Arte Magazine n°8 19 fév 2000
Arte Magazine n°8 19 fév 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de 19 fév 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : ! Que viva Bunuel !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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19.00 Archimède Magazine scientifique européen 19.45 ARTE Info’émission d’actualité de la rédaction d’ARTE 20.15 Reportage Les Iraniennes du Dr Aminpour Réalisation : Fulvia Alberti et Emmanuelle Huntzinger 20.45 La vie en face Un jardin en prison Documentaire de Sylvaine Dampierre 21.45 Scénarios sur la drogue Hier, tu m’as dit demain, ar Vincent Perez 21.50-01.05 Thema Buñuel,’œil de son siècle 21.50 À propos de Buñuel Documentaire d’Agustín Sánchez idal et Javier Rioyo 23.25 Film La voie lactée Film de Luis Buñuel 01.05 Le petit voleur Téléfilm d’Erick Zonca 02.10 Scénarios sur la drogue e bistrot, ar Georges Lautner 02.15 Premiers comiques (1) Courts métrages burlesques 03.00 Fin des programmes es horaires correspondentux codes PDC, m ard i 22 février 1 9. 0 0 Arc h i m è de Magazine scientifique européen (Allemagne, 2000-43mn) B R ● À qui appartient l’espace ? Avec les progrès de la prospection spatiale, le droit de l’espace prend une import a n c e c roissante. Arc h i m è d ea interrogé le pro f e s- seur Wo l f rum, de l’Institut Max-Planck : à qui a p p artiennent les éventuels gisements de m i ne r ai s ? Quelle législation s’applique en cas de conflit dans une station orbitale ? Qu’en est-il de la responsabilité civile en m a t i è re de satellites, de fusées et de navettes spatiales ? ● Poubelle céleste Satellites abandonnés, débris de fusées... : les déchets gravitant autour de la Terre à la vitesse de 50 000 km/h posent un véritable problème écologique. Non seulement ils « polluent » les trajectoires toujours plus limitées des satellites de communication, mais ils représentent un réel danger pour les navettes spatiales et leurs équipages. ● Chasseurs de planètes Existe-t-il ailleurs dans l’univers des être s semblables à l’homme ? Si oui, ce ne peut ê t re que dans un système solaire lointain, c ar, sur « nos » étoiles, la chaleur est tro p intense, interdisant toute vie. Mais comment peut-on localiser ces planètes, invisibles depuis la Terre ? Arc h i m è d ea rendu visite à deux talentueux chasseurs de planètes de l’O b s erv a t o i re Keck (Hawaï). ● Le passé aux rayons X Depuis le 10 décembre 1999, le satellite XMM, construit par l’Agence spatiale européenne, est en orbite autour de la Terre. Avec le satellite américain Chandra, il doit a p p orter d’importantes informations sur l’esp a ce. 2 0. 1 5 R e p ort a ge. Les Iraniennes du Dr Aminpour Réalisation : Fulvia Alberti et Emmanuelle Huntzinger (2000-26mn) Production : A RTE, VM Production A RTE G.E.I.E. En Iran, les élections législatives du 18 février s’accompagnent de grands discours. Sur le terrain, Rouya A m i n p our, femme médecin, porte un autre regard sur la vie des Iraniens ordinaires. P ro g ressisme ou conservatisme, condition féminine ou tchador, ouvert u re sur le monde ou autarcie religieuse : pendant près d’un mois, l’Iran aura vécu au rythme des slogans électoraux. Mais au nord de Téhéran, dans la région de Gilan, le Dr Aminpour re p art i r a a u j o urd’hui, comme tous les jours, en tournée auprès de ses malades. Le Dr Aminpour est un cas : elle est moderne, pro g re s s i s t e, et son esprit d’indépendance s’aff irme face aux contraintes religieuses et sociales. Elle ne voit pas vraiment venir le progrès dont se g argarisent les tenants de la ligne Khatami. Dans sa région, les hommes continuent à pro du i re le caviar que vend l’État islamique et les femmes se ruinent toujours la santé dans les rizières. Bien que femme, Rouya Aminpour a réussi à gagner la confiance des petites gens. Fulvia Alberti et Emmanuelle Huntzinger ont partagé ses joies et ses tristesses en pleine campagne électorale et constaté que sa tendresse pour les Iraniens ord i n ai res vaut largement toutes les analyses savantes sur l’évolution du régime des ayatollahs. Le jeudi 2 mars, ARTE consacre une soirée thématique à l’Iran.
