Arte Magazine n°7 12 fév 2000
Arte Magazine n°7 12 fév 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de 12 fév 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : L'amour mixte, une histoire d'amour en Amérique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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samedi 12 février 21.45 Metropolis Magazine culturel européen coordonné par Pierre-André Boutang et Peter Wien (Allemagne, 2000-58mn) NDR ● Tristan et Iseult dans l’hémisphère Sud La Wagner Society of Hawaii et Henry Akina, directeur de l’opéra d’Honolulu, veulent faire jouer Wagner dans le Pacifique. Akina projette, avec le soutien du petit-fils du compositeur et d’un mécène allemand, de donner Tristan et Iseult à l’Opéra de Hawaï. L’île accueille par ailleurs en janvier 2000 un congrès de wagnériens venus du monde entier. Pour la petite histoire, la légende de Pele, déesse hawaïenne du feu, présente des ressemblances tro u- blantes avec celle de Tristan et Iseult… ● À vos musées : L’art en Europe centrale de 1945 à 1989 Au début du XX e siècle, Vienne, Prague et Budapest sont de hauts lieux de la vie artistique. Mais la guerre froide met une fin brutale à leur rôle d’avant-garde. Lóránd Hegyi, directeur du Musée d’art modern e de Vienne, présente les œuvres de 150 artistes d’Europe centrale. Une pre m i è re ! L’exposition est à Vienne jusqu’au 27 février 2000 avant de partir pour Budapest, Barcelone, Southampton et Prague. ● Les nazis et l’art : main basse sur la musique Si l’on sait le destin que les nazis ont réservé aux œuvres d’art plastique – voir la Thema d’ARTE jeudi 17 février –, on ignore souvent leurs pratiques en matière de musique. Un commando spécial des SS, stationné à Paris, composé de jeunes musicologues hautement qualifiés, confisquait pourtant des pièces allant d’instruments de musique à des autographes de compositeurs, en passant par des livres, pour les donner à des citoyens allemands. Le compositeur Darius Milhaud fut l’une de leurs victimes. Les orc h e s t res des camps re c e- vaient eux aussi les trophées de guerre des nazis. Pour la pre m i è re fois, une enquête explique comment on a dépouillé les pays d’E u rope centrale et orientale de fonds musicaux entiers. Meurtre à l’hospice ! Une femme escroc aristocrate et un juge à la retraite mènent l’enquête. 22.45 Fiction Un couple infernal Téléfilm de Susanne Zanke (Allemagne, 1997-1h29mn) - VF Scénario : Thomas Kirdorf Avec : Heinz Schubert (Anton Beck), Gisela Uhlen (Florence de La Rochefoucauld), Eva Haßman (Luisa), Juraj Kukura (Calapresi), Dirk Dautzenberg (Lohmann), Karl-Friedrich Praetorius (Rohloff) Photographie : Werner HoffmannProduction : Hessischer Rundfunk ARD/HR (Rediffusion du 31 décembre 1997) À son arrivée en maison de retraite, un juge retrouve une vieille dame qu’il avait envoyée en prison. Et voilà qu’un crime est commis dans la résidence... Une comédie policière enlevée. Anton Beck, 71 ans, juge à la retraite, décide de s’installer dans une résidence pour personnes âgées. À peine arrivé, une surprise l’attend : l’une des pensionnaires de l’établissement est une certaine Flore n c e de La Rochefoucauld, qu’il a envoyée en prison vingt ans plus tôt pour une aff ai re d’esc roquerie. La dame, qui a encore bien du c h arme, harcèle le p a u v re juge. Qui se ret rouve par hasard témoin d’un meurt re. Beck s’allie avec sa vieille ennemie Florence pour démasquer le coupable... Thomas, Gisela, Heinz Le scénariste Thomas Kirdorf, l’un des plus demandés en Allemagne, a déjà de nombreux succès à son palmarès, dont un prix de la Commission européenne. Il a écrit C h erche appartement désespérément (d i f- fusé sur ARTE en 1991) et Un amour presque parfait (diffusé le 10 mai 1996). La comédienne Gisela Uhlen a obtenu en 1979 le Prix fédéral du cinéma (or) pour son rôle dans le Mariage de Maria Braun de R. W. Fassbinder. Heinz Schubert est lui aussi très connu comme acteur mais aussi comme metteur en scène, notamment au Schauspielhaus de Hambourg.
