Astronomie Québec n°1-4 nov/déc 2012
Astronomie Québec n°1-4 nov/déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-4 de nov/déc 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'observation des nébuleuses... encore plus noir que la nuit !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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C LLI -A, 19p, par Michel Laframboise On retrouve beaucoup d’articles sur la collimation des télescopes dans les revues spécialisées et sur le Web. C’est assurément un des ajustements les plus critiques d’un instrument optique. Beaucoup d’auteurs vantent leur méthode, et les instruments pour la collimation peuvent être aussi simples que complexes. On parle de et on effectue la collimation des télescopes de types Newton et Schmidt- Cassegrain, mais qu’en est-il de celle des réfracteurs ? Ce sont de grands oubliés. La croyance populaire est qu’ils n’est pas nécessaire de les collimater ; en fait, c’est tout le contraire. L’explication vient peut-être du fait que la plupart des télescopes sont mal collimatés et que les réfracteurs présentent moins de symptômes visibles, mais il n’en demeure pas moins que leur manque d’alignement optique fait perdre de belles images à leur opérateur. Voici donc quelques méthodes simple que j’ai développées avec le temps pour collimater ce type d’instruments, que je préfère aux réflecteurs — ce sont en effet des instruments idéaux pour l’observation planétaire, que je préfère à celle d’objets de ciel profond parce que j’habite dans une relativement grande ville (Gatineau). Notez aussi que ces méthodes s’appliquent autant aux instruments apochromatiques qu’achromatiques de fabrication chinoise [Synta et Guan Sheng Optical (GSO)]. Pourquoi collimater ? Quel est donc le but de collimater une lunette ? Il s’agit, comme pour un réflecteur, d’aligner toutes les composantes optiques de l’instrument, soit la cellule frontale, le porte-oculaire mobile, et le renvoi coudé. Nous nous attarderons ici au doublet : c’est le plus commun des réfracteurs, mais les principes et les méthodes s’appliquent à tous les types. Un test à partir d’une étoile est toujours un bon départ. C’est le même test qu’avec tous les autres types de télescopes. Si votre instrument performe selon les spécifications, tant mieux pour vous ! Mais s’il présente une erreur, il faudra d’abord trouver le coupable. Le site Web de Thierry Legault [1] explique comment faire. Inutile de réécrire ici ce qu’il a si bien fait ! On fera un test sur une étoile brillante, comme indiqué sur le site de M. Legault, et si on découvre une anomalie, on [1] http://legault.perso.sfr.fr/collim_fr.html remplacera d’abord le renvoi coudé par une extension. Si l’image se rétablit, le renvoi doit être collimaté ou remplacé. Sinon, on passe aux étapes suivantes. Suite à ce premier test, la lunette est mise sur le banc optique, sauf si vous avez détecté une optique pincée (optical pinch). Le coupable de ce problème est souvent l’anneau qui serre les objectifs en place dans la cellule avant, qui est trop serré, ou la cellule qui contient les objectifs en verre, qui compresse les lentilles par grand froid. Dans certains cas, des bandes chauffantes faites maison sont aussi en cause. Dans le cas d’une bague trop serrée, on desserrera la bague, tout simplement. Dans le cas du froid, un réusinage de la cellule est de mise. Pour les bandes chauffantes, un contrôleur électronique doit être utilisé. 10 Astronomie-Québec Novembre-décembre 2012
I tL Fc. gig 44'I P 1111§11ribintro,K Éventuellement, on peut remarquer que notre collimation (ou alignement) n’est pas adéquate. Que faire ? Test rapide de la collimation de la lentille frontale On place sur un trépied un laser pointé sur le centre de la lentille avant. La réflexion du laser revient et est mesurée sur le mur, alors que l’on tourne la lunette sur elle-même. Si le laser forme un grand cercle, la lentille a un sérieux besoin de collimation. Dans le cas des doublets chinois, il n’y a malheureusement pas d’ajustement possible. Chez les autres, on pourra voir les vis latérales pour le centrage des lentilles et des vis de côté pour le tirage, c’est-à-dire la collimation. Mais avant, vérifions et alignons le porte-oculaire, qui est la source de 90% des problèmes des réfracteurs — et sans un porteoculaire bien aligné, il nous sera bien difficile de faire le reste ! Cette étape est souvent négligée, surtout dans le cas des porteoculaires de plastique sur les télescopes de type Newton, mais ce n’est pas l’objet de cet article. On insère un collimateur laser dans le porte-oculaire et un miroir contre la cellule frontale ; ce miroir aura pour rôle de retourner le faisceau au laser lui-même. On comprend ici qu’un alignement parfait assure le retour du rayon. C’est simple, mais ça fonctionne bien à 98%. On fera bouger le porte-oculaire sur tout son axe, et si le point du laser se déplace sur le mur, le porte-oculaire doit être ajusté ou remplacé. Chaque manufacturier est différent, et on doit se rendre sur son site Web pour trouver cette information. Moonlite [2], par exemple, a fait un vidéo sur la procédure. Fait à noter : le collimateur laser lui-même peut être désaligné. Aligner le laser selon les consignes du fabricant — ou du moins le vérifier — serait donc une bonne idée… [2] http://www.focuser.com Des vis servent à retenir et à fixer le porte-oculaire au tube du télescope. En dévissant celles-ci légèrement, on peut faire bouger le porte-oculaire et l’aligner. Lorsque le retour du laser est centré, c’est que le porte-oculaire est parallèle au plan des lentilles avant — du moins, c’est l’idée. On vérifie à nouveau avec un oculaire de Cheshire que l’on mettra à la place du laser. On couvre l’objectif avant, et en projetant de la lumière dans l’oculaire de Cheshire, on observera dans le trou prévu à cet effet les cercles concentriques créés. Si tout est concentrique, l’instrument est à toutes fins pratiques collimaté, et le porteoculaire bien aligné. Les lunettes de 80 mm de diamètre ont un tube plus court et ces cercles sont bien visibles, tandis que sur celles de 120 mm de diamètre, c’est plus difficile car le tube est plus long. Le collimateur de Takahashi est mieux car il contient une loupe, ce qui aide encore plus à raffiner l’ajustement. Enfin, on vérifie le tout à nouveau à l’extérieur avec une étoile. J’ai obtenu de très bons résultats avec cette méthode. r11.1.1i ! ! - ! C 4.6011,e111.1.141 Novembre-décembre 2012 www.astronomie-quebec.com 11



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