Astronomie Québec n°1-5 jan/fév 2013
Astronomie Québec n°1-5 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-5 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : promenade sur Mars... la mission Curiosity.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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1 2 3 4 5 6 Le rocher Jake Matijevic — Ce rocher, dont la base fait 16″ (40 cm), a fait l’objet des premières analyses par APXS (Alpha-Particle X-ray Spectrometer), et par ChemCam, un appareil situé au sommet du mât de Curiosity, et qui comprend deux instruments. L’un produit un rayon laser capable de vaporiser une surface rocheuse à 7 m ; l’autre est un a télescope qui prend des images à différentes longueurs d’ondes pour analyser la composition des gaz qui s‘échappent de la surface vaporisée. Jake Matijevic est une roche de type volcanique ; elle ne peut donc pas provenir de l’impact d’un cratère situé dans le cratère Gale. En effet, Curiosity roule non pas sur un sol basaltique, mais sur un sol fortement sédimenté ; c’est donc dire que cette roche provient de l’impact d’un cratère situé à l’extérieur de Gale… mais pas de n’importe quel cratère. On a détecté la présence de feldspath. Sur Terre, ce minéral indique une roche d’origine profonde qui se forme dans le magma sous la croute terrestre. Le cratère d’impact qui a éjecté la roche Jake Matijevic aurait donc été d’une force exceptionnelle. Les trois plus gros bassins d’impact de Mars sont Argyre Planitia, Isidis Planitia et Hellas Planitia. L’impact de ces cratères aurait été suffisant pour projeter des roches de la taille de Jake Matijevic partout sur la planète. À noter que ce rocher pourrait facilement être soulevé par un enfant, puisque sur Mars le poids des objets est trois fois moindre. Diversité de roches — L’étrangeté de certaines roches continue d’interpeller les scientifiques. À part les roches volcaniques, qui proviennent de cratères d’impact situés à l’extérieur du cratère Gale (et qui sont les moins nombreuses), les autres roches ont été éjectées par les impacts de cratères qui se sont produits dans la plainemême du cratère Gale, ou sur le mont Sharp. Au total, le cratère Gale compte neuf cratères d’impact dont le diamètre fait plus de 3 km. C’est ainsi que ces roches peuvent provenir de différentes profondeurs du sous-sol de Gale, ou encore de différentes parties du mont Sharp. 20 Astronomie-Québec Janvier-février 2013
7 8 9 10 11 La dune Rocknest — Curiosity passera une quarantaine de jours à cet endroit, au cours desquels il procédera à la décontamination de ses appareils, et à l’analyse de deux échantillons. D’après ces analyses, le sable qui constitue la dune est le même sable qui a été retrouvé ailleurs sur Mars. Tel que rapporté par la NASA, le sable de Mars se compare à un basalte d’origine volcanique similaire à celui d’Hawaï, mais qui aurait subi une érosion. Il est composé, pour une moitié, de minéraux tel que le feldspath, le pyroxène et l’olivine ; et de verre pour l’autre moitié (en science, le terme « verre » identifie tous les minéraux non-cristallisés, c’està-dire ceux dont les atomes ne sont pas placés en ordre). Enfin, une petite partie serait constituée de sable de provenance locale. En effet, le mini-laboratoire SAM a détecté des vapeurs d’eau dans les gaz qui se sont échappés lorsque l’échantillon a été chauffé, révélant ainsi « une interaction limitée avec l’eau » (traduction du texte de la NASA). : qr.,'2 zÆzl -14110 ag\- Un morceau de plastique (long de 1,3 cm) — S’agit-il d’un artéfact d’une civilisation martienne ? Hélas ! non, sauf que cette découverte d’un morceau de plastique sur la dune Rocknest a fait perdre deux semaines à la mission de Curiosity : on craignait qu’il soit tombé de Curiosity lui-même. Un échantillon de sable a été rejeté au sol de peur qu’il contienne d’autres morceaux de plastique. Pour s’assurer de l’intégrité de Curiosity, on a fait entrer en mode vibration tout le véhicule au complet (je ne savais pas que l’astromobile pouvait faire ça !) afin de faire tomber tout qui pouvait tomber. Ensuite, des photos du sol ont été prises tout autour du véhicule ; heureusement, rien n’a été trouvé. On pense maintenant que le morceau de plastique s’est détaché des autres composantes qui formaient l’ensemble d’atterrissage de l’astromobile. Les petites pierres enveloppées de sable visibles sur cette photo sont des verres (voir photo suivante). Janvier-février 2013 www.astronomie-quebec.com 21



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