00.15 Rubén Gonzales y su grupo En concert aux Nuits du Sud Revenu au premier plan grâce au projet Buena Vista Social Club, le génial pianiste Rubén Gonzales fait chanter les rythmes cubains depuis 1941. Pourtant, il n’a sorti son premier disque qu’en 1997, à l’âge de 77 ans ! On le ret rouve ce soir avec son orc h e s t re sur la scène des Nuits du Sud. Au menu : Cuba, rythmes en liberté ! Documentaire musical d’Yvan Bodenes (France, 1999-55mn) Coproduction : La Sept ARTE, Morgane Productions, Mezzo LA SEPTARTE Qu’un pianiste enre g i s t re son pre m ier disque à l’âge de 77 ans, alors qu’il a plus d’un demi-siècle de carr i è re pro f e s s i on ne l- le derr i è re lui, voilà qui n’est pas banal. E n c o re plus étrange : ce musicien est à la retraite depuis plusieurs années, il n’a même pas de piano chez lui et, deux semaines avant l’enre g i s t rement, rien n’avait encore été fait. Pourtant, le passé de Rubén Gonzales est riche en collaborations hautes en couleur. Diplômé à l’âge de 15 ans au conserv a t o i re de Cienfuegos, il c o l l a b o re dès 1941 avec les meilleurs orc h e s t res de La Havane. Arsenio Rodriguez l’engage dans son célèbre conjunto et lui donne l’occasion, en 1943, de faire son premier enre g i s t rement. Dès cette époque, il fait partie, avec Peru c h i n, des très rares pianistes prietos (foncés) à intégrer les meilleurs orchestres blancs. Au début des années 60, il est engagé par le violoniste Enrique Jorrin, avec qui il avait déjà travaillé juste avant que celui-ci ne crée le cha-cha-cha. Devenu directeur du c é l è b re orc h e s t re c h a r a n g a, il abandonne le poste à la mort de Jorrin. Ruben déteste p a r-dessus tout les responsabilités extramusicales, ce qui explique sans doute qu’il n’ait jamais formé son pro pre ensemble et que son nom ne soit apparu pour la prem i è re fois qu’en 1979 avec la parution du recueil Estrellas de Areito. Genèse d’un premier disque Si le miracle du premier disque s’est produit pour Rubén Gonzales, c’est d’abord parce que Nick Gold, le producteur anglais du label World Circuit, et le chef d’orchestre cubain Juan de Marcos Gonzales l’ont choisi comme pianiste pour deux disques en registrés à La Havane en mars 1996, A toda Cuba le gusta, de l’Afro Cuban All Stars, et Buena Vista Social Club, de Ry C o o der, Ibrahim Ferrer, Eliades Ochoa et Compay Segundo. Il fit preuve d’une telle passion lors des séances que Nick Gold lui proposa de faire, sous son nom, un disque qui rassemblerait une sélection de grands classiques de la musique populaire cubaine. L’enregistrement eut lieu sans répétition préalable, en deux jours seulement, dans une atmosphère intime. Accompagné d’Orlando « Cachaito » Lopez (contrebasse), de Manuel « Guajiro » Mirabal (tro m p et t e) , d’Ibrahim Ferrer (chant), de Carlos Gonzales (bongos), de Juan D’Marc o s Gonzales (percussions), d’Amadito Va l de s (timbales) et d’Angel Terry Domech (congas), il joue avec la plus grande spontanéité et sans arrangements préétablis. Ses improvisations rythmées ont envahi l’été dernier la scène des Nuits du Sud. « Le plus grand pianiste soliste que j’aie jamais entendu dans ma vie ; un croisement cubain entre Thelonious Monk et Félix le Chat. » (Ry Cooder)



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