Astronomie Québec n°1-4 nov/déc 2012
Astronomie Québec n°1-4 nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-4 de nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'observation des nébuleuses... encore plus noir que la nuit !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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barges essionnaires par Pierre-Olivier Jouandou Première approche du mouvement relatif des barges dépressionnaires de la bande équatoriale nord de Jupiter Introduction Les barges dépressionnaires sont des formations nuageuses de basse pression (vortex) qui siègent aux limites nord de la bande équatoriale nord (NEB). Elles sont facilement repérables à l’aide d’un petit instrument et apparaissent comme des points sombres contrastés, souvent confondus avec les ombres des satellites. Le suivi de ces formations brun sombre présente un intérêt supplémentaire car suivant leur emplacement, elles peuvent servir de repère pour localiser aisément d’autres formations comme la Grande tache rouge (GTR). Celle-ci n’est pas toujours facilement identifiable par les débutants ou lors d’observations avec un petit instrument, car de faible contraste. La NEB suit un cycle d’environ 4 ans, dans lequel alternent des phases d’expansion et de récession. Durant ces phases, la largeur de la bande peut doubler. La plupart des barges brunes se forment au cours de sa phase d’expansion, et disparaissent progressivement lors de la phase de récession suivante. L’année 2011 a ainsi marqué le début d’une phase de récession qui devrait se poursuivre jusqu’en 2013. Nous appellerons par convention barge nº 1 la formation sur la NEB qui précède la Grande tache rouge (GTR) [détails dans les Photos 3 et 4], et les barges nº 2 et nº 3, les deux barges suivantes qui apparaissent après la GTR dans le sens de rotation de la planète. Elles donnent un aspect de « visage jovien » bien connu des astronomes amateurs depuis la réapparition de Jupiter au début de l’été. Ces trois formations (voir Photos 1 et 2) sont bien décrites par John H. Rogers de la Section Jupiter de la British Astronomical Association (http://www.britastro.org/jupiter/). Ces formations nuageuses ont des vitesses angulaires et absolues différentes suivant leur latitude et suivant leur appartenance à l’un des neuf courants atmosphériques « porteurs » observés sur Jupiter. Ces courants sont responsables de la vitesse de déplacement des formations visibles sur la planète. Ils se déplacent beaucoup moins rapidement que les jet streams (courants violents qui les bordent et évoluent à plus de 18 Astronomie-Québec Novembre-décembre 2012
Jupiter, 2011 Sep.9-10 Map canaiPe+s 6y Mimeo Vetlbrofo {.WPOS feàLlAl S. ps.m.[acr.peDC :.Demme.., [ylineslcel p:nsncsloo, Bathmp Lewis ode wce 07 9CxNt2 mil Sep 0p tp:23,11 Akers K. 111'...110SAIL 8y 09 02191,0 7e,1.tt B Jovial mil Sep 0p 23:31,0 TLILne9Ll+,cc1 285'...BLB2011 8eE LO 4L100t0 towwILe 7kdlpoo 291L 3R OD 01:11,0 0ceem "Semem 60'.. : 2i110'SW 180200'110210'200'280800'773A498f0'-M1 -To -0 4ST8 STB) iTropB SEBI NE$ NTB) VT9(N) 4dTB Photo 1 : Disposition des trois principales barges. Voir aussi http://www.astrosurf.com/planetessaf/jupiter/index.htm 7°/j). Ainsi, leur vitesse de déplacement reste inferieur à 1°/j par rapport au Système 2 dont la GTR, célèbre « tempête » anticyclonique, demeure la principale formation [1]. Cela explique par exemple le déplacement relatif de la barge nº 1 qui se trouvait à la même longitude que la GTR au début de juillet 2011 ; s’étant déplacée progressivement pendant l’été 2011, elle se retrouve beaucoup plus en avant à la fin d’octobre 2011 (décalage de 50° environ). Cette barge est portée comme les autres par le courant tropical nord (NTropC), dont la localisation se situe entre la NEB et la zone tropicale nord (NTropZ) à environ 15° de latitude (Photo 3 page suivante). Cependant, toutes les formations poussées par un même courant (et donc sur une même latitude), n’évoluent pas forcément à la même vitesse. Un peu comme des voyageurs dans un train en marche se déplaçant à des vitesses différentes ou en directions opposées, chaque formation dépressionnaire peut avoir une vitesse qui lui est propre et ainsi s’éloigner ou rattraper sa voisine, parfois même au point de fusionner avec elle. Ce dernier cas de figure — peu fréquent — s’est observé en juillet 2011. Il concernait une petite dépression placée devant la barge nº 1 (voir Photo 4 page suivante). Photo 2 : Barges nº 2 et nº 3 (les « deux yeux »), avec sens de rotation et nord/sud inversés. Cette étude s’intéresse au devenir des barges nº 2 et 3 telles que définies précédemment et qui constituent les deux « yeux » de Jupiter. Quelle est leur vitesse relative ? Se rapprochent-elles, ou s’éloignent-elles l’une de l’autre ? à quelle vitesse ? Leur position relative suit-elle un cycle ? Si oui, quel est-il ? J’ai utilisé des photos publiées par la Commission des observations planétaires de la Société astronomique de France (SAF) sur son site Web et réalisé une mesure systématique de la distance séparant ces deux barges depuis le début de juillet 2011. [1] Commission des observations planétaires de la Société astronomique de France : http://www.astrosurf.com/planetessaf/jupiter/index.htm Image prise le 24 septembre 2011 à 22 h 26 UT par Peter Edwards, West Sussex, Royaume-Uni, télescope Celestron C11 à ƒ/20, capteur DTC DMK21/618 et filtres RGB. CM1 = 212° CM2 = 258° CM3 = 202° Diam. = 47,6" Novembre-décembre 2012 www.astronomie-quebec.com 19



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