Arte Magazine n°9 22 fév 2020
Arte Magazine n°9 22 fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de 22 fév 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : echoes with Jehnny Beth.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mercredi 26 février ARTE MAG N°9. LE PROGRAMME DU 22 AU 28 FÉVRIER 2020 20 5.00 M MAURIZIO POLLINI INTERPRÈTE BEETHOVEN Sonates n os 30 et 31 Concert 5.45 M XENIUS Comment protéger nos oiseaux ; Les bioplastiques Magazine 6.40 M SQUARE IDÉE L’image de la femme sous domination masculine ? Magazine 7.10 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse a 7.15 EM GEO REPORTAGE Les pignons de cèdre, l’or de la taïga Reportage 8.00 LM AMOUR, LE FLEUVE INTERDIT Les sources sacrées Série documentaire 8.45 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.25 M LES VOLCANS DE NOUVELLE-ZÉLANDE Un héritage prodigue ; Entre création et destruction Documentaire 11.20 M LES NOUVEAUX SANCTUAIRES DE LA NATURE Toronto ; La route des parcs de Patagonie Série documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS France-Police  : les raisons du divorce Reportage m m m 13.35 DONNEZ-MOI MA CHANCE Film 15.45 M LES NOUVEAUX SANCTUAIRES DE LA NATURE Le parc marin des Seychelles Série documentaire 16.30 E INVITATION AU VOYAGE Émission Z ce 17.10 R XENIUS À l’écoute de notre horloge biologique Magazine a 17.45 VILLES HOMONYMES Berlin Série documentaire 18.15 L ER LES MILLE ET UNE TURQUIE Istanbul Série documentaire a a a. 18.55 R ABYSSES – LA VIE DANS LES PROFONDEURS EXTRÊMES Documentaire 19.45 ARTE JOURNAL. ... n n 20.05 28 MINUTES Magazine 20.52 L ER TOUT EST VRAI (OU PRESQUE) Michael Jackson Série d’animation 20.55 DE JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE Film 22.30 ER LE PIGALLE Une histoire populaire de Paris Documentaire 23.30 CENTAURE Film 0.55 M VENGEANCE À QUATRE MAINS Téléfilm 2.25 R LE PROCÈS DU SIÈCLE Les chroniqueurs célèbres de Nuremberg Documentaire 3.20 EM AU FIL DES ENCHÈRES Le nécessaire de voyage de Mme Augié Série documentaire 3.50 EM RITUELS DU MONDE Séville, la Semaine sainte Série documentaire 4.15 M ARTE REGARDS Reportage Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Disponible en replay Vidéo à la demande Date de disponibilité en avant-première Multidiffusion Rediffusion Disponibilité en ligne Versions linguistiques disponibles Date de fin de replay CAROLE BETHUEL 20.55 Cinéma Berlinale 2020 Journal d’une femme de chambre Benoit Jacquot adapte Octave Mirbeau au fil d’une chronique sociale aussi élégante qu’impitoyable, portée par l’éblouissante Léa Seydoux. Au début du XX e siècle, Célestine, ravissante femme de chambre au caractère bien trempé, est envoyée en province au service des Lanlaire. Tandis que madame lui mène la vie dure, entre brimades et abus de pouvoir, le maître des lieux, qui a engrossé plusieurs filles des environs, la poursuit de ses mains baladeuses. Malgré la froideur de son accueil, Célestine éprouve une fascination pour Joseph, l’homme à tout faire du domaine, un antidreyfusard hargneux... EXPLOITATION Se détachant avec brio de l’ombre tutélaire de Jean Renoir et de Luis Buñuel, Benoit Jacquot livre une adaptation fidèle et politique – un film sélectionné en compétition à la Berlinale 2015 – du roman d’Octave Mirbeau, dont il exalte la saisissante modernité. Au fil d’un récit tout en suspensions et accélérations – traversé par les souvenirs des expériences passées de Célestine, auprès d’un jeune homme tuberculeux ou d’une grande bourgeoise adepte des accessoires sexuels –, ceint dans des décors raffinés et des cadrages picturaux, le réalisateur exhibe la brutalité, parfois grotesque, des rapports de classes et de sexes décrits par Mirbeau. Prête au pire pour échapper à ce double asservissement, la très lucide Célestine résiste en contenant derrière ses dents serrées des éruptions d’insolence tantôt espiègle, tantôt rageuse. «Faut-il que nous ayons tout de même la servitude dans le sang ? », s’interroge-t-elle. Avec l’appui de seconds rôles épatants, Vincent Lindon insuffle une muette et inquiétante virilité à son personnage de brute antisémite, tandis que Léa Seydoux, qui irradie tous les plans, exprime magistralement par son regard et ses mouvements les ambiguïtés de cette domestique frondeuse. Lire page 4 Film de Benoit Jacquot (France, 2015, 1h30mn) Scénario  : Benoit Jacquot, Hélène Zimmer, d’après Le journal d’une femme de chambre d’Octave Mirbeau Avec  : Léa Seydoux (Célestine), Vincent Lindon (Joseph), Clotilde Mollet (Mme Lanlaire), Hervé Pierre, de la Comédie-Française (M. Lanlaire), Vincent Lacoste (Georges) - Production  : Les Films du Lendemain, JPG Films, Les Films du Fleuve, France 3 Cinéma, Mars Films, VOO, Be TV 3/3 I
