Astronomie Québec n°1-5 jan/fév 2013
Astronomie Québec n°1-5 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-5 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : promenade sur Mars... la mission Curiosity.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Les étoiles Même à très fort grossissement, une étoile garde toujours l’aspect d’un point — si vous percevez un disque, c’est que vous observez une planète ou un objet de ciel profond (voir section suivante), ou que la mise au point de votre instrument est incorrecte. Nébuleuse d’Orion (Messier 42), prise par Pierre Paquette avec un télescope de 250 mm (10″) ƒ/4,7, avec un appareil photo Canon Rebel XT. Pose de 30 s non guidée sur monture Dobson. Une bonne quantité d’étoiles (environ les ⅔ selon certaines estimations) sont toutefois doubles ou multiples — à un grossissement ou un autre, on pourra percevoir deux étoiles ou plus, là où l’œil nu ou les grossissement plus faibles n’en voyaient qu’une seule. Pour deux étoiles de même magnitude (brillance identique), la séparation minimale en secondes d’arc qu’un instrument pourra résoudre est équivalente à 11,6 divisé par le diamètre de l’instrument en centimètres (ou 4,56 divisé par le diamètre en pouces). On appelle cette valeur la limite de Dawes. Pour des étoiles de magnitude différente, l’histoire se complique — en fait, aucune formule n’a encore été déterminée de façon satisfaisante ; on pourra consulter à ce sujet http://unevendoublestars. wikispaces.com Le ciel profond Tout objet extérieur au système solaire et qui n’est pas une étoile est appelé objet de ciel profond ; cette catégorie regroupe les amas d’étoiles (ouverts et globulaires), les nébuleuses (d’émission, de réflexion, et obscures), et les galaxies de toutes sortes. Certains de ces objets sont relativement brillants — on n’a qu’à penser aux Pléiades (amas ouvert), à la nébuleuse d’Orion (image ci-dessus), ou à la galaxie d’Andromède —, tandis que d’autres sont très faibles ; en fait, on découvre régulièrement de nouvelles galaxies, à la limite de visibilité des télescopes les plus puissants… Les objets de ciel profond condensés ne s’observent évidemment pas de la même façon que les grands ; les brillants, pas comme les faibles. Règle générale, on privilégie le grossissement le plus faible possible, du moins pour débuter l’observation, quitte à passer ensuite à un grossissement plus élevé. Certains objets étendus sont aussi mieux observés à faible grossissement ; les images ci-contre montrent les Pléiades à différents grossissements — le spectacle est nul à forte puissance (la nébulosité ne sera pas aussi fortement visible à l’oculaire). Les Pléiades grossies 48× 8 Astronomie-Québec Janvier-février 2013 Les Pléiades grossies 16× Un instrument d’au moins 100 mm à 150 mm de diamètre est nécessaire pour distinguer quelque structure que ce soit dans les objets de ciel profond, sauf pour les objets les plus brillants et les plus étendus — et les détails alors perçus seront minimaux. 1
Les objets de ciel profond sont classés dans certains catalogues, les plus connus étant celui de Charles Messier (1730–1817), de même que le New General Catalogue et les deux Index Catalogues supplémentaires, tous trois compilés par Johan Ludvig Emil Dreyer (1852–1926). Les objets de Messier sont au nombre de 110, et sont considérés par la plupart des astronomes amateurs comme une bonne initiation au ciel profond, contenant tous les types d’objets, sauf des nébuleuses obscures, et tous assez brillants pour être observés avec un télescope d’environ 115 mm de diamètre (4½″) sous un ciel noir. $111.9.00 00000 00o 0 Les accessoires Les instruments astronomiques sont livrés avec au moins un oculaire, qui est un jeu de lentilles que l’on place devant l’œil et qui agrandit l’image formée par l’objectif. Cela permet de changer le grossissement effectif de l’appareil, qui se calcule simplement en divisant la distance focale de l’objectif par celle de l’oculaire utilisé. Par exemple, si on a un télescope de 1200 mm de focale et un oculaire de 10 mm, on aura un grossissement de 120×. D’autres caractéristiques cruciales d’un oculaire sont son dégagement oculaire (eye relief en anglais), qui est la distance entre la dernière surface optique et l’endroit où l’œil se place ; son champ apparent, qui est l’angle d’un point du bord du champ à l’œil à un point diamétralement opposé ; et le diamètre de son barillet — il y a des standards de ce côté, la plupart des oculaires ayant un diamètre de 1¼″ (31,75 mm) ou 2″ (50,8 mm). Les oculaires de 1″ (25,4 mm) et de 0,965″ (24,5 mm) sont généralement pour les instruments de basse qualité. On trouve depuis quelque temps sur le marché des oculaires modulaires, qu’on peut démonter et remonter avec ajout optionnel de bagues de rallonge. Un tel oculaire est illustré cicontre ; il s’agit du Hyperion 8 mm de Baader-Planetarium, qui peut être converti en oculaires de 6 mm (anneau de 14 mm), 5 mm (anneau de 28 mm), 4,3 mm (les deux anneaux) ou 21,8 mm (sans le premier groupe de lentilles, à gauche sur la photo), en plus d’avoir des filets près de la dernière lentille pour adaptation directe à un appareil photo. Presque tous les oculaires sont filetés pour accepter divers filtres — les deux rangées du bas sur la photo en haut à gauche. Ceux-ci sont généralement colorés, pour rehausser les détails dans la couleur correspondante sur l’objet observé, en général une planète. On trouve aussi des filtres spécialisés, ne laissant passer qu’une très petite fraction du spectre lumineux, et destinés à faciliter l’observation des objets de ciel profond, habituellement en coupant la pollution lumineuse — à noter que ces filtres ne rendent pas l’objet plus brillant, mais le fond de ciel plus noir. La prise de notes L’importance de conserver des notes de ses observations ne saurait jamais être surestimée. On trouve sur le marché des carnets spécialement conçus à cet effet, et on peut aussi trouver des formulaires pour cela sur Internet. D’une façon ou d’une autre, l’important est toujours évidemment d’observer ! Janvier-février 2013 www.astronomie-quebec.com 9



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