Astronomie Québec n°2-1 mai/jun 2013
Astronomie Québec n°2-1 mai/jun 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2-1 de mai/jun 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... imagerie urbaine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Image 1 : L’Observatoire sélénographique Luno, de Lucien Coallier, à son inauguration en 1969. En mortaise, Image 2 : Lucien Coallier et le réfracteur de 15 cm (6″) ƒ/15 de l’observatoire. Image 3 : À gauche, l’observatoire de Pierrefonds. À droite, Marcel Séguin (propriétaire) et le télescope de l’observatoire en 1973. Puis au début des années 1980, à Dorval, un observatoire est construit. Plusieurs projets de recherche y ont été faits, dont plusieurs projets photos. On y a utilisé plusieurs télescopes, dont une lunette de 15 cm (6″) ƒ/15, un télescope de type Cassegrain de 31,8 cm (12½″) ƒ/15, et à la fin une lunette 20 cm (8″) ƒ/15. De Dorval, des projets tels que la morphologie de certains cirques lunaires, la surface observable du disque de certaines planètes, des images vidéos et des images photos argentiques d’étoiles et Image 4 : L’observatoire de Dorval en construction début 1980 (11111, 11,6 411.% me d’objets de ciel profond ont été réalisés. On constate qu’il y a eu plusieurs projets d’intérêt à cette époque ; même que l’une des premières caméras DTC (CCD en anglais) à être utilisée au Québec le fut à cet observatoire. L’ère moderne et l’imagerie en milieu urbain Le début des années 1990 a vu l’avènement des premières caméras DTC disponibles pour les amateurs. Ces appareils ont permis d’imager des objets de ciel profond en milieu urbain dans une pollution lumineuse importante, et même 111111"'1 avec la présence de la Lune dans le ciel. À cette époque, les ordinateurs n’étaient pas très portables et pas très performants ; on devait transporter beaucoup de matériel pour faire fonctionner ces caméras DTC, comme on peut le constater sur l’image 5 en haut à gauche de la page suivante. Il était donc avantageux d’effectuer des images depuis la ville, sans avoir à tout déplacer, quand c’était possible. À l’hiver 1993, nous avons eu la chance de participer à l’observation de deux astéroïdes ; il s’agissait d’un projet en collaboration avec le Télescope spatial Hubble (HST). Une partie de notre contribution à ce projet a pu être effectuée en milieu urbain, grâce au DTC. L’image 7 nous montre l’astéroïde Elsa tel que nous l’avons imagé en proche infrarouge, avec nos instruments urbains. Aujourd’hui, les caméras et les détecteurs sont bien plus performants et bien plus faciles à déplacer. Pour les gens qui sont en banlieue un peu éloignée, il est plus facile que jamais d’obtenir de belles images d’objets de ciel profond… ce qui est aussi vrai 22 Astronomie-Québec Mai-juin 2013
Image 5 : Gilbert St-Onge et son équipement, photographiés par Denis Bergeron au Camp Marcel du printemps 1990. Image 6 : Début des années 1990 ; une soirée d’imagerie en pleine lumière de la ville. On a réussi à imager la nébuleuse annulaire de la Lyre, Messier 57, ainsi que l’amas globulaire Messier 3 ; imaginez notre satisfaction ! pour ceux qui sont en milieu un peu plus urbain, comme à Dorval. Dans la section suivante, Yves Tremblay, un amateur spécialiste en imagerie de ciel urbain, compare celui-ci au ciel de la banlieue. La pollution lumineuse Aujourd’hui, la pollution lumineuse fait partie de la réalité quotidienne des astrophotographes amateurs pratiquement partout. Le terme « pollution lumineuse » désigne la présence anormale et fortement gênante de lumière diffuse dans l’atmosphère, induite par l’éclairage artificiel nocturne. Cet état de fait est devenu un vrai fléau qui s’accentue d’année en année pratiquement partout dans le monde. En effet, nous ne pouvons ignorer le « halo » de couleur orangée dans le ciel de notre voisinage, qui est caractéristique de la forte pollution lumineuse présente en milieu urbain. Cette pollution lumineuse ambiante a un effet très néfaste sur la prise d’images d’objets du ciel profond, sans parler de ses retombées économiques et écologiques. Il faut comprendre que la lumière qui atteint la Terre en provenance des objets extrêmement lointains du ciel profond est plus souvent qu’autrement très faible. L’intensité de cette lumière est souvent inférieure à l’intensité 1 I 1 Elsa 182, une po*. CCD de IYOO vecondes. Par Gilbert St-Onge & Lorraine Morin Image 7 : L’astéroïde Elsa tel que nous l’avons imagé en proche infrarouge, avec nos instruments urbains. Image 8 : Yves Tremblay en juillet 2011 à la piste de la Réserve faunique La Vérendrye. Mai-juin 2013 www.astronomie-quebec.com 23



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