Astronomie Québec n°1-4 nov/déc 2012
Astronomie Québec n°1-4 nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-4 de nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'observation des nébuleuses... encore plus noir que la nuit !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
(16G-tg (16ra- &(T,itdem.ettz avec Stéphane Lemon La photosphère — Troisième partie NE JAMAIS OBSERVER LE NIGH SOLEIL SANS FILTRE SOLAIRE 1 ADÉQUAT ! Galilée par Giusto Sustermans (1636) 1) Classement général des taches solaires désigné de A à F et H Similaire à peu de choses près à l’ancienne méthode de Waldmeier (voir Astronomie-Québec de septembre-octobre 2012 page 17 La surface du Soleil est observée en lumière visible depuis l’époque de Galilée ; la morphologie des taches solaire a donc été classifiée depuis. Le système de classement de Max Waldmeier, établi en 1938, est encore utilisé de nos jours. Il fut toutefois repris et adapté en 1981 par Patrick S. McIntosh, qui publia un nouveau code synoptique de classement, remplaçant ainsi l’ancien système qui ne contenait que 9 groupes principaux. Cette nouvelle classification garde une similitude de base avec l’ancienne méthode, tout en laissant apparaitre des différences dans l’intensité, la complexité et le type d’ombres qui composent les taches solaires, phénomènes qui n’étaient pas pris en compte dans l’ancienne classification. Chaque groupe de taches solaires était en effet déterminé par une seule lettre (de A à H et J), alors 2) Genre de pénombre x r s a h k Une seule Embryonnaire Petite et symétrique Petite et asymétrique Grande et symétrique Grande et asymétrique 3) Distribution relative x o i c Une seule tache Groupe ouvert Intermédiaire Compacte que dans la nouvelle classification de McIntosh, elles sont classifiées à l’aide d’un code à trois lettres comme dans le tableau ci-contre. Le nombre de possibilités distinctes passe donc de 9 à 60 dans cette nouvelle méthode de classification. Figure 1 — La tache solaire AR0656. Selon la méthode de Waldmeier, elle est de type E (plus de 100 000 km) ; selon la méthode de McIntosh, elle est de type FHO (plus de 100 000 km, grande pénombre principale et symétrique avec groupe ouvert). Photo par Stéphane Lemon. Un autre phénomène observable à la surface du Soleil, plus précisément au sein même des taches solaires, est celui des ponts lumineux. Ceux-ci apparaissent comme des zones brillantes ressemblant à la photosphère sur certaines taches qui arrivent à leur maturité. Leur inclusion se présente le plus souvent comme un pont qui traverse la tache d’un côté à l’autre ou qui coupe la pénombre seulement ; d’autres sont au cœur de l’ombre comme une ile brillante ou encore un serpentin. Leur aspect et leur éclat peuvent 16 Astronomie-Québec Novembre-décembre 2012
changer au cours de leur vie. Il ne faut pas confondre les ponts lumineux avec une éruption en lumière blanche, qui en général ne dure quelques minutes alors que les ponts lumineux peuvent rester visibles plusieurs jours. Les ponts lumineux annoncent souvent le déclin de la tache solaire dont il font partie. En effet, la coupure de l’ombre d’une tache solaire par un pont lumineux indique souvent que la tache se divisera en deux, parfois même plus (Figure 2). Les ponts lumineux sont souvent observés dans la pénombre de la tache principale d’un groupe de taches de type C et dans l’ombre des types D, E, et F dans la table de Waldmeier. Il existe trois catégories de ponts lumineux : Type 1 Zone claire qui apparait dans la tache, d’une durée de vie d’un jour à plusieurs semaines ; Type 2 Ceux que l’on appelle « iles », d’une durée de vie de quelques heures ou plus ; Type 3 Les plus fréquemment observés ; en forme § a » /J de banderoles ou -4 de serpentins, d’une. 14 - i durée de vie de moins, d’une journée. En plus de ces trois catégories générales, il y a neuf classes de ponts lumineux, définis par Hillbrecht.. ) i N.. , w Classification de Hillbrecht des ponts lumineux : A Présent seulement dans la pénombre. B Dans la pénombre et touche l’ombre. C Dans l’ombre et la pénombre. D Pénombre et la moitié de l’ombre. E Traverse pénombre et ombre. F Amincissement dans la pénombre. G Traverse totalement ombre/pénombre. H Serpentin dans pénombre. I Traverse pénombre seulement. J Point lumineux dans pénombre. K Arc dans la pénombre et l’ombre. L Strie dans pénombre. M Point dans l’ombre. N Traverse l’ombre seulement. a6i..', : -4,, _,L.,. r Figure 2 — Crédit : NASA/HINODE/JAXA/NAOJS...i...1/J'A., 41". » , k -11. : » - pr Q/1 4.4616...e.. £ N M Photo-montage : Stéphane Lemon Références 1) http://www.astrosurf.com/luxorion/sysol-soleil-zurich2.htm 2) http://www.asc-csa.gc.ca/fra/educateurs/ressources/evarm/5secondaire/naturelleelectro_tache_solaire.asp Pont lumineux classé K,N. Crédit : NOAO/AURA/NSF Novembre-décembre 2012 www.astronomie-quebec.com 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :