Arte Magazine n°7 12 fév 2000
Arte Magazine n°7 12 fév 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de 12 fév 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : L'amour mixte, une histoire d'amour en Amérique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
jeudi 17 février « Les œuvres n’ont jamais été réellement perdues, c’est juste que le monde de l’art ne veut pas poser trop de questions… Quelqu’un parfois ouvre un œil aveugle et réussit À la recherche des trésors de guerre un beau coup de filet. » (Willi Korte, détective, dans Making a Killing) ●●● inventoriées et stockées au Jeu de paume, à Paris, en attendant d’être transférées en Allemagne. Mais les goûts d’Hitler le portent surtout vers les classiques et les p e i n t res romantiques. Certains marc h a n d s d’art passent alors un marché avec les autorités allemandes : ils leur fourn i s s en t des œuvres classiques et des informations sur les cachettes des collectionneurs juifs (Alphonse Kann, Paul Rosenberg…) en échange de la possibilité de récupérer des tableaux modernes entreposés au Jeu de paume… Les œuvres sont ensuite re v e n- dues en Suisse, notamment par l’intermé- d i ai re du marchand Fischer. Celui-ci avait déjà accepté, en 1939, d’organiser la vente des œuvres d’art dit « dégénéré » des musées allemands. Principaux bénéfic i ai res : les nazis (qui financent ainsi en partie leur effort de guerre), quelques marchands et des collectionneurs sans scrupules. Au lendemain du conflit, très peu sont inquiétés. Beaucoup d’œuvres ont déjà été revendues sur le marché américain, acquérant ainsi une nouvelle virginité. Pour un Paul Rosenberg qui gagne son procès (obligeant le collectionneur zurichois Burley à lui racheter les œuvres qu’il ne veut pas rendre), des centaines de prop r i é t ai res sont toujours spoliés. Comment savoir si leurs œuvres existent toujours, ou si elles ne dorment pas dans les réserv e s de musées et de galeries, aux re s p o n- sables peu curieux de leur origine ? À lire : le Musée disparu - Enquête sur le pillage des œuvres d’art en France par les nazis, de Hector Feliciano (Austral). 21.40 Making a Killing Documentaire de Christopher Spencer (Grande-Bretagne, 1998-51mn) Production : Channel 4, Arthouse Degas, Botticelli… Les Gutmannpossédaient une très belle collection aujourd’hui dispersée à travers le monde. Christopher Spencer les a suivis dans leur parcours du combattant pour faire valoir leurs droits. 1943, en Hollande. Friedrich et Louise Gutmann, membres d’une famille juive fondatrice de la Dresdner Bank, refusent de céder leur collection aux occupants malgré l’assurance de Himmler de les laisser partir pour l’Italie. Ils sont déportés à Theresienstadt. La paix revenue, leurs enfants Lili et Bern ard ret rouvent leur maison pillée. Aidés par le détective Willi Korte, véritable « Indiana Jones » du monde de l’art, ils partent en quête des œ u v res volées. Finalement, à la fin de 1995, ils localisent un Degas dans une collection privée de Chicago. Mais le pro pr i é t ai re re f u s e de le leur re s t i t u er. Une longue bataille judic i ai re s’engage… Comment prouver que ce tableau de Degas appartient aux Gutmann ? La conspiration du silence Ce ne sont pas seulement les méthodes de l’Allemagne nazie qui sont ici dénoncées, mais aussi la complicité de la Suisse et des États-Unis dans le commerce et le recel des œ u v res volées. Pour Willi Korte, l’histoire de la collection des Gutmannest révélatrice de « la conspiration du silence qui s’est établie p armi les conservateurs de musée, les marchands et les commissaire s - pr i s e u r s ». Quand il s’agit de récupérer son bien, les choses deviennent en effet très compliquées. Qu’est-ce qui prouve que le Degas en question appartient bien aux Gutmann ? Son pro pr i é t ai re actuel, Daniel Searle, clame sa bonne foi : « Quand j’ai acheté le Degas, la transaction a eu toutes les apparences de la légalité. Que cette légalité puisse aujourd’hui être mise en doute est très pénible », d é p l o re - t - il. Et les choses ne sont pas plus faciles pour les Gutmann : ou t re la douleur de revenir sur un passé l o urd de drames, le procès coûte cher : même si son issue leur est favorable, ils de v ront vendre le Degas pour re m b our s e r les frais d’avocats !
22.30 Film La chambre d’ambre Film de Roland Gräf (Allemagne, 1991-1h41mn) - VF Scénario : Thomas Knauf, Roland Gräf Avec : Corinna Harfouch (Lisa Morbrink), Kurt Böwe (Max Buttstädt), Uwe Kockisch (Ludwig Kollenbey), Ulrich Tukur (Siegfried Emmler), Michael Gwisdek (Costello) Photographie : Roland Dressel Musique : Richard Wagner Montage : Monika Schindler Production : DEFA, Studio Babelsberg GmbH, WDR Trois chercheurs de trésors partent sur les traces d’un chef-d’œuvre mystérieusement disparu à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une des merveilles de l’art mondial – un cadeau du roi de Prusse autsar Pierre I e r en 1717 – a été enlevée à Kaliningrad par la We hrmacht à la fin de l’été 1944. Depuis, nulle trace de ce chef-d’œuvre. Celui-ci est convoité à la fois par ceux qui ont été mêlés à l’histoire, par les chercheurs de trésors et par les autorités des deux pays concern és. Il y a d’abord Lisa et Ludwig, entraînés dans cette aventure à la suite de la mort mystérieuse du père de Lisa. Puis Siegfried E m m l er, dont le père a directement part i ci p é à la disparition de la chambre d’ambre. Enfin, il y a ce commissaire à la retraite sur la piste d’un étrange fabricant de montres suisses... Le mystère de la chambre jaune Il y a d’abord ces quelques mots : « J’ai été v o t re appât. » Écrits par le père de Lisa, e x p ert en art, et découverts après sa mort, ils introduisent le mystère. En fouillant dans les travaux de son père, Lisa fait des découv ertes qui lui donnent envie d’en savoir plus. L’a v en t u re commence… Dans cette intrigue n o i re et dangereuse, les personnages mis en scène par Roland Gräf sont tous poussés par un motif personnel. Les sombre s forêts de Saxe, l’implication très personnelle de ces détectives en herbe et l’omniprésence de la musique de Wagner re n de n t l’a t m o s p h è re angoissante et irréelle. Grâce à la prodigieuse mémoire musicale de Ludwig, un spécialiste de Wa g ner, l’intrigue avance. Mais au profit de qui ? Les trésors de la chambre d’ambre déchaînent les convoitises. La grande actrice allemande Corinna Harfouch est Lisa, entraînée dans une aventure palpitante.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :