Astronomie Québec n°1-3 sep/oct 2012
Astronomie Québec n°1-3 sep/oct 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-3 de sep/oct 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : la providence... sommes-nous les seuls ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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précédents, les nébuleuses par réflexion, comme celles détectées dans l’amas des Pléiades, n’émettent pas ou à peu près pas de lumière en domaine de l’hydrogène alpha ! Les nébulosités qu’on y observe, surtout bleutées, sont dues à la diffusion de la lumière des étoiles par de petits grains de poussière — petits par rapport à la longueur d’onde de la lumière. Cette diffusion est dominée par la lumière bleue, pour la même raison que le ciel est bleu durant le jour. Dans le cas du ciel, les diffuseurs sont des molécules ou des aérosols dans l’atmosphère terrestre. C’est ce qu’on appelle la diffusion de Rayleigh. Image 4a – Le Soleil en lumière visible, par Marc Brault (CDADFS). Prenons maintenant un exemple plus près de nous : regardons ce que l’on détecte dans le domaine visible sur le disque solaire, comparé aux images obtenues en domaine Hα. Le Soleil étant une étoile « naine de la séquence principale », on peut présumer que nos observations de celui-ci soient assez représentatives de ce qui peut être détecté des émissions Hα produites par d’autres étoiles (1) de la séquence principale ! L’Image 4a a été obtenue par Marc Brault à l’aide d’un filtre solaire standard pour le visible de la compagnie Thousand Oaks. Pour la petite histoire, elle illustre le passage de Vénus du 5 juin 2012, un peu après le premier contact. On y voit bien le disque de la planète Vénus, en haut de l’image, et les taches solaires plus au centre du disque, qui ont une apparence habituelle. Image 4b – Le Soleil en lumière Hα, par Stéphane Lemon (CDADFS). 9lL+oz4 1]+wJ.7d7 : 7A1}ie}S.AT¢ PROTUBÉRANCES f AdA E L’Image 4b a été réalisée par Stéphane Lemon à l’aide d’un télescope solaire spécialisé pour observer en lumière de l’hydrogène alpha. On peut toujours y voir le disque sombre de la planète Vénus, en progression vers le deuxième contact, en haut un peu sur la gauche. Les taches solaires sont toutefois beaucoup plus discrètes ; on peut voir quelques structures plus sombres et d’autres plus lumineuses sur le disque solaire, mais pas vraiment de taches à proprement parler. En plus d’une surface plus granuleuse du disque, on peut aussi détecter, sur le limbe du disque solaire, plusieurs protubérances qui s’en éloignent, visibles en projection sur le ciel ! L’Image 4c, aussi de Stéphane Lemon, présente un montage qui indique l’ensemble (la variété) des détails observés sur une image du Soleil en lumière Hα alors qu’il était plus actif. Image 4c – Détails observables en Hα sur le Soleil, par Stéphane Lemon (CDADFS). Mais à quoi peut-on utiliser les images avec filtres interférentiels d’objets de ciel profond ? Ces images ont l’avantage d’isoler certains éléments qui sont soumis à des conditions bien particulières du milieu d’où ils sont détectés. On peut donc prendre avantage de ces conditions physiques par de l’imagerie différentielle appropriée. C’est ce type d’imagerie différentielle qui nous a permis de découvrir des structures de jets, dont certaines en formes de nœuds intenses en lumière Hα tout près 1 Sauf celles qui ont des vents intenses et très chauds, par exemple les étoiles très chaudes comme les Be, O, Wolf-Rayet et les étoiles jeunes, T Tauri et à émission de Herbig. 20 Astronomie-Québec Septembre-octobre 2012
de l’étoile jeune RY Tauri sur des images prises en 2004 à l’aide du télescope Gemini Nord de 8 m (G. St-Onge et P.Bastien, 2008), situé au sommet du Mauna Kea à Hawaii à 4200 m d’altitude. En résumé, il est donc possible de détecter la signature de certaines étoiles qui ont un signal suffisant en Hα et aussi de détecter celui de certains objets célestes, dont certaines nébuleuses à émission Hα (aussi appelées régions H II), comme la nébuleuse d’Orion — voir l’image 4, p.22 de l’édition de juillet-aout 2012 du magazine Astronomie-Québec. Dans un prochain article, on verra comment on peut utiliser des images prises avec filtres pour mettre en évidence la présence de sources non détectées sur des images en domaine visible. I Références Gilbert ST-ONGE et Pierre BASTIEN. « A Jet Associated with the Classical T Tauri Star RY Tauri ». The Astrophysical Journal, Volume 674, Numéro 2 (février 2008), p.1032–1036. Disponible en ligne à http://www.astronomie-quebec.com/Jet_RYTauri.pdf Les observations menées par les membres du CDADFS lors du passage de la planète Vénus devant le disque solaire, le 5 juin 2012, sont à : http://www.astrosurf.com/cdadfs/transit_2012/venus2012.htm Absorption du Hα Émission du Hα.Vil'obir"' ? "tro\ne. Image 5 – Les étoiles lointaines. Cette image fut prise à l’aide d’un filtre Hα, et nous lui avons soustrait le continuum. Les étoiles sombres sur cette image correspondent à des sources qui n’émettent pas ou très peu de lumière en hydrogène alpha. Ces étoiles présentent normalement une raie en absorption dans leur spectre au niveau du Hα (656 nm). On peut voir un tel patron sur la courbe de spectre située en bas à gauche de la page. Par contre, les étoiles lumineuses en Hα sur l’image ci-dessus émettent de la lumière dans ce domaine. On peut donc détecter une raie en émission au niveau du Hα (656 nm) dans leur spectre. On peut voir un tel patron sur la courbe de spectre en bas au centre de la page. Image et spectres par G. St-Onge et P.Bastien. L’image a été prise au télescope Gemini Nord et les spectres à l’Observatoire du Mont-Mégantic. 650 nm 1 650 nm Septembre-octobre 2012 www.astronomie-quebec.com 21



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