Arte Magazine n°7 8 fév 2020
Arte Magazine n°7 8 fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de 8 fév 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Goulag, une histoire soviétique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mardi 11 février ARTE MAG N°7. LE PROGRAMME DU 8 AU 14 FÉVRIER 2020 s 18 5.00 L R BERLIN LIVE Peter Bjorn and John Concert m 6.10 M XENIUS La guerre au volant ; Centrales nucléaires Magazine 7.10 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse 7.15 EM GEO REPORTAGE Norvège – Le bois, une affaire de femmes Reportage 8.00 M L’EUROPE AU FIL DE L’EAU Du lac Müritz à la plaine de la Spree Série documentaire 8.45 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.25 EM LE PEUPLE DES FORÊTS (1-3) L’âge de glace ; L’âge d’or de la forêt ; Au fil de l’histoire Série documentaire 12.05 M LE RÍO PARANÁ, L’AUTRE GRAND FLEUVE D’AMÉRIQUE DU SUD À travers le Brésil depuis la source Série documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS De jeunes Lituaniens passionnés de basket-ball Reportage m m 13.35 AILLEURS EN EUROPE 13.40 M DOUTE Film 15.35 EM MEXIQUE, LES GARDIENS DE LA FORÊT Documentaire 16.30 E INVITATION AU VOYAGE Émission 17.10 XENIUS Innovations durables Magazine m m m 17.45 E RITUELS DU MONDE Bolivie  : se battre pour la Pachamama Série documentaire 18.15 LES NOUVEAUX SANCTUAIRES DE LA NATURE La route des parcs de Patagonie ; Le parc marin des Seychelles Série documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.50 E GOULAG, UNE HISTOIRE SOVIÉTIQUE (1-3) Origines 1917-1933 ; Prolifération 1934-1945 ; Apogée et agonie 1945-1957 Série documentaire 23.45 ER LE SAVANT, L’IMPOSTEUR ET STALINE Comment nourrir le peuple Documentaire 0.45 M ARTE REPORTAGE Magazine 1.35 EM LE DESSOUS DES CARTES Le train  : transport d’avenir Magazine Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Disponible en replay Vidéo à la demande Date de disponibilité en avant-première Disponibilité en ligne 1.50 M ARTE REGARDS Un vendeur de boissons prend son bâton de pèlerin ; Quand la médecine change de paradigme Reportage 3.00 L R LE FABULEUX VOYAGE DE LA FAMILLE ZID Documentaire m 4.20 EM RITUELS DU MONDE Guatemala  : des cerfsvolants pour les morts Série documentaire Multidiffusion Rediffusion Versions linguistiques disponibles Date de fin de replay ARCHIVES SOVIÉTIQUES 20.50 Histoire Goulag, une histoire soviétique (1-3) Avec des témoignages et des archives exceptionnels, cette série documentaire déroule, de 1917 à la fin des années 1950, l’histoire d’un continent encore méconnu  : le système concentrationnaire soviétique qui constitua le cœur caché de l’empire. Soirée présentée par Andrea Fies Acronyme russe formé en 1930 à partir des mots «Administration centrale des camps», le Goulag, phénomène majeur du XX e siècle, demeure pourtant largement méconnu. Créés dès 1918, les camps soviétiques connaissent dans les années 1930, avec la terreur stalinienne, et jusqu’à la mort du tyran en 1953, un développement exponentiel qui fait d’eux le cœur économique et politique caché du régime. Ignoré, puis nié pendant des décennies et rapidement occulté par le pouvoir russe après la chute de l’URSS, ce système concentrationnaire qui a brisé les existences de millions de déportés a été dénoncé et décrit au fil du temps par nombre de ses victimes, aux premiers rangs desquelles l’ancien officier de l’Armée rouge, devenu prix Nobel de littérature, Alexandre Soljenitsyne. Mais le secret instauré par l’URSS, l’aveuglement de l’Occident, qui a tardé à reconnaître sa réalité, puis le déni persistant des autorités russes ont longtemps entravé le travail historique nécessaire pour le comprendre dans toutes ses dimensions. Grâce à l’ouverture des archives, écrites mais aussi filmées, et au travail extraordinaire de collecte de témoignages accompli depuis trente ans par l’organisation russe Memorial – que Poutine a mise à l’index dès son arrivée à la tête de l’État –, cette série documentaire déroule pour la première fois en images l’histoire dantesque d’un «archipel», comme l’écrivait Soljenitsyne, largement oublié et incompris. En compétition au Fipadoc 2020, ce récit à la fois dense et fluide, sobre et plein de souffle, se fonde notamment sur les recherches de l’historien Nicolas Werth, l’un de ses trois coauteurs, spécialiste du régime soviétique. Sa force réside aussi dans sa capacité à tisser itinéraires individuels et destin collectif, par un art combiné du détail et de la synthèse. 1. Origines  : 1917-1933 Les premiers camps de concentration sont mis en place dès 1918, quelques mois après la révolution d’Octobre. Le nouveau régime bolchevik veut se débarrasser des adversaires politiques et rééduquer par le travail les éléments dits «asociaux». La première expérimentation à grande échelle a lieu sur l’archipel des Solovki, tout près du cercle polaire. Des milliers de détenus politiques et de droit commun, hommes et femmes, y sont dépor-
