Astronomie Québec n°1-5 jan/fév 2013
Astronomie Québec n°1-5 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-5 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : promenade sur Mars... la mission Curiosity.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Nouveaux jouets ? Quelles surprises vous réservait le gros bonhomme vêtu de rouge, de blanc, et de noir ? L’astronomie était-elle sur sa liste pour vous ? Avez-vous été assez sage, durant l’année 2012, pour que le Père Noël daigne répondre à vos demandes — que dis-je ? ! à vos besoins ! — de matériel ou de livres astronomiques ? Certains d’entre vous ont peut-être reçu un télescope en cadeau. Peut-être est-ce un deuxième instrument pour vous qui en aviez déjà un, mais peut-être aussi est-ce votre premier. Si tel est le cas, peut-être lisez-vous aujourd’hui Astronomie-Québec parce que vous voulez savoir où pointer votre nouveau jouet dans le ciel. J’ose espérer que le fait qu’il ne montre pas d’images comparables à celles prises par le Télescope spatial Hubble ou le VLT (Very Large Telescope) ne vous découragera pas ! En fait, l’astronomie d’amateur peut être un véritable sport pour les yeux, les entrainant à voir des détails de plus en plus subtils, des objets de plus en plus faibles… À Noël 1984, le petit garçon de 11 ans que j’étais a reçu un télescope en cadeau. En fait, une lunette astronomique, à proprement parler. J’avais bien hâte que les nuages se dissipent pour enfin pouvoir l’utiliser ; je vous souhaite du beau temps plus rapidement que pour moi à cette époque ! Une fois partis les nuages, toutefois, je ne savais trop quoi observer avec ce beau tube rouge étincelant — oserais-je dire « rouge Ferrari » ? Toujours est-il que c’est à « vitesse Ferrari » que j’ai lu tout ce que je pouvais lire pour essayer d’en savoir plus. Et ce n’était pas toujours clair. Pour vous faciliter la vie, Astronomie-Québec a choisi quelques cibles privilégiées. Que ce soit des jumelles (que vous pourrez aussi utiliser pour observer les oiseaux, de jour) ou un télescope doté de la plus récente technologie, nos pages vous diront comment trouver vos cibles, ainsi que le niveau de détails révélé (ou pas !) par votre instrument. L’importance des oculaires — de divers types et longueurs focales — y sera aussi brièvement abordée. Après tout, ce n’est pas pour rien que certains astronomes amateurs ont des valises pleines de ces petits bouts de tuyaux métalliques équipés de lentilles ! D’ailleurs, c’est ce que le Père Noël me réservait (entre autres) cette année, avec la complicité de ma muse et conjointe, Erin. Un beau Baader-Planetarium Hyperion 8 mm, de même que des anneaux de variation focale conçus pour aller avec — en tout, c’est comme si j’avais cinq nouveaux oculaires en un seul ! Voyez la documentation sur ces petits bijoux d’optique, au prix tout à fait abordable, sur le site Web du Planétarium Baader, au http://www.baader-planetarium.com/pdf/hyperion_brief_description_e.pdf et au http://www.baader-planetarium.com/pdf/hyperion-okulare_englisch.pdf (liens en anglais seulement, désolé). Bonne année, et surtout, bonnes observations ! 2 6e-t-t-e Pierre Paquette Éditeur Astronm e Photo de couverture : Paysage martien capturé par la sonde Curiosity de la NASA. Équipe éditoriale Éditeur Pierre Paquette Muse Erin Pecknold Chroniqueurs Gilles Boutin, Robert Giguère, Stéphane Lemon, Pouria Nazemi, Gilbert St‐Onge, Eddy Szczerbinski, Pierre Tournay Collaborateurs Denis Goyette, Alain Roussel Contact http://astronomie-quebec.com info@astronomie-quebec.com Astronomie-Québec (ISSN 1929-4301) est publié bimestriellement au format PDF et disponible gratuitement sur le Web. Astronomie-Québec sur Facebook : http://www.facebook.com/AstronomieQuebec Astronomie-Québec a été fondé en juin 2012 par Pierre Paquette. Les opinions publiées dans Astronomie-Québec n’engagent que leurs auteurs et ne sont pas nécessairement celles de l’éditeur. Le contenu d’Astronomie-Québec ne peut pas être reproduit (2012), mais la publication en son entier peut être redistribuée librement. Nous vous invitons toutefois à référer au site Web du magazine Astronomie-Québec (http://astronomie-quebec.com) plutôt qu’à le redistribuer vous-même : cela nous permettra de mieux connaitre nos lecteurs et de mieux vous servir. Dépôt légal : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. 2 Astronomie-Québec Janvier-février 2013
