Arte Magazine n°8 19 fév 2000
Arte Magazine n°8 19 fév 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de 19 fév 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : ! Que viva Bunuel !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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d i m a n c h e20 février 19.00 Maestro Le boléro Une éducation amoureuse Réalisation : Carmen Castillo 19.45 ARTE Info’émission d’actualité de la rédactiond’ARTE 20.15 Les ailes du dragon Série animée en 26 épisodes Réalisation : Bernard Deyriès et Roger Héroux 22. Le dragon enroulé 20.40-00.40 Thema Secrets de famille 20.40 Film Des gens comme les autres Film de Robert Redford 22.45 Un si long silence… Documentaire de Pascal Goblot 23.40 Family Secret Documentaire de Pola Rapaport 00.40 Metropolis (r) 01.40 Pompéi (r) Documentaire de Jean Baronnet 02.35 Scénarios sur la drogue a famille médicament,’Étienne Chatiliez 03.00 Fin des programmes es horaires correspondentux codes PDC, 1 9. 0 0 M a e s t ro. Le boléro Une éducation amoure u s e R é a l i s a t i o n : Carmen Castillo (France, 1999-44mn) Coproduction : La Sept A RTE, INA L AS E P TARTE Troisième prix au Festival Traces de vies, R en c on t res du film documentaire, Vic-le-Comte 1999 Le boléro chante le désir, le défi, la douleur. À Santiago du Chili et dans les bars de Mexico, les couples se font, se défont, s’attirent ou se repoussent à son rythme. Avec lui, l’éducation amoureuse prend les voies de la m u s i que. Dans ce voyage sentimental, Carme n Castillo ret rouve des amies et des chanteuses célèbres : Eugenia Léon, Paz Aguila, Paquita « la del Barr i o », Liliana Felipe et Consuelo Velasquez, compositrice de « Bésame mucho ». Chacune transmet, à travers une chanson, un moment de l’amour, un enseignement du boléro : l’éveil des sens, l’amour adolescent, la passion, l’abandon, et aussi le détachement qui surv i en t toujours au bout d’une vie – « Le boléro est ma vie, une longue nostalgie de belles hist o i res d’amour finies… » Rythme, danse, chanson, le boléro a c on s t ruit la manière d’être amoureux de toute l’Amérique latine. Poésie populaire, poésie urbaine, chanson de bal, c’est l’hist o i re éternellement déclinée de la re n c on t re a m ou reuse, de l’embrasement éro t i qu e, hors du temps, hors des règles, hors de la famille et de la vie quotidienne. C armen Castillo Née au Chili, historienne de formation, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont U n jour d’octobre à Santiago et Ligne de fuite. Elle a coréalisé de nombreux films : État de g u erre au Nicaragua (avec Sylvie Blum), l a Flaca Alejandra (avec Guy Girard, FIPA d’or du documentaire en 1993), la Véridique Légende du commandant Marc o s (a v e c Tessa Brisac, 1994). Elle a conçu et pro du i t, avec Patrick Grandperret, la série de fiction « Te res étrangères » pour La Sept ART E. Du Chili au Mexique, plongée dans la nuit des villes – les bars, les cabarets, les taxis, les rues – pour découvrir le boléro et remonter, de chanson en chanson, jusqu’à ses origines. 2 0. 1 5 Les ailes du dragon (2 2) Série animée en vingt-six épisodes Réalisation : Bernard Deyriès et Roger Héroux (France, Canada, 1999-24mn) Scénario : Claude Moliterni, Patrice Serres, Patrick Galliano, Robert Geoff r i on Musique : André Lambert C o pr o du c t i o n : In Fine Films, PRH St-Clair, France 3, en association avec ARTE A RTE G.E.I.E. Dans la Chine des années 20 livrée au chaos et aux trafiquants, deux aviateurs tentent de monter une compagnie aérienne. 22. Le dragon enrou l é La CCA accepte de transporter la collection d’art d’un ex-général – un pillard, d’après Tchéou. L’avion chargé de caisses passe la nuit dans le hangar gardé par Blanchard. Mais Blanchard est drogué : le lendemain matin, l’avion a disparu. La même nuit, deux voleurs dérobent un vase très précieux dans la chambre d’hôtel du général…
L AS E P TARTE 20.40-00.40 Secrets de famille Filiations cachées, héritages détournés, mésalliances, comportements douteux… : des histoires, il y en a dans toutes les familles. Quels effets, petits ou grands, dramatiques ou cocasses, produisent-ils sur les générations successives ? A RTE ausculte les non-dits familiaux avec deux documentaires et Des gens comme les autres, très beau premier film de Robert Redford. 20.40 Film Des gens comme les autre s (Ordinary People) Film de Robert Redford (États-Unis, 1980-2h03mn) - VF Scénario : Alvin Sargent, d’après le roman de Judith Guest Avec : Donald Sutherland (Calvin), Mary Tyler Moore (Beth), Judd Hirsch (Berger), Timothy Hutton (Conrad), M. Emmet Walsh (le professeur de natation) Photographie : John Bailey Montage : Jeff Kanew Qu a t re Oscars en 1980 : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure adaptation, meilleur second rôle (Timothy Hutton) Une famille se disloque peu à peu après la mort accidentelle du fils aîné. Interprétation remarquable et grande finesse psychologique pour la première réalisation de Robert Redford. Une famille américaine aisée se disloque suite à la mort du fils aîné, qui s’est noyé lors d’une sortie en bateau avec son frère. La m è re refuse d’en parler et choisit de maintenir la façade d’un faux bonheur. Le fils cadet est rongé par la culpabilité, hanté par des désirs de suicide. Le père assiste, impuissant, à l’aff rontement larvé entre son épouse et son fils. La tension monte, jusqu’à ce que la façade se lézard e … Famille, je vous hai-me ! P remier film réalisé par l’acteur Robert Redford, Des gens comme les autres débute sur un rythme enlevé. Les Jarrett sont des Américains charmants, riches et cultivés. Ce soir-là, ils sortent avec des amis c h armants, riches et cultivés. Ils ont l’air h e u reux. Une ombre au tableau ? Leur fils qui se réveille en nage, angoissé, mais qui, lorsque ses parents re n t rent à la maison, a s s u re que tout va pour le mieux. Le contraste est efficace et révèle parf ai t e- ment le ton du film à venir : une tension larvée et une incapacité à communiquer au sein d’une même famille. Un an après la m ort accidentelle de Buck, le fils aîné, la fragilité de Conrad est encore grande. Ses relations avec ses camarades de collège et avec sa mère, surtout, sont extrêmement difficiles. Parce qu’elle ne dévoile rien et ne pardonne pas, il se sent haï, rejeté, en trop. R o b ert Redford, par petites touches, dre s- se avec précision et intelligence le port r ai t psychologique de chacun des membres de la famille Jarrett. Il montre les dégâts causés par ces façades dressées pour masquer les sentiments. La haine qui se lit sur le visage toujours trop lisse de la mère est révoltante, l’impuissance du père est énervante et le désarroi du fils est déchirant. Les portraits sont vrais et les interprétations remarquables. Un film sans concession qui plaide pour la vérité du cœur et des mots. La tension monte entre Conrad (Timothy Hutton), rongé par la culpabilité, et sa mère (Mary Tyler Moore), qui veut sauver les apparences.



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