Astronomie Québec n°1-2 jui/aoû 2012
Astronomie Québec n°1-2 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-2 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : le baiser de Vénus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Une Deux fois par vie La fréquence des passages de Vénus devant le Soleil est telle qu’une fraction importante de la population n’a jamais eu la possibilité d’en observer un. Ceux-ci se reproduisent en effet selon un cycle de quelque 234 ans, divisé en quatre périodes de 112½, 8, 105½ et 8 ans, respectivement. Le passage du 5 juin 2012, par exemple, avait lieu au terme de la première période de 8 ans, le dernier ayant eu lieu le 8 juin 2004. Avant cela, c’était en 1882 ; les prochains auront lieu en 2117 et 2125. Je regarde ces dates, et je pense à plein de gens qui, ayant eu ou non un intérêt pour l’astronomie, n’ont jamais eu l’occasion d’observer un passage de Vénus, tout simplement parce qu’elles ont vécu à la mauvaise époque. Mon père (1926–1977), par exemple, n’a jamais eu cette chance. Ronald Reagan est décédé quelques jours trop tôt (5 juin 2004). Une bonne partie des bébés nés après le passage du 5 juin 2012 n’atteindront pas l’âge vénérable de 105 ans… Mais évidemment, même ceux nés peu avant cette date n’auront pas de souvenir de cet évènement. Où j’étais installé, un homme est arrêté avec son fils d’environ 3 ou 4 ans. Le petit était tout heureux : « J’ai vu Vénus ! », mais en aura-t-il encore le souvenir dans quelques années ? Allez savoir ! Peut-être atteindra-til l’âge vénérable de 108 ou 109 ans, verra-t-il le prochain passage de Vénus, et me traitera-t-il de menteur parce que je lui ai dit qu’il ne verra plus jamais un tel phénomène… D’un autre côté, beaucoup d’entre nous étions vivants, assez grands, et intéressés par l’astronomie lors du passage précédent, en 2004. Nous avons eu la chance de vivre non pas un, mais bien deux passages de Vénus devant le Soleil. C’est nous qui devons garder ce souvenir dans notre esprit à jamais ! Pierre Paquette Éditeur Astronm,re Équipe éditoriale Éditeur Pierre Paquette Muse Erin Pecknold Chroniqueurs Gilles Boutin, Robert Giguère, Stéphane Lemon, Pouria Nazemi, Gilbert St‐Onge, Eddy Szczerbinski, Pierre Tournay Collaborateurs Roger Gagnon, Georges Ménard Contact http://astronomie-quebec.com info@astronomie-quebec.com Photo de couverture : JAXA/NASA/Lockheed Martin Astronomie-Québec (ISSN 1929-4301) est publié bimestriellement au format PDF et disponible gratuitement sur le Web. Astronomie-Québec sur Facebook : http://www.facebook.com/AstronomieQuebec Astronomie-Québec a été fondé en juin 2012 par Pierre Paquette. Les opinions publiées dans Astronomie-Québec n’engagent que leurs auteurs et ne sont pas nécessairement celles de l’éditeur. Le contenu d’Astronomie-Québec ne peut pas être reproduit (2012), mais la publication en son entier peut être redistribuée librement. Nous vous invitons toutefois à référer au site Web du magazine Astronomie-Québec (http://astronomie-quebec.com) plutôt qu’à le redistribuer vous-même : cela nous permettra de mieux connaitre nos lecteurs et de mieux vous servir. Dépôt légal : Bibliothèque et Archives nationales du Québec 2 Astronomie-Québec Juillet–aout 2012
NOUVELLES J’ai un télescope spatial pour toi. Pas cher. Agence Science-Presse, le 7 juin 2012 — Que diriez-vous de recevoir un coup de fil d’un ami : « Eh, il parait que ton télescope spatial vieillit ? Pas grave, j’en ai deux à donner ». Bond de géant pour la science ou cadeau de Grec ? Même les fans d’exploration spatiale, qui étaient convaincus de tout savoir sur les engins qui tournent là-haut ou qui se construisent, sont tombés en bas de leur chaise : il a été révélé le 4 juin dernier que le ministère américain de la Défense avait dans ses placards, non pas un, mais deux télescopes spatiaux, de la même taille qu’Hubble et d’une capacité supérieure à lui. Pour la NASA, l’agence spatiale américaine minée par les problèmes budgétaires et par la facture en expansion du télescope James-Webb — le successeur d’Hubble — c’est un cadeau inattendu, pour dire le moins. Après la publication de cette nouvelle par le Washington Post le 4 juin, les journalistes et blogueurs scientifiques ont rivalisé de qualificatifs. Ces deux télescopes, qui dorment dans un entrepôt de Rochester, dans le nord de l’État de New York, ont été conçus pour la surveillance — surveillance de la Terre, pas des étoiles — mais il semble que le National Reconnaissance Office — le nom discret porté par le département des satellitesespions — n’en ait plus besoin. Toutefois, comme bien des cadeaux inattendus, celuici arrive avec un prix. Il faut remettre à jour les caméras et compléter les instruments. Ces télescopes n’ont ni panneaux solaires ni gyroscopes (cibler une étoile, c’est autre chose que de cibler un bâtiment 200 km plus bas). Il faut aussi payer les scientifiques pour garder les joujoux en vie. Mettre tout cela en place pourrait prendre jusqu’en 2020, selon le Washington Post. Et c’est ce qui explique que, bien que l’offre ait été faite à la NASA dès janvier 2011, on ne l’apprenne qu’aujourd’hui. Il a d’abord fallu déterminer comment tirer profit de ce cadeau, et c’est ce plan préliminaire que John Grunsfeld, physicien et administrateur adjoint à la NASA, a présenté le 4 juin lors d’une rencontre de l’Académie nationale des sciences, à Washington. En gros, l’un des « nouveaux » télescopes serait employé à la recherche de la mystérieuse énergie sombre — une quête qui, dans les planifications précédentes, ne devait commencer qu’en 2024 et encore, avec un budget qui demeurait incertain. Ce programme, qui s’appelait WFIRST, faisait de plus appel à un télescope qui aurait été doté d’un plus petit miroir que celui de 2,4 mètres d’ores et déjà complété. Comme la construction d’un miroir constitue l’une des opérations les plus longues de tout le processus, le cadeau permettrait donc de s’approcher de la chasse à l’énergie sombre plus vite, et mieux. Mais pour moins cher ? Personne ne semble en être sûr pour l’instant, la transformation du reste du joujou étant la partie de l’équation sur laquelle les informations restent des plus maigres (la facture prévue jusqu’ici pour WFIRST était de 1,5 milliard de $). Les différents journalistes qui se sont tournés vers le National Reconnaissance Office pour en savoir plus sur l’état de développement de ces télescopes ont frappé un mur. « Ce n’est pas quelque chose dont nous allons parler, a répondu une porte-parole. Nous espérons que cela va devenir une histoire de la NASA. » Pour en savoir plus : L’article original du Washington Post : http://www.washingtonpost.com/national/healthscience/nasa-gets-military-spy-telescopes-forastronomy/2012/06/04/g JQAsT6UDV_story. html ? hpid=z2 Le projet WFIRST de la NASA, pour (entre autres) la recherche de l’énergie sombre : http://wfirst.gsfc.nasa.gov/Le matériel de cette page est 2012 Agence Science-Presse Juillet–aout 2012 www.astronomie-quebec.com 3



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