Pourquoi la fin du monde n’a pas eu lieu Les médias en parlaient depuis des années ; même un film-catastrophe a connu un certain succès au box-office. Les Mayas étaient apparemment formels : la fin du monde allait avoir lieu le 21 décembre 2012, au moment du solstice d’hiver selon certains. Puisque nous sommes encore ici après cette date fatidique, il va sans dire que la fin du monde n’a pas eu lieu ! Les Mayas se seraient-ils trompés ? Devonsnous notre survie aux actions miracles d’un superhéros de la trempe de Bruce Willis ? Aucune de ces réponses ! En fait, les Mayas n’avaient jamais prédit la fin du monde — c’était plutôt l’aboutissement d’un cycle temporel que l’on pourrait comparer à notre année 2000 ; nous sommes passés à la date 13.0.0.0.0, le début du quatorzième b’ak’tun [1], une période de 144 000 jours ou 394,26 années tropiques (définies comme la période entre deux équinoxes de printemps). Pourquoi alors tout ce chahut autour d’une supposée fin jamais annoncée ? C’est que le Popol Vuh, une compilation de mythologies maya sur l’origine du monde, raconte que les divinités ont créé trois premiers mondes, qui ont tous été détruits au bout de treize b’ak’tunob [2], et que nous vivons donc dans le quatrième monde. Si l’on se fie à certaines chronologies, la « date zéro », l’origine du premier b’ak’tun, serait le 11 aout 3114 AÈC, ce qui place la fin du treizième b’ak’tun — et donc la fin du quatrième monde — au 21 décembre 2012. [1] Le premier b’ak’tun a commencé à la date 0.0.0.0.0 ; de même, c’est le 21 e siècle et non le 20 e qui a commencé le 1er janvier 2001… [2] Le pluriel de b’ak’tun est b’ak’tunob. Certains ont dit que l’apocalypse se produirait à ce moment à cause d’un alignement des planètes avec le Soleil, ou encore un alignement du Soleil avec le centre de la Voie lactée. Le sens de cette dernière hypothèse n’est pas clair, car le Soleil passe chaque année devant le centre galactique vers la date du solstice d’hiver ; et quel est l’effet ? Aucun, à ce que l’on perçoive chaque année ! Pour ce qui est de l’alignement des planètes, il n’est pas arrivé… Et il faut dire que Jupiter, même à son plus proche, exerce une force gravitationnelle sur la Terre inférieure à 1% de celle exercée par la Lune (qui cause les marées)… et c’est la planète la plus massive du système solaire, alors les autres ont encore moins d’effet ! Enfin, quant à l’interprétation mystique que certaines personnes ont donné à la date — dans le courant Nouvel Âge par exemple —, selon laquelle il ne s’agirait pas de la fin du monde mais de la fin d’un monde ou d’une manière de penser, il est facile de démontrer que ça ne tient pas la route non plus. Pourquoi, en effet, tous les gens de la planète se seraient-ils réveillés le 21 décembre (ou aurait-ce été le 22 ?) avec une philosophie différente ? Nous serions-nous ainsi magiquement mis à tous aimer notre prochain, contrairement à la veille ? Quoi qu’il en soit, je suis heureux d’être encore des vôtres, et soyez assurés qu’Astronomie-Québec continuera d’être publié, et n’a pas changé de façon de penser par rapport à la diffusion des connaissances liées au beau loisir et à la belle science qu’est l’astronomie ! —Pierre Paquette Pour les aimants de l’astre sélène (nom poétique de la Lune), voici une photo prise avec ma nouvelle caméra Canon EOS Rebel T4i, avec un objectif de 55– 250 mm réglé à 250 mm. Cette caméra donne de très bonnes performances sur la Lune, de même que sur Jupiter, nous permettant de voir les quatre satellites galiléens. Cette photo de la Lune fut prise dans la région de Joliette, plus précisément à l’auberge de la Montagne Coupée. La Lune à ce moment était à une distance de 400 423 km de la Terre, avec un diamètre apparent de 29,84′. Sa phase était de 24,5°, elle était âgée de 12,80 jours, son illumination était de 95,5%, et elle était à une altitude de 62° 04′. N’hésitez pas à prendre en photo notre astre sélène, lui qui est le plus près de nous et qui nous révèle à chaque nuit un aspect bien différent. Denis Goyette Club des Astronomes Amateurs de Laval et CORAM Janvier-février 2013 www.astronomie-quebec.com 3



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