Arte Magazine n°8 19 fév 2000
Arte Magazine n°8 19 fév 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de 19 fév 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : ! Que viva Bunuel !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 21 février « Cette terre est aussi inhospitalière qu’infertile, et les hommes sont contraints de se battre à chaque instant pour y survivre. » (Luis Buñuel) Centenaire de la naissance de Luis Buñuel 23.30 Terre sans pain (Las Hurdes) Film documentaire de Luis Buñuel (Espagne, 1932-30mn) - Noir et blanc Scénario : Luis Buñuel, d’après la thèse d’ethnographie de Maurice Legendre Photographie : Eli Lotar Son (1937) : Charles Goldblatt, Pierre Braunberger Musique : Symphonie n°4 de Brahms Production : Ramon Acin A RTE/TVE La vie misérable des habitants des Hurdes, région montagneuse située en Estrémadure, entre Salamanque et la frontière portugaise : une vision digne de Goya, un documentaire inoubliable interdit à sa sortie par le gouvernement républicain espagnol. La dégénérescence et l’agonie d’une communauté humaine repliée sur elle-même. Isolée par une ceinture de montagnes diff i- cilement franchissables, la population des H urdes vit dans une pauvreté séculaire, c on f rontée en permanence à la malnutrition, à la maladie (goitre, paludisme), aux dangers (morsures de vipère), aux calamités n a t u relles, à la rareté du travail. À une centaine de kilomètres à peine de l’une des plus prestigieuses universités espagnoles, c’est un monde livré à l’ignorance. Ainsi, le pain est inconnu des enfants. L’instituteur leur en donne parfois, mais les parents le jettent par peur de ce qu’ils ne connaissent pas ! La faim, la maladie et la mort, omniprésentes, sont les seules certitudes. « Le meilleur moyen de se tenir en éveil, c’est de penser sans cesse à la mort », psalmodie une vieille femme qui hante les rues empierrées… Un essai de géographie humaine Présenté pour la première fois à Madrid en 1933 par Luis Buñuel, qui en lisait le comm en t ai re au micro (la copie originale étant muette) tout en passant des disques de Brahms, cet « essai cinématographique de géographie humaine » provoqua un grand scandale. Il fut interdit jusqu’en 1937 par le g ou v ernement républicain, qui lui re prochait de montrer une image misérable de l’Espagne. La guerre civile ayant port é l’Espagne sur le devant de la scène, Buñuel, qui se trouvait à Paris, put enfin t rouver un distributeur. Le film, sonorisé en anglais et en français, fut alors diffusé dans le monde entier avec le commentaire final du réalisateur, qui explique en détail les raisons de ce terrible état de la population, qui, selon lui, ne doit rien au hasard. Terre sans pain avait pu être tourné grâce au soutien financier d’un anarchiste espagnol, Ramón Acín, fusillé par les fascistes en 1936.
Cycle Les femmes s’emparent du cinéma Pendant tout le mois de février, « Court-circuit » présente des courts métrages réalisés par de jeunes femmes cinéastes. En partenariat avec et à l’occasion du Festival de Clermont-Ferrand « Les femmes s’emparent du cinéma », c’est aussi une K7 de cinq courts métrages éditée par ARTE Vidéo. Sortie le 2 février 2000. 0 0. 0 0 C o urt - circuit - 2 e p art i e M o t i f s (Patterns) Court métrage de Kirsten Sheridan (Irlande, 1998-19mn) - VOSTF Scénario : Kirsten Sheridan Avec : Ben Engel (Tommy), Joshua Gregory McCarthy (Jimmy), Jayne Snow (Kathleen), Martin Maguire (Frank) Photographie : Robbie Ryan Son : Siobhan Gallagher Musique : Neil Horner Production : Kirsten Sheridan, Miriam Cahill Z D F/N D R P remier Prix, Festival de Clermon t - F errand 1999 Une plongée fascinante dans l’univers d’un enfant autiste. Tommy est autiste et vit enfermé dans son pro pre univers d’images et de sons. Seul son jeune frère Jimmy en partage l’accès. L’attention que le petit porte au grand est émouvante. Ils sont très proches et pourtant séparés par une fron t i è re subtile, un seuil que ni l’un ni l’autre ne peut vraiment franchir pour se retrouver. Autrement Un voyage fascinant à travers le monde des enfants autistes. Pour Tommy, sons et couleurs ont une connotation particulière. Par exemple, ses yeux abord en t « autrement » le tourbillon de l’eau s’écoulant d’un sanitaire. La caméra fait un travail extraordinaire pour établir une proximité presque palpable avec les choses qui nous sont d’habitude étrangères. La prestation des deux acteurs est également remarquable. Kirsten Sheridan Kirsten Sheridan est née en 1976 à Dublin. En 1993, elle a suivi des cours d’écriture de scénarios à l’université de New York. Elle a ensuite poursuivi des études de cinéma et d’audiovisuel à l’université de Dublin. En 1998, elle a terminé avec les félicitations du j u ry sa formation au Dun Laghoire College of Art & Design, qui fait fonction d’école nationale du cinéma pour l’Irlande. Elle travaille actuellement comme coscénariste et comme assistante de réalisation et de production sur des courts et des longs métrages pour le cinéma et la télévision. N o urr i t u re de serpent (Snake Feed) Court métrage de Debra Granik (États-Unis, 1997-23mn) - VOSTF Scénario : Debra Granik, Jonathan Scheuer, Corinne Stralka et Richard Lieske Avec : Corinne Stralka (Irène), Richard Lieske (Rick), Jerry Dean, Jesse Stralka, Danny Stralka Photographie : Michael McDonough Montage : Debra Granik, Aileen Ghee Son : Matt Z. Siegel, Matthew Weiner Production : Aisle 10 Productions ZDF Meilleur court métrage, Sundance 1998 Regard sur la vie quotidienne de Rick et Irène : la famille, les petits boulots, le combat contre la drogue… C’est en tournant un documentaire dans un petit hôtel de New York que la réalisatrice a fait la connaissance d’Irène, une femme de c h a m b re. Cette dern i è re s’est rapidement ret rouvée au cœur du film. Puis, Debra Granik a rencontré les enfants d’Irène ainsi que Bob, son compagnon. Chacun des protagonistes joue son pro pre rôle, et ce mélange de documentaire et de fiction c on f è re une extraord i n ai re authenticité au film. Debra Granik Debra Granik a commencé à travailler sur des documentaires et des films vidéo avant même d’entre pre n d re des études à l’École de cinéma de l’université de New York. Elle a obtenu de nombreuses distinctions, p armi lesquelles le prix Nestor- A l me n d ro s et le prix Martin-Scorsese de la pro du c t i on en 1997. Snake Feed lui a valu le Prix du meilleur court métrage au Festival de Sundance 1998.



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