Astronomie Québec n°1-2 jui/aoû 2012
Astronomie Québec n°1-2 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-2 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : le baiser de Vénus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Aussi dans le ciel cet été… Quelques rapprochements avec la Lune Antarès (α Sco) 28 juillet en soirée (Lune illuminée aux trois quarts) 24 aout en soirée (à peine après le premier quartier) Mercure 19 juillet en soirée 15 aout en fin de nuit 1 (Lune à peine éclairée les deux fois) Mars, Saturne et Spica (α Vir) 24 juillet en soirée 21 aout en soirée Vénus 15 juillet en fin de nuit 13 aout en fin de nuit Jupiter 15 juillet en fin de nuit 11–12 aout en fin de nuit Autres évènements d’intérêt 6 aout Arrivée de la sonde Curiosity sur la planète Mars 12 aout Pluie de météores des Perséides 1 « Fin de nuit » signifie avant le lever du soleil Avec Alshain (β Aql ; du perse-arabe ‏,الشاهني aš-šāhīn, le faucon pèlerin) de magnitude 3,71 au sud et Tarazed (γ Aql ; peut-être du perse ترازو ‏,شاهني šāhin tarāzu, le fléau de la balance) de magnitude 2,71 au nord — les deux autres oiseaux —, Altaïr forme une ligne s’étendant sur environ 5° : la famille de l’Aigle ou la famille d’aigles. Dans les représentations classiques de la constellations, ces étoiles forment le cou ou le cou et les épaules de l’aigle. Delta (δ Aql, mag. 3,34 ; Denebokab, rare, signifie la queue de l’aigle en arabe), Êta (η Aql, mag. 3,84 ; Bezek, rare, de l’hébreu בֶ‏, זֶ‏ ק bazak, éclair) et Thêta (θ Aql, mag. 3,21 ; Tsien Fou, rare, du chinois 天 桴, Tiān Fú, la cuisse ; aussi en arabe Thanih Ras al Akab ألرأس ألعقاب ‏,تاين taanii al ra’s alʕuqāb, la deuxième [étoile] de la tête) forment une autre ligne de 7°. En incluant Dzêta (ζ Aql, mag. 2,98 ; Deneb al [ou el] Okab, de l’arabe العقاب ‏,ذنب ðanab al-cuqāb, la queue du faucon), on obtient un losange. En prolongeant la ligne γ–δ de la même distance, on arrive à λ et à 12 Aquilae (ou i Aql, parfois appelée Béred, de l’hébreu בָ‏, רָ‏ ד barad, orage, mag. 4,02, à ne pas confondre avec ι Aql). Deux étoiles un peu spéciales R Aquilae est une géante rouge variable de type Mira. Son éclat fluctue de la magnitude 5,5 à 12,0 avec une période de 284,2 jours. Elle est plutôt « froide », de 2000 à 3500 K, peut-être même aussi peu que 1890 K. L’énergie se reportant sur d’autres longueurs d’onde, la différence nette n’est que de 0,9 magnitude. On la trouve à α = 19 h 06 min 22,20s, δ = +08° 13′ 48,0″. Sa couleur n’est pas frappante, mais une fois repérée avec une bonne carte, elle demande un peu d’attention pour y voir une couleur orangée. L’autre est V Aquilae, une semivariable rouge à carbone (raies d’absorption de C 2 et de CN). Son éclat passe de la magnitude 6,6 à 8,4 en 353 jours. Sa température est de 2611 K. Elle se trouve à α = 19 h 04 min 24,15s, δ = −05° 41′ 05,4″. Sa couleur orangée est plus évidente que celle de R Aquilae. Sélection d’objets de ciel profond L’amas globulaire NGC 6760 est de magnitude 9,0 et mesure 9,6′. Il est de classe IX : et sa position est α = 19 h 11 min 12,1s, δ = +01° 01′ 49,7. On l’identifie à Melotte 219. Si vous voulez essayer de voir ses étoiles individuelles, sachez que la plus brillante est de magnitude 15,6… On trouve aussi dans l’Aigle quatre amas ouverts. NGC 6709 (= Collinder 392 ou Melotte 214 ; α = 18 h 51,5 min, δ = +10° 20′ ; classe IV2m) est de magnitude 6,7. Il contient 111 étoiles, dont un quarantaine sont plus visibles, toutes assez relâchées sur un diamètre de 15,0′. La plus brillante est de magnitude 9,0. De la même taille que le précédent, NGC 6738 (= Collinder 396 ; α = 19 h 01,4 min, δ = +11° 36′ ; classe IV2p) est de magnitude 8,3. Il contient une vingtaine d’étoiles. Le « p » dans sa classe le rend « pauvre » en étoiles, contre le « m » de NGC 6709, qui signifie « moyen ». 30 Astronomie-Québec Juillet–aout 2012
