Arte Magazine n°8 19 fév 2000
Arte Magazine n°8 19 fév 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de 19 fév 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : ! Que viva Bunuel !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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samedi 19 février 21.50 Metropolis Magazine culturel européen coordonné par Pierre-André Boutang et Peter Wi en Rédaction en chef : Dominique Rabourdin (France, 2000-1h) L AS E P TARTE ● Emmanuel Carr è re Réalisation : Dominique Rabourdin, Pierre-André Boutang Emmanuel Carr è re vient de publier l’A d v e r s ai re, un livre inspiré de l’aff ai re Romand. Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand tue sa femme, ses enfants, ses p a rents, dont il ne pouvait plus supporter le re g ard. Pendant 18 ans, il a prétendu être médecin alors qu’il n’en n’était rien. Emmanuel Carr è re a tenté de raconter sa vie jour après jour, de compre n d re ce qui touche chacun d’entre nous dans l’expérience extrême de cet homme. Au-delà de l’explication d’un fait divers part i c u l i è re me n t a t roce, pourquoi a-il voulu se confron t e r ainsi avec le mal absolu ? ● Le Vu de Lucien Vo g e l Réalisation : Pierre Philippe E n t re l’I l l u s t r a t i on de nos grands-pères et M a t c h né en 1938, il y a Vu, le premier grand magazine français entièrement dédié à l’image. Le père de Vu est Lucien Vogel, un grand patron de la presse française. À partir du film publicitaire réalisé en 1927 par Edmond T. Gréville pour la naissance de Vu, re d é c ou v rons cette grande figure attachante et secrète de l’intelligentsia de gauche des turbulentes années tre n te. ● Visite privée à l’Hermi t a g e Réalisation : Daniel Leconte Juillet 1998. À Saint-Pétersbourg, la Russie de Boris Eltsine organise les funérailles off i- cielles de la famille impériale. Il y a là les descendants des Romanov, mais aussi un Français. Constantin Melnik est un ancien chef des services de renseignements du général de Gaulle. Son grand-père, Eugène Bothkine, était médecin de Nicolas II et fut assassiné en même temps que lui. Melnik sera au premier rang de toutes les cérémonies officielles. Mais derr i è re ce voyage, il y a aussi l’histoire de Bothkine et de Melnik, deux richissimes collectionneurs d’art m o d erne (Picasso, Matisse) dont les admirables collections sont aujourd’hui exposées, soixante-dix ans après la révolution d’O c t o b re, au musée de l’Hermi t a ge. Natascha, ou la nécessité d’assumer ses rêves de jeunesse. 22.50 Natascha Fiction Téléfilm de Susanne Zanke (Allemagne, 1999-1h28mn) - VF Scénario : Dieter Reifarth Avec : Martin Benrath (le Baron), Oliver Stritzel (Alfred), Jennipher Antoni (Eva), Martin Armknecht (Schwartz), Mathias Kahler (le Baron jeune), Katja Studt (Natascha jeune), Peter Matic (Schüssler) Photographie : Werner HoffmannProduction : HR HR Un escroc de haut vol – le Baron – croit rencontrer la femme de sa vie en la personne de Natascha. Mais un destin cruel les sépare. Cinquante ans après, l’amoureux d’hier décide de partir en quête de la belle. À 70 ans bien sonnés, le Baron est resté l’imposteur séduisant et élégant de sa jeunesse. Avec l’aide du détective privé Schüssler, il localise enfin le domicile de Natascha. Soucieux de lui offrir un beau cadeau à l’occasion de leurs ret rouvailles, il monte une opération frauduleuse en vendant une villa qui ne lui appartient pas. Il s’attire ainsi les foudres de l’agent immobilier Schwartz. Ce d ernier passe sa colère sur Alfre d, un innocent ivrogne. Le Baron prend alors le malheureux sous sa protection – question d’honneur. Arrive sur ces entrefaites la jeune et jolie Polonaise Eva qui se joint aux deux hommes. Mais les obstacles pour ret rouver Natascha se multiplient, car Schwartz et le privé Schüssler sont maintenant aux trousses du trio... L’équipe Réalisatrice et scénariste, Susanne Zanke a tourné plus d’une soixantaine de docum en t ai res et de téléfilms parmi lesquels l’Amour trompé (d i ffusé sur ARTE) et l e Couple infern a l (d i ffusé le 12 février dernier). Ses débuts au cinéma remontent à 1990 avec la Femme-scorpion. Elle a par ailleurs écrit des livres et réalisé des films pour enfants. Martin Benrath est depuis les années 50 l’un des acteurs allemands les plus en vue. On a pu l’apprécier notamment dans Stalingrad (de J. Vilsmaier, 1993) et la Boutique (de Jo Baier, diffusé sur ARTE en n o v e m b re 1998). Pour le rôle de l’aïeul dans ce film, il a obtenu en 1999 le prix Adolf-Grimme d’interprétation.
