Astronomie Québec n°2-2 jui/aoû 2013
Astronomie Québec n°2-2 jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2-2 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : des aurores gratte-ciel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Astronomie 101 Photo de fond : Amas ouvert des Pléiades (Messier 45), par le Télescope spatial Hubble. Crédit : NASA, ESA et AURA/Caltech. Un amateur d’automobiles m’a récemment questionné sur Subaru, dont le logo est inspiré des Pléiades. Il voulait savoir ce que sont les Pléiades : est-ce une constellation, un astérisme, un type d’étoiles ? Les Pléiades sont ce que l’on appelle un amas stellaire. Elles en sont un excellent exemple car elles sont visibles à l’œil nu. C’est loin d’être le seul amas stellaire car ceux-ci sont quelque chose de très normal et se retrouvent partout dans l’univers connu. Il y en aurait partout dans l’univers, mais on peut surtout voir ceux qui sont dans notre Galaxie ou tout près d’elle. Un amas stellaire est un ensemble d’étoiles ayant une origine commune et qui sont réunies ensemble par leur gravitation mutuelle. Généralement, toutes ces étoiles sont regroupées dans un espace qui peut paraitre restreint au télescope, mais qui est en réalité étalé sur plusieurs centaines d’années-lumière. On distingue deux types d’amas stellaires : les « amas ouverts » et les « amas globulaires ». Les premiers sont simplement des étoiles ayant eu un lieu de « naissance » identique ou presque. Souvent, ces amas auront une vie plus courte que celle des étoiles qui le composent. Les amas ouverts sont donc souvent composés d’étoiles jeunes, et on associe parfois ces amas à des nébuleuses. Comme il y a relativement peu d’étoiles dans les amas ouverts, la masse totale de l’amas est donc insuffisante pour que la gravité assez forte pour retenir toutes les étoiles ensemble très longtemps. Les « amas globulaires », quant à eux, proviennent de vieilles galaxies maintenant éparpillées ou simplement de très larges ensembles d’étoiles retenues ensemble par leur gravité collective. Les Pléiades, ou Messier 45, sont un exemple d’amas ouvert, alors que le grand amas d’Hercule, ou Messier 13, est un excellent exemple d’amas globulaire. Les amas globulaires sont composés d’étoiles d’âges variés et peuvent durer beaucoup Photo : E. Szczerbinski I par Eddy Szczerbinski 4 Astronomie-Québec Juillet–aout 2013
plus longtemps que les amas ouverts. Étant donné qu’ils sont composés d’un nombre beaucoup plus élevé d’étoiles, la masse combinée permet de retenir ensemble beaucoup plus longtemps tout ce beau monde par la gravitation. On connait présentement 157 amas globulaires dans notre Galaxie, qui en contiendrait environ 200 ; d’autres galaxies en contiennent jusqu’à quelques milliers… Le grand amas globulaire d’Hercule, Messier 13, pris par Robert J. Vanderbei (Université Princeton) avec un télescope Ritchey‐Chrétien de 25 cm (10″) et un appareil CCD Starlight Express SXV‐H9. Une différence très importante entre les deux consiste au fait que les étoiles des Pléiades sont toutes relativement semblables et se chiffrent dans les milliers d’étoiles. Dans le cas du grand amas d’Hercule, on parle d’étoiles pouvant avoir différents âges et différents types. On parle aussi de quantité d’étoiles beaucoup plus importante. Les Pléiades sont plus faciles à voir durant l’automne et l’hiver, mais le grand amas d’Hercules peut être regardé l’été à condition d’utiliser un télescope ou de bonnes jumelles.



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