22.30 Le documentaire culturel Le Pigalle Une histoire populaire de Paris Investissant Pigalle avec un cinéma mobile, David Dufresne confronte passé et présent en mêlant archives, rencontres et galerie de portraits. Une évocation sensible d’un quartier parisien (encore) mythique. De quoi Pigalle est-il le nom aujourd’hui ? Le quartier «rouge» de Paris a perdu beaucoup de ce qui a forgé sa sulfureuse réputation. La gentrification l’a banalisé, entre tourisme de masse, vie de famille et lieux branchés pour hipsters, qui remplacent les bars à entraîneuses. Désormais, certains veulent rebaptiser Pigalle «SoPi» (pour South Pigalle), une marque déposée. L’uniformisation exclut souvent les plus modestes, et fait ressembler «cette place, ces trois rues, ce bout de trottoir», comme le décrit un habitant, à d’autres quartiers à la mode tel le Soho de Londres. Mais l’âme de Pigalle a-t-elle vraiment disparu ? N’existe-t-il pas des poches de résistance, une culture, une mémoire de ce que fut cette zone d’aventure et de danger ? COUP DE RÉTROPROJECTEUR Adolescent au milieu des années 1980, David Dufresne a découvert Paris par le biais d’un club de rock de Pigalle, braillard et insoumis  : le New Moon, auquel il a consacré un livre en 2017, New Moon – Café de nuit joyeux. À partir de ses souvenirs de trépidations électriques, il tente de retrouver l’âme du quartier en convoquant ses hautes figures, chasseurs, prostituées, ex-policiers de la brigade des mœurs, etc. Pour débrider la mémoire et libérer la parole, le journaliste (Prison Valley, Fort McMoney ou Hors-jeu pour ARTE) opte pour un dispositif singulier  : il installe un cinéma de poche aux abords de la place Pigalle et diffuse des images d’archives en plein air. Y défilent extraits de films noirs, de concerts, bandes d’actualités et portraits de personnages hauts en couleur. Devant cette baraque foraine à l’allure de truculent musée mobile, les anciens caïds, tenanciers et professionnelles du sexe font revivre ce «monde hors du monde». Et luttent contre ceux qui veulent «rendre populiste le populaire», selon les mots de David Dufresne. Une émouvante évocation. Documentaire de David Dufresne (France, 2017, 1h) Coproduction  : ARTE France, Résistance Films, Temps noir, INA - (R. du 27/3/2019) MM 21/2 25/4 23.30 Cinéma Berlinale 2020 Centaure The Match Factory Dans un Kirghizistan en profonde mutation, le combat d’un voleur de chevaux pour faire perdurer les traditions de son peuple nomade. Une fable somptueuse sur la transmission et l’identité. Dans un village kirghiz, Centaure, ancien projectionniste d’un cinéma transformé en mosquée, vit aux côtés de sa femme, sourde-muette, et de son fils de 5 ans, qui entend mais ne parle pas encore. Chaque soir, il conte à son enfant les légendes du pays, à une époque où les chevaux et les hommes ne faisaient qu’un. Car désormais, dans une société kirghize en plein bouleversement économique, le cheval a perdu son statut d’animal totem au profit de dérives mercantiles. Alors, la nuit, Centaure se glisse dans les haras pour libérer les pur-sang appartenant aux riches amateurs de courses hippiques. Une dernière chevauchée sauvage à travers les steppes avant de les relâcher dans la nature. Mais il est bientôt pris sur le fait... MÉMOIRE ET LIBERTÉ Dans ce film mi-tragique mi-poétique, le réalisateur Aktan Arym Kubat (Le voleur de lumière) convoque la figure symbolique du cheval, devenu bien marchand, pour dépeindre la disparition progressive des traditions de son pays, libéré du joug soviétique mais gagné à présent par l’individualisme, le matérialisme et la montée de l’extrémisme religieux. Très juste dans la peau de son antihéros oscillant entre douce naïveté et profond désespoir, Aktan Arym Kubat signe une vibrante ode à la mémoire et à la liberté, sublimée par la photographie des paysages des steppes d’Asie centrale. Prix CICAE, Berlinale 2017 (Centaur) Film de Aktan Arym Kubat (Allemagne/France/Kirghizistan, 2015, 1h23mn, VOSTF) - Scénario  : Ernest Abdyjaparov et Aktan Arym Kubat - Avec  : Aktan Arym Kubat (Centaure), Nuraly Tursunkojoev (Nurberdi), Zarema Asanalieva (Maripa), Taalaïkan Abazova (Sharapat), Ilim Kalmuratov (Sadyr), Bolot Tentimyshov (Karabay), Maksat Mamyrkanov (Teit) - Production  : A.S.A.P. Films, Pallas Film, Volya Films, Oy Art, Kyrgyzfilm, Bitters End 25/5 mercredi 26 février ARTE MAG N°9. LE PROGRAMME DU 22 AU 28 FÉVRIER 2020 21



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