Astronomie Québec n°1-5 jan/fév 2013
Astronomie Québec n°1-5 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-5 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : promenade sur Mars... la mission Curiosity.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Saturne À peine plus petite que Jupiter (120 536 km de diamètre), la planète aux anneaux est toutefois située environ deux fois plus loin du Soleil et apparait donc nettement plus petite au télescope (15″ à 20″ sans les anneaux, contre 30″ à 50″ pour Jupiter). Cela ne l’empêche pas d’être intéressante à sa façon, avec notamment son cortège d’anneaux, unique dans tout le système solaire, et visible avec même les plus petites lunettes ou télescopes (avec un grossissement d’environ 40× ou plus). Voici Saturne prise avec un télescope Celestron C11 de 280 mm (11″) de diamètre et une lentille de Barlow 2× (rapport focal résultant de ƒ/20 ou 5 700 mm de focale effective), le 23 mai 2012, alors que la turbulence atmosphérique était plus faible qu’à l’habitude. Roch Lévesque a sélectionné un peu plus de 2000 images d’une séquence de 12 500, chacune exposée 1/30 s à 30 images par secondes avec une caméra couleur DFK21AU618AS. Les images ont ensuite été traitées dans Registax 5 et Photoshop CS5. On peut aussi distinguer des satellites à Saturne : le plus brillant est Titan (magnitude 8), sur lequel la sonde spatiale Huygens s’est posée en 2005 — sont aussi relativement faciles à observer Rhea (ou Rhéa, magnitude 9,5), Tethys (ou Téthys) et Dione (ou Dioné), de magnitude 10, de même que Enceladus (ou Encélade, magnitude 11,5). Des lunettes de 150 mm ou plus, ou des télescopes de 190 mm de diamètre ou plus, permettront peut-être de détecter Iapetus (ou Japet, magnitude 10–12) ou Mimas (magnitude 12,5), voire même Hyperion (magnitude 14). Même les anneaux révèlent quelques détails : on peut ainsi reconnaitre l’anneau A, externe et quelque peu plus sombre ; et l’anneau B, interne et plus brillant, séparés par la division de Cassini, visible dans tout instrument de plus d’environ 60 mm lorsque la turbulence atmosphérique est faible. L’anneau A lui-même est séparé en deux par la division de Encke (bien qu’en anglais, on parle plutôt d’intervalle que de division : « Encke gap » et « Cassini division »), visible avec un instrument de plus de 250 mm de diamètre environ. À l’intérieur de l’anneau B, on trouve le très faible anneau C — un quatrième anneau, D, a été découvert en 1969, mais celui-ci et les anneaux découverts depuis ne sont pas visibles avec des instruments d’amateurs. L’ombre des anneaux est parfois perceptible sur la planète, tout comme l’ombre de celle-ci est parfois perceptible sur les anneaux ; c’est Robert Hooke qui fut le premier à remarquer le phénomène, vers 1666. Saturne se trouvera en opposition — diamétralement opposée au Soleil — le 28 avril 2013, et sera donc visible toute la nuit vers cette date. Le 1er décembre 2013, la Lune occultera (cachera) la planète pour une petite région de l’Antarctique ; le continent polaire sud presque entier aura droit à une répétition le 29 décembre — d’ailleurs sur la Terre, notre 37R1.%.1 1 TJ41104 220.04 27.3 4 satellite naturel ne fera que frôler la planète aux anneaux, ce qui devrait tout de même être un spectacle intéressant. Saturne passera aussi proche de Vénus le 20 septembre, et de Mercure les 10 octobre et 26 novembre. La planète passera toute l’année dans la Balance, sauf pour la période allant de la mi-mai à la fin d’aout, qui verra Saturne dans la Vierge. 