H tés et soumis au travail forcé. En 1922, après le retrait de Lénine frappé par des attaques cérébrales à répétition, Staline prend peu à peu le pouvoir et décrète à partir de la fin des années 1920 l’industrialisation du pays à marche forcée ainsi que la collectivisation des terres arrachées aux koulaks, les petits propriétaires terriens, prélude à des famines meurtrières. Cette «dékoulakisation» qui frappe massivement la paysannerie confère au Goulag une dimension elle aussi massive. Des chantiers titanesques sont lancés dans les régions les plus reculées, comme la Kolyma, en Sibérie. La police politique (Tchéka, puis Guépéou) envoie dans les camps de travail des centaines de milliers d’innocents, dont l’esclavage constitue une ressource économique majeure. Construction d’infrastructures et de villes, extraction d’or et de pétrole causent la mort de milliers de zeks (abréviation du mot russe signifiant «enfermé», «prisonnier»). Qu’importe, puisque la main-d’œuvre va s’avérer inépuisable ? 2. Prolifération  : 1934-1945 Glorifié au XVII e congrès du Parti communiste, en 1934, Staline lance les chantiers du canal Volga-Moscou et la construction d’un nouveau transsibérien. Le NKVD, qui a succédé à la Guépéou, multiplie les camps et transforme le Goulag en véritable industrie pénitentiaire. Le nombre de déportés franchit la barre du million en 1935. Vitrine spectaculaire de la grande terreur déclenchée en 1937, les procès de Moscou dissimulent l’ampleur de la répression qui s’abat aveuglément sur l’ensemble de la société soviétique et les anonymes. Exécutions de masse et arrestations arbitraires s’accélèrent. En août 1939, après la signature du pacte germano- soviétique, des centaines de milliers de Polonais, de Baltes, d’Ukrainiens de l’Ouest ou de Moldaves rejoignent dans les camps du Goulag quelque 2 millions de déportés soviétiques. Après l’invasion de l’URSS par la Wehrmacht, en juin 1941, les conditions de détention se dégradent de façon effroyable. La famine et la maladie ravagent les rangs des détenus. En 1945, malgré la victoire sur l’Allemagne nazie, l’archipel du Goulag, indispensable moteur de la machine de production soviétique, recommence à s’étendre, augmenté notamment de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et même d’enfants qui n’ont souvent d’autre tort que d’avoir survécu à l’occupation nazie. 3. Apogée et agonie  : 1945-1957 Les populations des nouveaux territoires occupés de l’Est restent elles aussi particulièrement soupçonnées d’antisoviétisme. La troisième catégorie visée est celle des intellectuels, notamment au sein d’une population étudiante soviétique en expansion. Les femmes représentent désormais un quart des zeks. Près de 2 millions de détenus, dont beaucoup à l’extrême limite de la survie, s’entassent toujours dans les camps. Peu à peu, ces conditions de vie effroyables font chuter la rentabilité économique du Goulag. Le 5 mars 1953, après la mort de Staline, un million de libérations sont prononcées. En 1956, Khrouchtchev, s’exonérant au passage de sa responsabilité, pourtant indéniable, dénonce les crimes du stalinisme, provoquant dans le monde une immense onde de choc. Le système concentrationnaire ne disparaît pas totalement, mais ne retrouvera jamais l’ampleur que lui ont conférée quarante années de répression de masse. Lire page 6 Série documentaire de Patrick Rotman, Nicolas Werth et François Aymé (France, 2019, 3x52mn) - Réalisation  : Patrick Rotman - Coproduction  : ARTE France, Kuiv-Michel Rotman 4/2 10/4 En partenariat avec Kira Historia TOMASZ KIZNY 23.45 Histoire Le savant, l’imposteur et Staline Comment nourrir le peuple Le destin tragique du botaniste Nikolaï Vavilov et la gloire usurpée de son rival Trofim Lyssenko résument de façon saisissante l’obscurantisme et l’arbitraire du régime stalinien. Des réquisitions décidées par Lénine au lendemain de la guerre civile à l’exportation de millions de tonnes de céréales après la Seconde Guerre mondiale, en passant par la collectivisation des terres décrétée par Staline en 1929, le régime soviétique a pris une part directe dans les famines de 1921, 1932, puis 1946. Mais il n’en a pas moins cherché, dès ses débuts, les moyens d’améliorer les rendements agricoles pour garantir la sécurité alimentaire. En 1922, un botaniste visionnaire, Nikolaï Vavilov, prend la tête de l’Institut créé à cet effet à Petrograd (l’actuel Saint-Pétersbourg). Il a commencé dès 1916 à recueillir des semences dans le monde, avec le rêve de nourrir un jour l’humanité. Mais, dès la fin des années 1920, alors que Staline s’empare peu à peu du pouvoir, un agronome de dix ans son cadet, Trofim Lyssenko, travaille à prendre sa place. Habilement conseillé, ce fils de paysans se sert de l’idéologie pour triompher, jouant de ses méthodes «prolétariennes» contre la génétique «bourgeoise». MIROIR INVERSÉ Staline tranchera  : en 1940, Vavilov est arrêté et condamné à mort, tandis que Lyssenko règne sans partage sur l’agronomie soviétique et plonge la recherche dans l’obscurantisme jusqu’à la mort du dictateur, en 1953. Grâce, notamment, à l’ouverture des archives soviétiques, la réalisatrice Gulya Mirzoeva retrace de façon poignante ces deux destins en miroir, emblématiques de ce que fut le stalinisme, avec son arbitraire et sa férocité. Documentaire de Gulya Mirzoeva (France, 2017, 54mn) Coproduction  : ARTE France, Point du Jour, Sunset Presse - (R. du 31/7/2018) 4/2 10/4 2017 ARTE–SUNSET PRESSE–POINT DU JOUR mardi 11 février ARTE MAG N°7. LE PROGRAMME DU 8 AU 14 FÉVRIER 2020 19



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