Mesurant aussi 15,0′, l’amas ouvert NGC 6755 (= Collinder 397 ou Czernik 39 ; α = 19 h 07 min 49s, δ = +04° 16,0′ ; classe II2r) est quant à lui de magnitude 7,5. Il contient 157 étoiles, dont environ 25 sont mieux visibles, la plus brillante étant de magnitude 11,0. Cette fois, « r » signifie « riche ». Plus petit que les trois précédents, NGC 6756 (= Collinder 398 ; α = 19 h 08 min 43s, δ = +04° 42,3′ ; classe I1m) est de magnitude 10,6. Il contient 40 étoiles relativement serrées, la plus brillante de magnitude 13,0. Du côté des nébuleuses planétaires, on trouve entre autres : NGC 6751 α = 19 h 05 min 55,5s, δ = –05° 59′ 30″ ; mag. 11,9 ; diam. 26″ NGC 6785 α = 19 h 18 min 24,9s, δ = –01° 35′ 45″ ; mag. 12,3 ; diam. 37″ mais plutôt 16″ pour les télescopes d’amateurs Aussi désignée NGC 6778. Dans le New General Catalogue, NGC 6785 équivaut à h 2038, découvert par John Herschel le 21 mai 1825, et NGC 6778 à l’objet « découvert » par Albert Marth le 25 juin 1863. Comme l’identification à NGC 6785 est plus ancienne, c’est elle qui prévaut… NGC 6772 α = 19 h 14 min 36,4s, δ = –02° 42′ 22″ ; mag. 12,7 ; diam. 86″ mais plutôt 6″ pour les télescopes d’amateurs NGC 6781 α = 19 h 18 min 28,3s, δ = +06° 32′ 25″ ; mag. 11,4 ; diam. 114″ Son éclat fut considéré comme « plutôt faible » par William Herschel et « faible » par son fils John ; l’objet est aujourd’hui considéré « plutôt brillant, facilement visible » NGC 6804 α = 19 h 31 min 35,4s, δ = +09° 13′ 33″ ; mag. 12,0 ; diam. 66″ NGC 6751 par Hubble (ci-dessus) et NGC 6781 par l’ESO (ci-dessous) Deux curiosités pour finir En 1918, la constellation fut le siège d’une nova, aujourd’hui désignée V603 Aquilae ou Nova Aquilae 1918. De magnitude 11 le 3 juin 1918, l’étoile atteignit la magnitude de Sirius (–1,4) le 9 juin, devenant ainsi 100 000× plus brillante qu’elle ne l’était — 440 000 fois l’éclat du Soleil —, pour retourner à la magnitude 4 à la fin de juin 1918. Les gaz de la nébuleuse se sont dissipés après quelques années et il ne reste aujourd’hui qu’une étoile bleue de magnitude 11,64 (α = 18 h 48 min 54,6366s, δ = +00° 35′ 02,863″). C’était la plus brillante nova du XX e siècle, et peut-être la plus brillante nova jamais vue ; il ne faut toutefois pas confondre le phénomène de nova (explosion de l’hydrogène accrété sur une naine blanche) avec celui de supernova (explosion complète d’une étoile). GRS 1915+105 (ou V1487 Aquilae) est un microquasar constitué d’un trou noir en interaction avec une étoile régulière, à quelque 40 000 a.-l. de nous. Ce serait le trou noir de masse stellaire le plus massif : 10 à 18 masses solaires. Sources LÉGER, Rachelle. « Constellation et ses étoiles : L’Aigle ». L’Observateur 3, No. 1, été 2005, p.2–3. LAFLAMME, James. « Ciel profond aux jumelles ». L’Observateur 3, No. 1, été 2005, p.6. DE LÉAN, André. « Ciel profond au télescope ». L’Observateur 3, No. 1, été 2005, p.7–9. KEPPLE, George Robert et Glen W. SANNER. The Night Sky Observer’s Guide Volume 2. Willmann-Bell, Richmond, 2009. Divers sites Web. Albert Marth, codécouvreur de NGC 6785. Son observation est identifiée NGC 6778 dans le New General Catalogue. Juillet–aout 2012 www.astronomie-quebec.com 31



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