Astronomie Québec n°1-1 juin 2012
Astronomie Québec n°1-1 juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1-1 de juin 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 22

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : reportage photographique... le ROC 2012.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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(16G-tg (16ra- &(T,itdem.ettz avec Stéphane Lemon Les cycles solaires La Lune a un cycle de 28 jours ; la Terre a un cycle de révolution autour du Soleil en 365 jours. Le Soleil aussi, comme bien d’autres corps célestes, a des cycles exprimés en années. C’est en 1843 que l’astronome allemand Heinrich Schwabe, espérant découvrir une planète entre la Terre et le Soleil, fut le premier à distinguer des cycles solaires d’une durée de 11 ans — une valeur moyenne, car entre 1750 et 2012, les cycles ont varié entre des valeurs extrêmes de 8 ans et 15 ans. Bien que l’observation du Soleil remonte à fort longtemps, le cycle « un » a eu lieu entre 1755 et 1766, et c’est depuis cette époque que les cycles sont comptés. Le Soleil nous montre en 2012 les premières manifestations du cycle 24. Le précédent cycle solaire (cycle 23) a vu son apogée en 2001 et, si l’on s’en tient à la durée moyenne des cycles solaires, le prochain maximum d’activité solaire serait pour l’année 2012. Mais de nouvelles estimations indiquent un retard considérable du cycle actuel, et prévoient plutôt que le maximum du cycle 24 devrait se produire en 2013 ou 2014. En regardant le graphique cicontre, on peut voir le minimum f\, de Maunder, entre 1645 et 1715 environ. Durant cette période, le nombre de taches solaires a été déficient, et on peut donc présumer que pour cette période, le champ magnétique du Soleil — et toute forme d’activité qui en découle — était très faible et ce, de façon significative. Ce minimum fut nommé en l’honneur d’Edward Walter Maunder, qui a fait état de ce phénomène en 1890. Sur le graphique, on voit aussi le minimum de Dalton, une autre période d’activité solaire plutôt faible, étalée entre les années 1790 et 1830. Elle fut nommée en l’honneur du météorologue anglais John Dalton. 400 ans d'observation de taches solaires 250. Minimum da +r, MAUNDER 1. a ; 1 {+''., : 1 I Minimum de DALTON ; % ` i ill 4t ; r ; t y. ;'. I s 1 f Al''—.—rAm—r— 1600 1650 1700 1750 1800 1650 1000 1950 2000 i ; 2 3 200 150 100 50 (11 NOMBRE DE TACHES 12 Astronomie-Québec Juin 2012
En liaison avec le cycle de 11 ans, il existe un cycle de 22 ans du champ magnétique solaire. En effet, les polarités de ce dernier s’inversent à chaque nouveau cycle de 11 ans. N En début de cycle (Fig. 1 ci-contre), le champ magnétique est régulier et orienté de l’hémisphère sud vers l’hémisphère nord. Peu nombreuses, les taches apparaissent à des latitudes élevées (+40° et –40° environ) car la convergence des lignes magnétiques crée un champ plus intense. hip 4 r À cause de la rotation différentielle du disque solaire, ces mêmes lignes de champ finissent par se courber à l’équateur (Fig. 2) et par le fait même, les taches commencent à être plus nombreuses et à se rapprocher de l’équateur. Lorsque l’activité solaire est à son maximum (Fig. 3), les lignes de champ magnétique sont courbées presque dans le même sens que l’équateur, le champ magnétique est alors très intense, et les taches sont très nombreuses dans cette zone (+5° et –5° environ). Les lignes de champ magnétique s’éloignent ensuite de l’équateur (Fig. 4) et le champ commence à s’inverser ; il y a moins de taches. Progressivement, les lignes vont se redresser (Fig. 5) et les taches vont migrer vers les latitudes moyennes. Quand les lignes de champ magnétique sont perpendiculaires à l’équateur (Fig. 6), elles sont inversées. Le pôle sud magnétique est maintenant dans l’hémisphère nord, et les taches solaires sont très rares. Pour compléter le cycle de 22 ans, le pôle magnétique sud doit retourner dans l’hémisphère sud suivant le même procédé. C’est en 1904 qu’Edward Walter Maunder fait mention de la séquence d’évènements que l’on vient de décrire : représentée graphiquement, elle donne le « diagramme papillon » (ci-dessous). Références Graphiques : Stéphane Lemon. Graphique papillon : NASA. http://astronomia.fr/2eme_partie/soleil.php http://www.techno-science.net/ ? onglet=glo ssaire&definition=8676 http://solarscience.msfc.nasa.gov/SunspotCycle.shtml Polarité des taches sur le disque solaire Il existe d’autres cycles : celui de Gleissberg, de Suess, de Hallstattzeit, etc. 90N NASA 30N EQ30S... : 13..1. "''r IR'I. 4.,..'1.. ir,.r, MIMI ri.,...1..., "1-7,1,. 1 1.1.11. hi S.a, 0.1', A Adl'.r..'..j 477..1 II. I.1 d...lizjvi. ii 4. ii. 90S 1940 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1988 1990 DATE Variation de la latitude d’apparition des taches solaires en fonction du temps pour les deux hémisphères solaires. EQ : Équateur solaire ; 30N : 30° de latitude nord ; 30S : 30° de latitude sud. b'P.1 Juin 2012 www.astronomie-quebec.com 13



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