Arte Magazine n°9 26 fév 2000
Arte Magazine n°9 26 fév 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de 26 fév 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Politique fiction, la nouvelle collection d'Arte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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jeudi 2 mars La majorité de la population Vivre en Iran a moins de vingt ans, de nouveaux journaux se créent tous les jours, les livres, les films, la pensée et même la politique suscitent un appétit puissant… 21.50 Le tapis d’Assia Documentaire de Selim Nassib (France, 2000-58mn) Production : Boyard Production Un voyage personnel dans l’Iran d’aujourd’hui, un pays en pleine mutation qui cherche à tâtons les moyens de dépasser l’expérience islamiste. « J’étais arabe par l’origine, français par la langue, iranien parce que juif » : c’est sur ces p a roles que l’auteur, né à Beyrouth et écrivain en France, entre prend son pre m ier voyage en Iran, pays de ses racines imagin ai res. Le prétexte de ce périple : l’achat d’un tapis pour sa fille Assia, l’un de ces superbes tapis aux motifs chatoyants qui « ont sucé les couleurs de toutes les régions de l’Iran ». Au fil de ses re n c on t res avec les m archands, les fabricants et les amateurs de tapis, Selim Nassib découvre les multiples visages de la société iranienne. Des m archés aux mosquées, des universités aux surprise-part i e s, il observe les comport e me n t s urbains, interroge d’anciens militants, interprète les événements politiques (comme les arrestations d’étudiants et de juifs iraniens) au re g ard de l’hist o i re récente du pays, assiste à la perf ormance d’une artiste qui travaille sur le thème de la guerre… Dans le même temps, remontent ses souvenirs de B e y routh et les questions identitaires. Au bout d’un parcours qui le mène de Téhéran à Chiraz se dégage une vision impre s s i o n- niste de la société iranienne, qui semble résister secrètement aux forces qui l’étouff en t en c o re. Tapis persan « On m’a dit que le tapis était une invention des nomades. Il permet de transporter sa place avec soi et de la dérouler n’import e où. En partant de Téhéran, une ligne traverse le haut plateau iranien dans sa longueur, elle relie les villes et les villages re n o m m é s pour leurs tapis. Aussi pauvre soit-il, il n’est pas de foyer sans tapis. « J’irais jusqu’à v en d re mon tapis’, ça veut dire qu’on est prêt à tout. Le tapis mesure la force du désir, il se met en balance avec ce à quoi on tient le plus. Les mystiques y voient une métap h o re de la maison du monde. Les musulmans l’orientent en direction de La Mecque, il est leur boussole. Les Arméniens y devinent des croix, les zoroastriens des soleils : chacun tire le tapis à lui. » (Selim Nassib)
22.50 Film Cinquième saison Film de Rafi Pitts (Iran/France, 1997-1h17mn) - VOSTF Scénario : Bahram Beyzaie Avec : Roya Nonahali (Mehrbanou Jamalvandi), Ali Sarkhani (Karamat Kamalvandi), Parviz Poorhosseni (le maire), Ghorban Nadjafi (Jan Ali), Golab Adineh (Madame Soleil) Photographie : Nemat Haghighi Son : Parviz Abnar Montage : Hassan Hassandoost Décor : Malak D. Khazai Musique : Jamshid Pouratai Production : Le Poisson Volant, Farabi Cinema Foundation Au cœur d’un paysage d’une grande beauté, une comédie villageoise qui va à contrecourant des idées reçues, en Occident, sur la condition de la femme iranienne. Dans un village iranien isolé, deux familles, les Jamalvandi et les Kamalvandi, sont ennemies depuis si longtemps qu’elles ne savent même plus pourquoi. Avec le mariage de Karamat Kamalvandi et Mehrbanou Jamalvandi, la réconciliation est à l’ord re du j our. Mais cette union sans amour leur a été imposée par leurs aînés. Le jour du mariage, alors que débutent les festivités, Karamat refuse soudainement de verser la dot aux parents de la future mariée, comme l’exige la tradition. Le jeune homme ro m p t b rutalement les engagements. Entendant cela, le grand-père de Mehrbanou est victime d’une attaque cardiaque. Karamat disparaît, anéantissant tout espoir de re pr é- sailles directes. Quelques jours plus tard, il fait sensation en revenant au volant d’un bus. Avec ce bus, qui représente le pro g r è s, Karamat assure le pouvoir de sa famille sur le village. Mehrbanou décide de vendre sa t erre et de se pro c u rer un bus identique… Une couleur : rouge « Les quatre saisons rythment la vie de Mehrbanou, qui travaille dans les champs. La cinquième saison, c’est peut-être le temps de la réconciliation qui n’a pas encore eu lieu, ou bien le temps venu de la m o d ernité avec le bus qui débarque dans le village. (…) Le fil conducteur du film est le rouge, comme symbole de la violence. Le rouge est surtout porté par la femme, p arce que c’est le personnage le plus violent, le plus fort. C’est en grande part i e pour elle que j’ai voulu faire ce film. » (Rafi Pitts) Rafi Pitts Né en 1967 à Meshed, en Iran, Rafi Pitts a étudié le cinéma et la photographie à L on d res. En 1991, il réalise son pre m ier c o urt métrage, En exil. Il est ensuite charg é de la post-production de la série C on t re l’ou b l i pour Amnesty International. Il est également l’assistant de Jacques Doillon sur le Jeune Wert h er. En 1994, il tourne son deuxième court métrage, Salandar (G r a n d Prix au Festival de Belfort en 1995). Cinquième saison est son premier long métrage. 00.10 Ta’zieh Documentaire de Jean Baronnet (France, 1989-50mn) (Sous réserve) Tourné en 1972 dans la province d’Ispahan, ce documentaire nous montre l’enracinement du théâtre rituel en Iran : une forme de spectacle proche des « mystères » moyenâgeux. En l’an 680, Hossein, fils d’Ali et petit-fils du prophète Mahomet, est égorgé à Kerbela avec sa famille. Leur mart y re est la base de toute croyance des musulmans chiites. Chaque année, ce mart y re est commémoré dix jours durant à travers le théâtre Ta’z i e h (mot qui signifie « deuil »). Sur la place publique envahie par la foule, un défilé de fidèles se flagellant ouvre rituellement le spectacle. Les villageois se joignent au chœur des lamentations et miment la douleur d’Hossein. Les scènes de mise à mort d’hommes et d’enfants forment une part i e i m p ortante de la re pr é s en t a t i on … Mehrbanou (Roya Nonahali) dirige la famille et maintient les tensions entre les clans.



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