Arte Magazine n°8 19 fév 2000
Arte Magazine n°8 19 fév 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de 19 fév 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : ! Que viva Bunuel !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 21 février 2 2. 1 5 Scénarios sur la drog u e Courts métrages A RTE G.E.I.E. Sur le modèle de « 3 000 scénarios contre un virus », cette série porte un regard original sur la drogue et ses consommateurs. Vi n g t courts métrages à retrouver sur A RTE tout au long du mois de février. Ce soir : Speed Ball, de Laurent Bouhnik 2 2. 2 0 C o urt - circuit - 1 re p art i e Bébé à tout prix (Everybody’s Pregnant) Court métrage d’animation de Debra Solomon (États-Unis, 1998-6mn) - VOSTF Animation, textes, musique : Debra Solomon Photographie : Gary Becker Production : Pharoah Films Z D F Les déboires d’un couple prêt à tout pour avoir un enfant. Détonant. Une femme veut absolument être enceinte. Cela tourne même à l’obsession, d’autant qu’autour d’elle, les futures mères abondent. Mais les ébats conjugaux n’y font rien. Le couple décide de consulter… Son gros ventre Mêlant les charmes de la comédie musicale et les techniques du dessin animé, Bébé à tout prix relate de manière quasi document ai re les sacrifices que les femmes doivent p arfois faire pour avoir des enfants. Debra Solomon dénonce sans détours les médecins et les cliniques qui font de l’argent sur le ventre des candidates à la maternité. Tr ai t enlevé des dessins, esprit des dialogues et originalité de la musique composent un mélange détonant. Baroque et délirant, l’Âge d’or est la véritable matrice du cinéma de Buñuel. « Une splendide exploration des pouvoirs du négatif. » (Thierry Jousse) 2 2. 3 0 L’âge d’or Film de Luis Buñuel (France, 1930-1h) Scénario : Luis Buñuel, Salvador Dali Avec : Lya Lys (la femme), Gaston Modot (l’homme), Caridad de Laberdesque (la femme de chambre), Lionel Salem (le comte de Blangis/le Christ), Max Ernst (le chef des bandits), Germaine Noizet (la marquise de X), Pierre Prévert (Peman, un bandit), Duchange (le chef d’orchestre), Lionel Artigas (le gouverneur), Ibanez (le garde forestier), Pancho Cossio (un bandit) Photographie : Albert Duverger Musique : Mendelssohn, Mozart, Beethoven, D e b u s s y, Wa g ner, Georges van Parys Production : Charles de Noailles L AS E P TARTE (R e d i ffusion du 13 février 1996)
« Un film d’amour fou, une poussée irrésistible qui jette l’un vers l’autre, quelles que soient les circonstances, un homme et une femme qui ne peuvent jamais s’unir. » (Luis Buñuel) Deuxième film du tandem Buñuel-Dali, l’Â g e d’o r est l’emblème du surréalisme, une ode à l’amour fou qui n’a rien perdu de son étrangeté, de son érotisme et de sa violence subversive. Le film s’ouvre par un documentaire sur les scorpions. Puis voici une île gardée par des squelettes d’archevêques figés dans la roche. Elle est habitée par des bandits qui végètent dans une misérable cabane. Arr i v e une délégation d’importants personnages sous la conduite du gouverneur majorqui n venu inaugurer la ville : Rome. Non loin de là, un couple fait l’amour dans la boue. Des policiers se saisissent de l’homme… La subversion par le rêve Second film de Buñuel après Un chien a n d a l ou (1928), l’Âge d’or raconte l’histoire d’un couple qui, par la force de son amour et de ses désirs, bouscule l’ord re établi, les rituels de la bienséance, les tabous de la b o urgeoisie. Le tout au milieu d’images irr a- tionnelles, burlesques, oniriques ou franchement sacrilèges. Ainsi, la dern i è re séquence du film, inspirée de Sade, évoque une orgie au château de Selliny, et l’un des libertins n’est autre que le Christ. Dans Mon dernier soupir (R o b ert Laffont, 1982), Buñuel résume ainsi le film : « Pour moi, il s’agissait (...) d’un film d’amour fou, d’une poussée irrésistible qui jette l’un vers l’autre, quelles que soient les circonstances, un homme et une femme qui ne peuvent jamais s’unir. » P roduit par le mécène Charles de Noailles (qui risqua l’excommunication), le film sort i t quelques jours au Studio 28, à Paris, puis, ayant provoqué un scandale orchestré par les ligues d’extrême droite, fut interdit par la P r é f e c t u re de police. Pendant cinquante ans, le film ne fut projeté qu’en privé et dans les cinémathèques. Il sortit commerc i a l e- ment à New York en 1980 et à Paris en 1981. A u j o urd’hui, l’Âge d’or est le plus souvent considéré comme un document historique, v o i re « classique ». À l’instar de Philippe Sollers, on peut se demander si cette « muséification » n’est pas la dern i è re ruse de la censure sociale pour désamorcer le pouvoir subversif de cette œuvre. Centenaire de la naissance de Luis Buñuel L’Âge d’or lundi 21 février à 22.30 Terre sans pain lundi 21 février à 23.30 Thema « Buñuel, l’œil de son siècle » m ardi 22 février à 21.50



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