Astronomie Québec n°1-4 nov/déc 2012
Astronomie Québec n°1-4 nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-4 de nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'observation des nébuleuses... encore plus noir que la nuit !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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par Eddy Szczerbinski Personne n’a pu manquer la triste nouvelle du décès de Neil Armstrong, rendu célèbre pour son courage et son sang-froid lors du premier alunissage réussi, mais surtout pour son « petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l’humanité » lorsqu’il mit le pied sur la Lune, par un jour de juillet 1969. À l’époque de la course vers la Lune, cette dernière était évidemment bien plus qu’un objectif scientifique : elle comportait aussi des implications politiques et idéologiques. Les Soviétiques et les Américains étaient en Guerre froide, et la conquête de l’espace était pour eux une démonstration de savoirfaire et de puissance. Avant que les Américains mettent le pied sur la lune, les Russes leur avaient damé le pion à plusieurs reprises, avec notamment Spoutnik 1, le premier objet mis en orbite en 1957 ; gol
Youri Gagarine, le premier homme dans l’espace en 1961 ; et Alexeï Leonov, qui fit la première marche dans l’espace en 1965. Mais en définitive, les premiers pas de Neil Armstrong et de Buzz Aldrin allaient permettre aux Américains de gagner la dernière manche, la plus importante : celle des premiers êtres humains à mettre le pied sur un autre sol que celui de la Terre. La Lune est située à environ 384 000 km de la Terre et il faut environ trois jours pour l’atteindre à l’aide d’une fusée Saturn V. À noter qu’il serait possible de se rendre sur la Lune plus rapidement, mais comme il faut ralentir pour pouvoir se poser sur la Lune, un vol plus rapide demanderait considérablement plus de carburant et augmenterait aussi grandement les risques. Déjà que les fusées Saturn V sont les plus grosses et les plus puissantes jamais construites ! Biographie Neil Armstrong est né en 1930 dans l’Ohio. Pilote d’avion naval de 1949 à 1952, il fut recruté par le National Advisory Commitee on Aeronautics (NACA), qui était l’ancêtre de la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Il fut, en vrac, administrateur, pilote d’essai, ingénieur et astronaute. À titre de pilote d’essai, il pilota plus de 200 modèles différents d’avions et fut impliqué aussi dans les projets d’avions supersoniques comme le X‐15. Il s’est également distingué comme pilote durant la guerre de Corée. À titre d’astronaute, à l’époque pour la toute jeune NASA, il fut recruté par le programme spatial Gemini et démontra une première fois son adresse en réussissant le premier amarrage de deux appareils en orbite. Durant le vol de Gemini VIII, en mars 1966, il démontra aussi son sang-froid en affrontant un problème technique sérieux, qui mit le module Gemini et le module Agena, alors arrimés, en rotation incontrôlée. La manœuvre d’amarrage de deux appareils en orbite est très délicate et devait être maitrisée préalablement aux vols vers la Lune. Autrement dit, c’était une étape majeure à franchir avant de mettre en place le programme Apollo, qui était destiné à déposer sur la Lune deux hommes à la fois. Il est intéressant de noter ici que le programme spatial Mercury (de 1959 à 1963) emportait à son bord une seule personne dans l’espace. Le suivant, Gemini (de 1962 à 1966), emportait deux personnes, pour finalement se rendre à Apollo (de 1961 à 1972), qui était conçu pour emporter trois personnes. La suite du programme spatial américain comportait de nombreux programmes, dont le projet Skylab ainsi que les navettes spatiales, par exemple. L’ordinateur de bord d’Apollo 11 avait une puissance équivalente à celle d’une calculatrice vendue sur le marché vers l’an 2000. Le fameux problème « 1202 » arriva peu de temps avant l’alunissage, et c’est là que le sang froid de Neil Armstrong prit toute son importance, car cette erreur était inconnue et n’avait pas été vue lors des innombrables simulations et tests. Ce code se révéla sans conséquence grave, mais Neil dut piloter le module en mode « manuel » et alunir plus de sept kilomètres passé le site prévu. Le module Eagle se posa donc dans la mer de la Tranquillité ce 20 juillet 1969. Lorsque Neil revint sur Terre, après avoir posé le pied sur la Lune, c’était l’achèvement de plus de 20 ans d’entrainement et de préparation. Comme il arrivera durant Apollo 13, ainsi que lors d’une multitude d’autres catastrophes, les astronautes savaient aussi qu’ils jouaient un peu à la roulette russe en s’embarquant dans de telles aventures… Bien que civil, Neil Armstrong continua à jouer un rôle actif dans la NASA, participant notamment à l’enquête sur la catastrophe de Challenger en 1986. Il est décédé le 25 aout 2012, de complications postopératoires après une chirurgie cardiaque quelques jours plus tôt. Avec les journées qui raccourcissent, vous pourrez profiter encore plus du ciel. N’hésitez pas à vous arrêter quelques instants et à profiter du spectacle ! Quand vous verrez la Lune, envoyez la main à Neil, saluant l’homme et son courage qui est passé à l’histoire il y a maintenant plus de 40 ans. Novembre-décembre 2012 www.astronomie-quebec.com 15



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