00.20 Compay Segundo Musique, révolution, tabac, rhum, femmes... Compay Segundo (Buena Vista Social C l u b) résume tout l’imaginaire de Cuba. Authentique légende vivante, ce musicien rouleur de cigares participe depuis plus de soixante-dix ans à l’histoire musicale de son pays. Claude Santiago réalise un superbe portrait du tru c u l en t guitariste, aujourd’hui âgé de 93 ans. Documentaire musical de Claude Santiago (France, 1998-52mn) Coproduction : La Sept ARTE, Morgane Production Dans la série « World Collection » LA SEPTARTE (Rediffusion du 18 avril 1998) Qu a t re - v i n g t - t reize ans et une verdeur irr é- prochable : Compay Segundo chante toujours le rhum et les femmes, « le meilleur de la vie ». Claude Santiago est allé à Cuba tire r le premier portrait consacré à ce géant l é g en d ai re de la musique cubaine. En cro i- sant l’espace et le temps cubains, de Santiago à La Havane, des années 20 à l’aube du XXI e siècle, Compay se raconte luimême. Il incarne les valeurs d’un temps révolu, et sa musique exprime une immense nostalgie, notamment avec C h a n - C h an, son œ u v re majeure. Sur scène, Compay distribue les œillades aux dames des pre m ier s rangs, esquisse quelques mouvements sensuels ou franchement obscènes, bref, joue les papys délurés. Ce documentaire re m o n- te le parcours du musicien, pénètre au cœur des séances d’enre g i s t rement avec les plus grands musiciens de l’île, dégageant ainsi le portrait intime d’un homme et d’un pays aussi mythiques que méconnus. Le second copain Au fait, où donc Francisco Máximo Repilado a-t-il pêché un si beau surnom ? Simple : « segundo » (second), pour sa superbe voix de basse qui double la mélodie en contrepoint, et « compay », en arg o t cubain, pour copain. Né en 1907 à Siboney, petit village à proximité de Santiago de Cuba, Compay Segundo se met très vite à la musique. D’abord à la guitare avec son f r è re, puis avec un « tres » dont il se lasse vite, Compay Segundo invente alors l’armonico, une guitare à sept cordes plus sophistiquée. C’est peut-être grâce à cet instrument qu’il écrit son premier standard, « Yo vengo aqui », à l’âge de quinze ans. Dès les années 40, son succès est reconnu au sein de son trio, Mataramos. Mais c’est véritablement avec le duo Los Comprades que sa légende s’installe et résonne sur l’île et dans toute l’Amérique latine. Compay poursuit sa carr i è re tout en travaillant comme rouleur de cigares : « Il faut que tu saches que pour moi le cigare est aussi import a n t que la musique, aussi indispensable à ma v ie. » A u j o urd’hui, Compay n’est plus « que » musicien et connaît depuis quelques années un retour en grâce. La preuve en est ce fabuleux concert donné en l’honneur de ses 90 ans au Théâtre national de La Havane devant plus de 2 500 personnes venues lui re n d re hommage. Le « seul parrain encore vivant de toute la musique cubaine » renoue ainsi avec la scène et participe à de nombreux festivals et concert s à travers toute l’Europe. En 1996, il enreg i s t re Buena Vista Social Club, avec Ry C o o der, aux côtés d’autres génies de la musique cubaine. Le succès est en rou te. « Avoir près de moi ma guitare, du tabac et une gorgée de rhum pour passer du bon temps avec mes amis : le meilleur de la vie. » « Afro-cubain, je suis Dans mes veines coule le sang du continent africain. Pour cela j’aime le son qui chante les motifs de la terre. » (chantonné par Compay)



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