Astronomie Québec n°1-4 nov/déc 2012
Astronomie Québec n°1-4 nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-4 de nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'observation des nébuleuses... encore plus noir que la nuit !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’astronomie : des amas au zodiaque Treizième partie de treize par Pierre Paquette Yerkes L’Observatoire de Yerkes est administré par l’Université de Chicago et situé à Williams Bay, au Wisconsin. On y trouve la plus grande lunette au monde (102 cm [40″]), fabriquée par Alvan Clark. L’observatoire fut fondé en 1897 par George Ellery Hale et financé par Charles T. Yerkes, d’où son nom. Selon Wikipedia : [L’Observatoire de Yerkes] a représenté un changement dans la façon de penser les observatoires, du simple logement pour les télescopes et les observateurs, à la notion moderne du matériel d’observation intégré à l’espace de laboratoire pour la physique et la chimie. Les archives de l’observatoire comprennent notamment plus de 150 000 plaques photographiques remontant aux années 1890. En juillet 2006, l’Université s’apprêtait à vendre le terrain à Mirbeau, qui voulait y construire des résidences de luxe et un resort (station touristique) de 100 chambres. On a craint pour la pollution lumineuse dans le secteur, malgré l’apparente bonne volonté des promoteurs. Assez tôt, Geneva Lake Conservancy a commencé à protester contre le projet, qui a finalement avorté suite au refus de la municipalité de Williams Bay de changer le zonage du terrain. Ylem Selon Wikipédia (en français) : Ylem est le nom donné par Aristote à la substance fondamentale d’où procédait toute matière. Le terme a été repris au 20e siècle par George Gamow […] pour désigner l’œuf primordial, la gouttelette de matière condensée d’une densité et d’une température extrêmement élevées qui, d’après Georges Lemaître (chanoine et cosmologiste belge d’entre les deux guerres) aurait donné naissance à l’univers. Ces considérations préludèrent à l’actuelle théorie décrivant la genèse de l’univers, le Big Bang. Zij Un zij est un ensemble de tables astronomiques dressées par les astronomes musulmans au Moyen-Âge. Le mot provient du persan زيج (zih ou zīg), qui signifie « corde », en référence probablement à la façon dont les fils sont tissés dans une pièce d’étoffe, reflétée dans la façon dont les données sont placées x.r4 ; s'F. -_-, e-.g. i ;'. S. T rl. it3rs. 7.. : ,. ï , c zr., e S-.7:.'S : 1 sis/. SIe r ` : =:._-.. 4 3 1.., 1'S.,.i. Si ç-'. ; K : 1*y N 7i,I pNn. ` i n k E - p s=>dl f SS e o apdg 1 P'Ÿ li 0.4 :.9R°.kg^liBR3I-tRR-' ! _... S I RÆ-rgRYcy, » RRF,.-F.Cf,y4S. R$.F aw.s =k : ïirt.. F=. s 5 e cS.â.xi} 7 t - - -I ; 1 4"m-".: ; 4,s, 14sgçi.14t `&A- ; - ! u- 41,4..1. =s4 0 [/l,:,47 -i ; 4:.1 3.r A`dY[[7.[IL[+s.-3`.5-.d.tt,`-t. li Jj iS.Y t F X $ z 3 Y X " 5 FF47iF- p3 si S 3, { (j}. R4:. il q,.ẉ' : `. 64/1 - i'-'—. `' : i `4 ; : i titi 30 Astronomie-Québec Novembre-décembre 2012
