Arte Magazine n°8 19 fév 2000
Arte Magazine n°8 19 fév 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de 19 fév 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : ! Que viva Bunuel !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
v en d redi 25 février 22.25 Désert La cité antique de Pétra, en Jordanie. Du Sinaï aux Yucca Mountains, de la Jordanie au Chili, ce documentaire nous invite à un grand voyage dans les désert s du globe. Mais nombre d’entre eux voient aujourd’hui leur fragile é qui l i b re écologique menacé. Documentaire de Ebbo Demant (Allemagne, 1999-1h39mn) SWR S ai n t - E x u p é ry a écrit des pages sublimes sur ces étranges paysages minéraux et cette référence littéraire sert de fil conducteur au documentariste Ebbo Demant. Du Proche-Orient (le Sinaï en Égypte, Pétra en J ordanie) aux États-Unis (les Yu c c a Mountains), à travers les témoignages des peuples du désert mais aussi des art i s t e s, des philosophes et des poètes qui y ont t rouvé des sources d’inspiration, ce voyage est une invitation à la réflexion et au recueillement. Tels ces mystiques, ermi t e s et chamans qui ont fait de ces immensités a p p a remment désolées un lieu de séjour privilégié. C’est aussi là que les tro i s grandes religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’islam, trou v en t leurs fondements. Mais en divers points du globe, le désert menace de ne plus être un havre de solitude et de paix. Son fragile équilibre écologique est remis en question par la civilisation. Ainsi dans les Yucca Mountains où les Indiens Shoshone n’ont plus d’eau potable depuis qu’une décharge de déchets nucléaires a été installée à proximité. C’est d’ailleurs non loin de là, dans le désert de Chihuahua au Nouveau-Mexique, que fut testée le 16 juillet 1945 la pre m i è re bombe atomique. À Las Vegas en revanche, le désert est mis en scène, dégradé au rang d’attraction et de d i v ertissement. Plus au sud, au Chili, les mines de cuivre à ciel ouvert du désert d’Atacama déchirent le sol sur des longueurs considérables. Les mises en g arde du chaman chilien Cecilio Gonzalez, qui invoque les dieux de la montagne ou évoque l’harmonie séculaire entre l’homme et la nature, peuvent sembler hélas bien d é r i s o i res.
00.05 Cinéma. Tu ne mourras pas sans me dire où tu vas (Non te mueras sin decirme a donde vas) Film d’Eliseo Subiela (Argentine, 1995-2h) - VOSTF Scénario : Eliseo Subiela, d’après le roman de Hermenegildo Sabat Avec : Darío Grandinetti (Leopoldo), Mariana Arias (Rachel), Óscar Martínez (Oscar), Mónica Galán (Susana), Tincho Zabala (Don Mario), Leonardo Sbaraglia (Pablo) Photographie : Hugo Colace Montage : Marcela Saenz Musique : PedroAznar Produktion : Artear SA, Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales ARD Inédit en France Leopoldo invente une machine qui donne vie aux rêves… Un chef-d’œuvre de malice et de légèreté par l’un des plus grands cinéastes argentins. États-Unis, 1885. De retour des obsèques de sa femme, un assistant de Thomas Edison sombre dans un profond sommeil. Il se réveille cent dix ans plus tard, à Buenos A i res. Là, il re n c on t re un pro j e c t i on n i s t e nommé Leopoldo et habité par une idée fixe : inventer une machine qui enre g i s t rerait et donnerait vie aux rêves. Le meilleur ami de Leopoldo, Oscar, pilote invalide, a également la fibre inventive. Il a réussi à constru i- re un robot qui ressemble à Carlos Gard el. Un jour, Leopoldo parvient à enre g i s t rer un de ses rêves, dans lequel apparaît une belle femme du XIX e siècle. Peu de temps après, il la re n c on t re à l’entrée du cinéma. Elle lui fait une déclaration d’amour en expliquant que, dans une précédente vie, ils ont été a m a n t s … Le cinéma, c’est la vie Depuis Homme re g ardant au sud-est (1986), Eliseo Subiela est considéré comme l’un des cinéastes les plus importants du continent sud-américain – le seul Argentin à réaliser des films d’auteur. Tu ne mourras pas sans me dire où tu vas a reçu un accueil triomphal en Argentine : on y ret rouve l’atmosphère si part i c u l i è re des films de Subiela, mélange de satire et de plaisanterie, d’ironie et de gravité. L’histoire présente toutes les caractéristiques du tango : elle est à la fois mélancolique, romantique et très proche de la réalité. Avec une apparente insouciance, Eliseo Subiela mêle des genres très divers : la science-fiction, le mélodrame, la comédie… et le réalisme ! C’est que, comme beaucoup de réalistes, Subiela est un vrai romantique. Amoureux du paradoxe, du b i z arre, de la dialectique de l’être et du p a r a î t re, il joue subtilement avec l’espace et le temps. Tu ne mourras pas sans me dire où tu vas est un chef-d’œuvre de malice et de légèreté, un plaidoyer en faveur de l’imagination, qui pose le cinéma comme une seconde réalité où le rêve et le souvenir ont droit de cité au même titre que le monde réel. Un mélange de satire et de plaisanterie, d’ironie et de gravité. Cycle Amérique latine Cabeza de Vaca de Nicolas Echevarria mardi 1 er février à 21.40 Le temps des flamants roses de Ciro Cappellari vendredi 4 février à 23.50 La Carnada de Marianne Eyde vendredi 11 février à 23.15 Sur les traces des Incas documentaire de Hans-Peter Kochenrath et Peter H. Schröder vendredi 11 février à 00.55 Le jour où le silence est mort de Paolo Agazzi vendredi 18 février à 23.50 Tu ne mourras pas sans me dire où tu vas d’Eliseo Subiela vendredi 25 février à 00.05



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :