Astronomie Québec n°1-2 jui/aoû 2012
Astronomie Québec n°1-2 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-2 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : le baiser de Vénus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’astronomie : des amas au zodiaque Onzième partie de treize par Pierre Paquette Union astronomique internationale C’est l’organisme qui regroupe les astronomes professionnels de toute la planète, et qui vise notamment à la collaboration et au partage d’informations entre eux. L’UAI — un organisme officiellement bilingue anglais-français (bien qu’en pratique, l’anglais soit maintenant presque exclusif), comme en témoigne son logo — est responsable de l’attribution des noms aux astres et leurs traits caractéristiques : par exemple, c’est elle qui nomme les cratères sur les astéroïdes visités par les sondes spatiales. Fondé en 1919, l’UAI vise la promotion et la sauvegarde de la science de l’astronomie dans tous ses aspects à travers la coopération internationale. Elle résulte de la fusion de divers projets de la fin du XIX e siècle, comme Carte du ciel, l’Union solaire et le Bureau international de l’heure. Selon Wikipédia, « [l]’UAI se partage en 40 commissions (parmi lesquelles se trouvent le Bureau central des télégrammes astronomiques et le Bureau international de l’heure) réparties dans 12 disciplines. » TAU USNO-B1.0 Selon Wikipédia, « USNO-B1.0 est un catalogue plein ciel créé par les chercheurs de l’observatoire naval des États-Unis (U.S. Naval Observatory) qui donne les positions, mouvements propres, magnitudes (à travers divers filtres de couleur) et indices étoile/galaxie pour 1 042 618 261 objets extraits de 3 643 201 733 observations. Les données furent obtenues en numérisant 7 435 plaques de Schmidt exposées lors de divers arpentages du ciel des derniers 50 ans. USNO-B1.0 est considéré couvrir tout le ciel, jusqu’à la magnitude V = 21, avec une précision astrométrique de 0,2 seconde d’arc à l’époque J2000.0, une précision photométrique de 0,3 magnitude (dans jusqu’à cinq couleurs), et une fiabilité de 85% pour la catégorisation des objets nonstellaires (plus la magnitude limite est faible, plus les galaxies lointaines ont tendance à dominer le décompte des objets). » USNO-B est maintenant succédé par le Naval Observatory Merged Astrometric Dataset (NOMAD), qui combine les catalogues Hipparcos, Tycho‐2, UCAC‐2 et USNO‐B1 avec de l’information photométrique de la dernière version du catalogue de sources ponctuelles de 2MASS — environ 100 GB de données ! Évidemment, compte tenu de leur taille, USNO‐B et NOMAD ne sont pas téléchargeables, mais on peut accéder à leurs données par site FTP. 34 Astronomie-Québec Juillet–aout 2012
 ; i'Variable Une bonne partie des étoiles ne brillent pas d’un éclat stable, mais leur lumière varie dans le temps — plus ou moins régulièrement selon le type d’étoile variable. On distingue entre autres les variables à longue période, les Céphéides, et les binaires à éclipses (pas variables en tant que telles, mais vues de la Terre, leur éclat n’est pas fixe). Le Soleil est lui-même variable, suivant des cycles de 11 ans, 22 ans et 88 ans. L’une des premières étoiles variables connues est Algol (β Per), dont le nom provient de l’arabe رأس الغول ra’s al-ghūl, la tête (ra’s) de l’ogre (al-ghūl). Les Hébreux et les Chinois, entre autres, l’associent aussi à la mort ou au mal. Ptolémée l’associe à Méduse, la Gorgone au regard qui transformait en statue, que Persée a tué et du sang de laquelle est issu Pégase, le cheval ailé. L’étude des étoiles variables est coordonnée par l’American Association of Variable Star Observers (AAVSO), fondé en 1911 et qui possède maintenant dans ses archives plus de 20 millions d’estimations de brillance (magnitude) d’étoiles variables depuis plus de 100 ans — et en reçoit d’ailleurs près d’un million de plus par année ! Vesta Le plus gros des astéroïdes, après que Cérès ait été reclassé comme planète naine. C’est aussi le plus brillant de tous, avec une magnitude pouvant aller jusqu’à 5,1, soit assez brillant pour être vu à l’œil nu dans un bon ciel. Vesta fut visité par la sonde américaine Dawn du 16 juillet 2011 au 26 aout 2012. L’image de gauche fut prise par cette sonde ; à titre de comparaison, à droite se trouve une des meilleures images prises par le télescope spatial Hubble. [Les dix premières parties de cette série furent publiées dans La Veillée de nuit dès juin 2011 (http://veilleedenuit.info), et une version plus ancienne se trouve sur http://cielprofond. info.] Juillet–aout 2012 www.astronomie-quebec.com 35



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