Documentaire de Sylvaine Dampierre Réalisé par Sylvaine Dampierre et Bernard Gomez (France, 1998-52mn) Coproduction : Playfilm, TV Rennes, Yu m i Production, INA, American Dada, en association avec La Sept ARTE L AS E P TARTE La version longue de ce film, Un enclos, a reçu le Prix du patrimoine au Cinéma du réel 1999 et le Prix du jury au Festival Ecofilm 20.45 Un jardin en prison Dans le jardin de la maison d’arrêt de Rennes, dans un espace qui n’est ni la prison, ni l’extérieur, les détenues jardinent et parlent. Autour de ce lieu paradoxal, elles racontent le quotidien, les humiliations, les espoirs. Un très beau film dont la version longue a été primée au Festival Cinéma du réel 1999. Le centre pénitentiaire de Rennes est une prison pour femmes situé en plein cœur de la ville. Ce bâtiment ancien, à l’arc h i t e c t u re imposante, héberge 225 détenues. Outre de grands espaces verts inaccessibles, on t rouve, derr i è re la chapelle, un vrai jard i n ou v ert aux détenues. Celles-ci peuvent s’y re n d re par demi-journées en compagnie de l’a u m ô n i er. Elles en profitent pour bêcher, en t retenir les rosiers, partager une part de flan, parler ou cueillir des fleurs… Cultiver son jard i n Le paradoxe est fécond parce qu’il crée une tension : aller chercher le jardin au cœur de la spirale de l’enfermement. Les femmes de Rennes disent du jardin qu’il est « le seul en d roit dans la prison où l’on ne se sent pas en prison ». Au jardin s’ouvre un espace pour la parole comme acte de résistance, comme témoignage de liberté. Face à la caméra, p a r-dessus le chant des oiseaux, s’élèvent les paroles des prisonnières. Elles racontent leurs humiliations, les souffrances pro pres à chacune d’elles. Elles racontent leur espoir et témoignent d’un grand courage : celui de r é s i s t er, d’être encore capables de rêver, de sentir et d’aimer. Elles racontent les liens vitaux qui les unissent aux plantes de ce jardin isolé et ceux qui les rattachent au monde e x t é r i e ur. Avec dignité et force, les récits se tissent. Les délits ne sont pas racontés, mais les femmes abordent frontalement la question de la responsabilité et disent que le premier combat, c’est de surv i v re à la gravité de ses actes. C’est le chemin parc ou ru par F l o rence : de la mort souhaitée à la vie ret rouvée. C’est aussi le parcours difficile de la très jeune Karine : elle ne peut pas se re c on n a î t re dans son acte, « qui lui a enlevé une partie d’elle-même », mais elle en aff ro n- te avec courage les conséquences. Quelle que soit la gravité de leurs fautes, les pris on n i è res doivent aff ronter leur peine quotidiennement : les atteintes à leur dignité (« O n n’est plus considérées comme des être s h u m ai n s »), l’incertitude quant à leur avenir (« Tu sais quand tu re n t res, tu ne sais jamais quand tu sors »), la promiscuité imposée, le fossé qui se creuse avec la vie réelle (« L’e x t é r i e ur, ça va tellement vite ») … Et au bout du douloureux parcours, la sortie ellemême se dresse comme un écueil re d o u- table, parce que ces femmes, bien souvent en f ermées dans leurs vies avant la prison, de v ront lutter longtemps avant de trouver en elles-mêmes la force d’être libres. L’espoir en ce jardin… « J’ai eu des plantes qui m’ont suivie. Si je faisais de la dépression, elles aussi. Mais par contre, elles, elles se remettaient pas. On ne peut rien y faire ; elles meurent par le cœur. » (Florence)



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