dans un tableau. Environ 200 zijs ont survécu jusqu’à aujourd’hui, écrites entre le VIII e et le XV e siècles de notre ère, période d’obscurantisme en Europe pendant laquelle les Arabes et les musulmans ont participé à la conservation du savoir des Grecs anciens, qui s’était autrement perdu suite aux pillages barbares. On y listait les positions des astres de même que certains paramètres en rapport avec leur calcul. On perçoit dans les premiers zijs (v. 770) l’influence de l’astronomie indienne, avec des tables permettant de calculer la position des astres. Vers 825–830, on ressent l’influence grecque, avec une traduction de l’Almageste de Ptolémée, plus théorique que pratique comme les premiers zijs, et prédisant maintenant le mouvement planétaire à long terme. Les zijs les plus connus sont : le Zīj al-Sindhind (« Table indienne ») (820) de Muhammad ibn Mūsā al‐Khuwārizmī (v. 780–850) : notre illustration (page de gauche) en représente une traduction latine ; ‌Le livre des étoiles fixes (964) de Abd al-Rahman Al Soufi (903–986) ; les Tables de Tolède (v. 1080), basées sur le travail de Abu Ishaq Ibrahim ibn Yahia Al-Zarqali (1028–1087) et traduites en latin par Gérard de Crémone vers 1150 ; le Zij-i Ilkhani de Nasir ad-Din at-Tusi (1201–1274) ; et le Zij-e Soltâni (v. 1437) d’Oulough Beg (1394–1449), qui sont parvenues en Europe grâce à Ali Quchtchi. Zodiaque Le zodiaque, du latin zōdiacus provenant lui-même du grec ζῳδιακὸς κύκλος (zōidiakos kuklos, « cercle des petits animaux »), est un ensemble de 13 constellations : le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Serpentaire (Ophiuchus), le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et les Poissons. Outre la Balance, ce sont tous des êtres vivants, d’où le nom de zodiaque. Comme elles sont placées le long de l’écliptique, la ligne imaginaire qui les sépare et qui est suivie par le Soleil au cours de l’année, c’est en leur sein que l’on retrouvera ce dernier, la Lune et les planètes, de même que plusieurs astéroïdes, surtout ceux de la ceinture principale (située entre Mars et Jupiter). Le zodiaque latin provient de la version grecque, ellemême adaptée du Mul.Apin ou partageant avec lui une origine commune. Le Mul-Apin (𒀯𒀳 en babylonien) était un catalogue d’étoiles babylonien. La plus vieille copie ayant survécu date de l’an 686 avant notre ère, mais les observations ont été faites vers 1370 ±100 avant notre ère, à la latitude de 35,1° ±1,2°. l’étoile d’étoiles (Pléiades) ; Gu4-An-Na, le guide du ciel (Taureau) ; Sipa-Zi-An-Na, le berger loyal du ciel (Orion) ; Šu-Gi, l’ancien (Persée) ; Zubi, le cimeterre (Cocher) ; Maš-Tab-Ba-Gal-Gal, les grands jumeaux (Gémeaux) ; Al-Lul, l’écrevisse (Cancer) ; Ur-Gu-La, le Lion ; Ab-Sin, le sillon de graines (Vierge) ; Zib-Ba-An-Na ou Zi-Ba-Ni- Tum, la Balance ; Gir-Tab, le Scorpion ; Pa-Bil-Sag (Sagittaire) ; Suhur-Maš-Ku 6, le poissonchèvre (Capricorne) ; Gu-La, le grandiose (Verseau) ; Kun-Meš, les queues (Poissons) ; Sim-Mah, la grande hirondelle (sud-ouest des Poissons et η Peg) ; A-Nu-Ni-Tum (Andromède) ; Lu-Huŋ-Ga, le travailleur agricole (Bélier). À titre de comparaison, le Mul- Apin décrit ainsi le chemin de la Lune : Mul-Mul, l’amas d’étoiles ou Il convient de noter que les noms sont ceux des symboles et ne reflètent pas nécessairement la prononciation des mots. Ceci conclut une série dont les douze premières parties furent publiées dans La Veillée de nuit dès juin 2011 (http://veilleedenuit.info) et dans Astronomie-Québec de septembre-octobre 2012 (http://astronomie-quebec.com). Une version plus ancienne de la série complète se trouve sur http://cielprofond.info Novembre-décembre 2012 www.astronomie-quebec.com 31



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