Astronomie Québec n°1-5 jan/fév 2013
Astronomie Québec n°1-5 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-5 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : promenade sur Mars... la mission Curiosity.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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La planète naine Après avoir observé toutes les planètes du Système solaire, pourquoi ne pas essayer la planète naine Pluton. C’est la revue américaine Sky & Telescope de juin 2012 qui déclencha mon intérêt. Pluton était visible dans le ciel d’été 2012, très bas à l’horizon dans la constellation du Sagittaire, avec une magnitude visuelle tout près de +14. Elle demeure difficilement visible même avec un télescope de grand diamètre. Il faut l’observer avec un télescope de 25 cm (10″) au moins puisque dans un ciel moyen, sa luminosité est diluée par la pollution lumineuse et atténuée par l’atmosphère. Cependant, prendre une image avec une caméra DTC (CCD) semblait facile. La carte de Sky & Telescope, publiée avec la position quotidienne, montre Pluton près d’un amas d’étoiles important, soit Messier 25 (IC 4725), facilement visible aux jumelles et aux télescopes. La période du 15 au 22 juillet 2012 représentait le moment idéal, puisque Pluton était à moins de 1° au sud de M 25 ; de plus, son déplacement angulaire était au maximum. Cette vitesse permettait donc de détecter son mouvement dans la même nuit, confirmant ainsi sa position sur l’image. Le vendredi soir, 21 juillet 2012, le ciel était bien dégagé ; l’occasion parfaite se présentait. Ma fenêtre d’observation à cette hauteur de l’horizon n’était que de deux heures à partir du passage de Pluton au méridien. Après avoir installé et calibré mes instruments astronomiques (une caméra DTC de modèle ST402M de SBIG installée sur un télescope Newton de 15 cm [6″] de courte focale), j’ai commencé par repérer l’amas d’étoiles M 25 au chercheur et à le centrer dans le champ de la caméra dès sa visibilité au dessus des arbres. Photo 1 Pluton dans l’image Photo 2 L’amas ouvert Messier 25 12 Astronomie-Québec Janvier-février 2013
Plutonpar Alain Roussel Ensuite, à l’aide de la carte, j’ai identifié la zone où Pluton se trouvait et j’ai pris une série d’images de 10 secondes (voir Photo 1). La qualité de la carte m’a permis de soupçonner déjà le point représentant Pluton. Environ une heure plus tard, une deuxième série d’images a été prises, précédé d’images de M 25 et de M 22 pour le plaisir (voir Photo 2). Les images de Pluton ont par la suite été traitées, alignées et superposées. En utilisant la fonction blink d’un logiciel, j’ai rapidement pu identifier Pluton par son déplacement alors que les étoiles étaient fixes (voir Photo 3). J’ai mesuré un déplacement de 5,7″ en seulement 83 minutes. Avec les instruments utilisés, la résolution de l’image est d’environ 2,5″. Donc, le déplacement sur la matrice n’a été que d’environ un pixel. Malgré la pollution lumineuse et l’absorption atmosphérique de la lumière, et le télescope pointé vers le centre de la Voie lactée, la caméra DTC rend le repérage de Pluton facile, même dans un champ d’étoiles bien garni. Clyde W. Tombaugh l’aurait certainement apprécié… Il me restera à observer visuellement Pluton pour dire que j’ai vu les 8 planètes du Système solaire. Mais le temps presse, car Pluton s’éloigne de nous… Photo 3 Position de Pluton à 23 h 25 Photo 4 Position de Pluton à 00 h 40 Image de fond : Vue d’artiste de la surface de Pluton. Crédit : ESO/L. Calçada Janvier-février 2013 www.astronomie-quebec.com 13



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