Astronomie Québec n°1-6 mar/avr 2013
Astronomie Québec n°1-6 mar/avr 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-6 de mar/avr 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : l'astrométrie sur les images de caméra CCD.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’astronomie et l’exubérance par Eddy Szczerbinski Bien souvent, on demande aux astronomes amateurs pourquoi ils aiment regarder le ciel. Dans bien des cas, cette passion a un lien étroit avec l’exubérance. Voyons quelques exemples. Quand je mets les mots « astronomie » et « exubérance » ensemble, la planète Saturne me vient immédiatement à l’esprit. Ce « seigneur des anneaux » est un spectacle à ne pas manquer. Ne vous contentez pas d’une photo, et observez-la au télescope. Bien que les photos soient souvent meilleures que ce que vous verrez au télescope, son exubérance s’imprimera à jamais dans votre esprit lorsque vous la verrez « pour de vrai ». On peut aussi penser aux pulsars, des étoiles très différentes du Soleil, dont la principale caractéristique est qu’elles n’émettent leur signal électromagnétique que par leurs pôles magnétiques. Ellest sont aussi typiquement en rotation sur ellesmêmes à très haute vitesse. On peut les comparer à un phare : un individu immobile pourrait avoir l’impression qu’elles « pulsent », mais dans les faits, elles sont en rotation. Si le Soleil, qui a une période de rotation d’environ un mois, émettait de la lumière comme un pulsar, nous n’aurions qu’une seule journée éclairée par mois ! Rassurez-vous : le Soleil ne deviendra jamais un pulsar. Ceux-ci sont en effet d’une toute autre « famille » : celle des étoiles à neutrons, plus semblables aux trous noirs. Un site Web permet même « d’entendre » certains pulsars [1] … Quand on pense à l’astronomie, on pense aussi à l’infini. Et là, l’exubérance est même insuffisante. Il est important de noter que la notion d’infini en rapport avec l’Univers est assez difficile à clarifier. Par exemple, la vitesse de la lumière limite la capacité d’un objet ou d’une onde à se déplacer, mettant donc des « frontières » à l’Univers. Il nous reste beaucoup à découvrir et à apprendre dans ce domaine de l’astrophysique fondamentale. Autres exemples d’exubérance : les magnifiques nébuleuses. Le lien est quelque peu bizarre, car « nébuleux » et « exubérant » sont contraires du point de vue linguistique ! Mais la nébuleuse d’Orion, entre autres, est un magnifique exemple d’exubérance céleste. On peut la voir à l’œil nu, mais elle se découvre beaucoup mieux au télescope. [1] http://www.jb.man.ac.uk/pulsar/Education/Sounds/sounds.html Unique témoin du faste de sa vie passée, une nébuleuse est souvent le résultat de l’exubérante mort d’une étoile ; elle peut aussi, au contraire, être une pouponnière d’étoiles étalant son exubérante portée de chatons lumineux. Tel est le cas de la nébuleuse d’Orion ; celle du Crabe est plutôt un cas d’étoile « explosée ». En devenant supernova, elle était visible même en plein jour, en l’an 1054. J’espère que ces exemples auront titillé votre curiosité et vous inciteront à découvrir l’exubérance du ciel en profitant des activités organisées par les clubs et observatoires du Québec. Informez-vous en visitant le site Web de la Fédération des astronomes amateurs du Québec [2]. [2] http://www.faaq.org/6 Astronomie-Québec Mars-avril 2013
Les images astronomiques prises par les caméras CCD permettent des mesures astrométriques et photométriques des objets célestes. L’erreur d’une mesure fait appel à deux notions différentes : la précision et l’exactitude. L’exactitude d’une mesure se mesure par rapport à la « vraie » valeur, une valeur de référence [1]. Plus la mesure effectuée se rapproche de cette valeur, plus la mesure est exacte. La précision se réfère à la constance de la valeur mesurée lorsque cette dernière est répétée plusieurs fois. L’exactitude et la précision contribuent à l’erreur dans une mesure. ia reiwo Iwo 44 Les mesures astrométriques L’astrométrie est la mesure de la position des objets célestes sur le cadre de référence qu’est la voute céleste ; généralement, la position d’un objet céleste est exprimée en ascension droite (notée α) et en déclinaison (notée δ). Ces mesures peuvent également être transformées, par rapport à l’horizon de l’observateur, en azimut (notée a) et hauteur (notéeh, parfois improprement appelée altitude). Image frontispice par Adam Evans, http://www.sky-candy.ca Autres images fournies par l’auteur par Pierre Laporte Centre d’observation astronomique des Monts Notre-Dame (COAMND) Sur une image produite par une caméra CCD, un objet comme une étoile est représenté par les valeurs des pixels qui se distribuent, autour d’un point central, sous la forme d’une courbe en cloche dite Mars-avril 2013 www.astronomie-quebec.com 7



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