Astronomie Québec n°2-2 jui/aoû 2013
Astronomie Québec n°2-2 jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2-2 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : des aurores gratte-ciel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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très près les unes des autres. Mais aujourd’hui, onze milliards d’années plus tard, le tissu de l’Univers a pris de l’expansion et ses molécules ont formé de la vie qui se qualifie elle-même d’intelligente. À gauche : Le quasar 3C 273, avec une magnitude apparente de 12,9, est le seul quasar observable avec un équipement d’amateur. Il est situé à 1,9 milliard d’années-lumière de la Terre, dans la constellation de la Vierge. Sa magnitude absolue est de −26,7 ; cela veut dire que s’il était à une distance de 33 années-lumière, cet objet brillerait dans le ciel aussi fortement que le Soleil. Crédit : NASA et J. Bahcall (IAS). À droite : En observant 3C 273 avec le Télescope spatial Hubble à l’aide d’un coronographe pour bloquer le centre du quasar, les astronomes découvrent que le quasar habite le centre d’une galaxie. Crédit : NASA, M. Clampin (STScI), H. Ford (JHU), G. Illingworth (UCO/Lick Observatory), J. Krist (STScI), D. Ardila (JHU), D. Golimowski (JHU), the ACS Science Team, J. Bahcall (IAS), et ESA milliards d’années pour se rendre jusqu’à l’objectif de nos télescopes. Pendant la durée de ce voyage, l’Univers, comme un grand tout, se serait transformé de façon uniforme, partout et en même temps. L’Univers serait une chose en évolution. Au moment où les quasars lançaient leurs photons, l’Univers était âgé de seulement deux milliards d’années ; il n’y avait aucune vie, aucune planète semblable à la Terre — seulement des étoiles démesurées et des galaxies Ma compréhension de l’Univers et des quasars était une fiction ; elle l’est encore aujourd’hui, j’en suis sûr. Des textes de vulgarisation racontaient que les galaxies nous fuyaient. Plus elles étaient éloignées, était-il écrit, plus vite elles nous fuyaient ; à un point tel que les plus lointaines nous fuyaient à des vitesses proches de celle de la lumière. Induit en erreur par cette description, je voyais mes quasars prendre la fuite, alors qu’ils n’existaient plus, qu’ils étaient des objets du passé. Je voyais l’Univers comme un objet duquel on pouvait sortir, à la condition de dépasser la vitesse de la lumière. Il s’agissait de pousser un peu plus loin mon vaisseau spatial pour pouvoir contempler l’Univers à distance. D’un côté, c’était les quasars qui bordaient la bulle de l’Univers, et de l’autre, une sorte de vide qui contenait tout. Sauf que plus tard, j’appris que la vitesse de la lumière était une limite naturelle qu’on ne pouvait franchir. À cette vitesse, les distances étaient réduites à zéro, le temps devenait éternel, et la masse devenait infinie. En fait, la vitesse de la lumière était le mur infranchissable qui contenait l’Univers. Puis, j’appris que le temps absolu n’existait pas. Tout voyageur qui se déplace dans un vaisseau spatial emporte avec lui sa propre mesure du temps. Peu importe sa destination, il se retrouvera toujours au centre de l’Univers ; peu importe la durée du voyage, les quasars seront toujours visibles vers l’horizon. Si le voyage devait durer dix milliards d’années, les quasars seraient encore visibles, mais leur lumière serait vieille de 23,7 milliards d’années. En fait, si je comprends bien, il n’y a aucune façon de s‘approcher des quasars. La seule façon de mieux les étudier est par l’augmentation de la force des télescopes…, 9 k a * 4. lib 414P4 11 L’auteur aime ce dessin d’artiste car il y voit un vaisseau spatial qui se déplacerait à des vitesses proches de celle de la lumière. À cette vitesse, le vaisseau se transforme sous les effets de la relativité. Crédit : Victor Glindås (http://victorglindas.com) Aujourd’hui, j’ai cessé de donner des conférences sur l’Univers ou le Big Bang. Ça me donne le vertige. Je me concentre plutôt sur les planètes. Quand je sors mon vaisseau spatial de notre système solaire, c’est pour entrer dans un autre et voir les planètes qui l’habitent. Les quasars restent pour moi une merveille perdue de l’Univers. Références L’article sur les quasars sur Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Quasar Plein de quasars On recense plus de 100 000 quasars. Le plus lointain jamais observé (au nom poétique de ULAS J1120+0641) se situe à 12,9 milliards d’années-lumière de la Terre. 16 Astronomie-Québec Juillet–aout 2013
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