1341.61 1IVU4 7.15404 sirVla 166.64 Vénus Vénus est l’astre le plus brillant du ciel après le Soleil et la Lune, mais outre ses phases — qui la font ressembler à notre satellite naturel vu à l’œil nu —, elle ne montre essentiellement aucun détail dans un télescope d’amateur. Son disque fait de 10″ à 60″ de diamètre apparent selon sa position sur son orbite par rapport à la Terre et au Soleil. Elle passe janvier et février dans le ciel du matin, puis se retrouve dans le ciel du soir à partir d’avril. j 9Fa10d 25:5:04 31:16.11:14 Évolution des phases de Vénus, par Statis Kalyvas, avec un télescope de 114 mm (4,5″) et un appareil photo Nikon Coolpix 750, du 27 février au 8 juin 2004 (passage devant le Soleil), à Thessalonique (Grèce). Crédit : Programme VT-2004, ESO. 6 Astronomie-Québec Janvier-février 2013
Mars Mars est normalement décevante pour les nouveaux observateurs, ne révélant que très peu de détails à l’œil non-exercé. Ses traits de surface sont aussi généralement peu contrastés. Les calottes polaires se distinguent relativement bien, tout comme Syrtis Major, une région plus sombre. Le disque de Mars ne fait jamais plus d’environ 25″ de diamètre, et peut même rétrécir à 3″ quand Mars est de l’autre côté du Soleil par rapport à la Terre. De plus, comme le jour martien dure à peine plus longtemps que le jour terrestre (24 h 37 min), la planète rouge présente presque toujours la même face à qui l’observe sensiblement à la même heure soir après soir. Mars se couchera assez tôt au début de l’année 2013, pour ensuite passer dans le ciel du soir à Mars telle que vue par le Télescope spatial Hubble, à gauche, et une simulation de son apparence possible au télescope au même moment, à droite (pas à l’échelle). partir du début de juin environ, se levant de plus en plus tôt. Sa prochaine opposition (alors qu’elle sera à 180° du Soleil dans le ciel) aura lieu le 8 avril 2014 ; elle sera alors visible toute la nuit. Le 22 juillet, on la trouvera à environ 1° de Jupiter. Uranus et Neptune Ces deux planètes ne montrent au télescope qu’un très petit disque (4″ pour Uranus, 2″ pour Neptune) de couleur très légèrement verdâtre (Uranus) ou bleutée (Neptune). Dans des conditions idéales, Uranus est à peine visible à l’œil nu. Mercure L’observation de la petite planète est rendue très difficile par sa proximité au Soleil et son petit diamètre angulaire (4,5″ à 13″ environ). Outre ses phases, elle ne montre pour ainsi dire aucun détail dans un télescope d’amateur. Les comètes Ces boules de neige sale sont assez imprévisibles, même pour les plus connues. En effet, si on connait leur orbite avec précision, on a en revanche du mal à prévoir leur comportement et leur brillance, puisque des poches de gaz peuvent éclater à leur surface suite à la fonte des glaces à l’approche du Soleil. On a même déjà vu des comètes devenir soudainement beaucoup plus brillantes à cause de tels phénomènes, parfois même loin du Soleil, comme ce fut le cas pour la comète 17P/Holmes les 23–24 octobre 2007 — plus de cinq mois après son passage au périhélie, le point de son orbite le plus rapproché du Soleil. Conséquemment, on ne peut prédire la visibilité des comètes dans aucun instrument, du moins pas longtemps d’avance. Pour 2013, on prévoit que la comète C/2012 S1 (ISON) deviendra observable avec de petits instruments d’aout 2013 à janvier 2014, et peut-être à l’œil nu à partir de la fin octobre. La comète C/2011 L4 (PANSTARRS) pourrait aussi être visible à l’œil nu, vers mars 2013 — elle pourrait être aussi brillante que Vénus, selon certaines estimations, mais rappelons que les comètes sont imprévisibles… 4 Comète McNaught le 22 juin 2010, par Roch Lévesque. Janvier-février 2013 www.astronomie-quebec.com 7



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