişmiş). Pişmiş 29, α = 05 h 50 min 36s, δ = +33° 37,9′, diam. 4,8′. Mais il y a plus encore ! Nous avons mentionné 27 amas de Pişmiş dans notre dernière édition ; le 27 e n’avait pas de numéro. En étudiant le BDCC 3.9, nous avons simplement supposé que Pişmiş 27 correspondait à cet objet, mais ce n’est pas le cas : en 1970, Mme Pişmiş a publié une autre découverte d’amas ouvert, qu’elle a nommé NGC 2175s. Cette désignation est utilisée par diverses sources, mais Alessi et d’autres ont plutôt choisi d’identifier (à juste titre) cet amas « Pişmiş 27 ». Pişmiş 27, α = 06 h 10 min 53s, δ = +20° 36′ 54″, diam. 2,5′ Ceci porte donc le total d’amas découverts par Mme Pişmiş à 31 : les 24 amas ouverts originaux et deux amas globulaires (1959), puis les objets de 1970, 1955, et 1956 respectivement, ensuite l’amas de Pişmiş non-numéroté (dont la désignation appropriée est Haffner 16), et enfin un amas qu’elle a co-découvert avec M.A. Moreno et I. Hasse en 1979 (appelé [PMH79 1] ou Pişmiş-Moreno 1, selon les sources). Cela est plutôt mêlant, compte tenu qu’ils ne sont pas numérotés dans l’ordre chronologique de leur découverte ! Nos images ont un champ de 45′ (Pişmiş 28), 15′ (Pişmiş 29), et 45′ (Pişmiş 27) et sont composées à partir des images de POSS1 rouge et POSS1 bleu du Digital Sky Survey (http://archive.stsci.edu/cgibin/dss_form). The National Geographic Society - Palomar Observatory Sky Atlas (POSS-I) was made by the California Institute of Technology with grants from the National Geographic Society. Le 3 de Parker Greg Parker, du New Forest Observatory, a rapporté le 4 juin 2013, sur le Yahoo ! Groupe deepskyhunters, la découverte d’un nouvel astérisme (alignement d’étoiles qui ne constituent pas un véritable amas) en forme du chiffre 3. L’étoile centrale du 3 se trouve à α = 09 h 37 min 21,17s, δ =+15° 20′ 43,4″. Suivi pour vous L’image originale de M. Parker est reproduite ci-dessous avec son aimable autorisation. AQ, #. !. **. :'7 j[111714iiiit1wLl:re*Ypur.e 221].' : Septembre–octobre 2013 astronomie-quebec.com 3



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