Arte Magazine n°6 5 fév 2000
Arte Magazine n°6 5 fév 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de 5 fév 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Comment vivrons-nour demain ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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samedi 5 février 21.40 Metropolis Magazine culturel européen coordonné par Pierre-André Boutang et Peter Wien Rédaction en chef : Dominique Rabourdin (2000-1h) LA SEPTARTE ● Yasmina Reza Réalisation : Annie Chevallay, Pierre-André Boutang Yasmina Reza est l’auteur de Art, pièce qui a fait le tour du monde depuis 1994, date de sa création à Paris. Traduite en vingt langues, jouée à Londres, Berlin, Saint-Pétersbourg et Bro a d w a y, elle a reçu de nombreuses récompenses, dont deux M o l i è re et un Ton y Aw ard. Entre Art et ses autres pièces (Conversations après un enterre ment, l a Traversée de l’hiver, l’Homme du hasard), l’œ u v re de Yasmina Reza a été jouée avec un égal succès sur 137 scènes dans le monde. Elle a reçu en 1997 le Prix de la nouvelle de l’Académie française pour son récit Hammerklavier, et son premier roman, Une désolation (Albin Michel), est paru cet automne. Depuis le 19 janvier on peut voir sur les écrans le film qu’elle a écrit, l e Pique-nique de Lulu Kre u t z, réalisé par Didier Martiny. Metropolis l’a rencontrée. ● Woody Allen et Tim Burton Entretiens : Christian Fevret et Serge Kaganski À l’occasion de la sortie de leurs films Sweet and Lowdown et Sleepy Hollow, renc on t re avec deux cinéastes américains, deux auteurs au style bien différent. ● À vos musées : le musée des Beaux-Arts de Tours Réalisation : Antoine Gallien Suite de la série consacrée aux musées de province, avec la visite, en compagnie de P i erre Dumayet, auteur, et de Jean-Michel Meurice, peintre, du musée des Beaux-Arts de Tours. 22.40 Fiction La marche fatale (Trickser) Téléfilm d’Oliver Hirschbiegel (Allemagne, 1997-1h27mn) - VF Scénario : Jochen GreveAvec : Dominique Horwitz (Erik), Eva Hassmann(Lennie), Jochen Nickel (Bingo), Sandra Nedeleff (Clarissa) Photographie : Rainer KlausmannCoproduction : Akzente Film & Tv Prod. GmbH, NDR, ARTE NDR (Rediffusion du 28 novembre 1997) Diffusion en 16/9 Pour Bingo (Jochen Nickel), tous les moyens sont bons : Clarissa (Sandra Nedeleff) doit convaincre Erik de donner l’argent. Deux jeunes gangsters sont en cavale. Chacun de leur côté, ils vont devenir l’instrument du hasard. La rencontre d’une jeune femme peut être l’espoir de s’en sortir intact, ou un dernier piège... fatal, celui-là. Auteurs d’un hold-up avec prise d’otages, Erik et Bingo ont bientôt toute la police à leurs trousses. Blessé dans la fusillade, Erik se réfugie dans une maison délabrée. Bingo, lui, se planque chez la petite amie d’Erik et attend son ret our. Il commence à le soupçonner de vouloir garder le butin pour lui seul. Coincé dans sa cachette, Erik ne sait comment se sortir de là, jusqu’à ce qu’une certaine Lennie, batteuse dans un g roupe rock, fasse son apparition. Elle est prête à l’aider, non par altruisme, mais parce qu’elle a flairé la bonne affaire...
00.10 Papa Wemba Chance eloko pamba Mélange de civilisations, de sons et de ry t h mes, la musique de Papa Wemba est universelle. P artageant son temps en t re Paris et Kinshasa, le chanteur est aussi un symbole vivant pour les jeunes Zaïrois. Documentaire musical de Jimmy Glasberg (France, 1996-1h) Production : La Sept ARTE, Morgane Productions Dans la série « World Collection » LASEPTARTE (Rediffusion du 25 mai 1996) Papa Wemba est un personnage insaisissable, aux turbulentes passions. Un caract è re impossible à uniformi s er, comme sa musique, partagée entre ses racines et sa volonté d’expansion. Jimmy Glasberg l’a filmé à l’œuvre au studio Amadeus, puis avec sa famille à Aulnay-sous-Bois, avant qu’il ne prenne l’avion pour Kinshasa. On le voit dîner un soir avec le fils du président Mobutu et, le lendemain, se déhancher dans un bal popu ou bien soutenir l’équipe de foot locale. Ce portrait retranscrit parfaitement la dualité de cet artiste, re pr é s e n- tant d’une world-music qui n’oublie pas ses attaches traditionnelles. Le rossignol du Zaïre Dès son premier groupe, en 1969, Papa Wemba s’est fait le chantre du métissage musical : « Nous subissions l’influence de nombreux courants : la musique afro-cubaine, le rock, le rhythm & blues américain, ajoutés à notre rythmique traditionnelle. » Depuis, Papa Wemba chante toujours dans sa langue maternelle, le lingala. Mais c’est loin d’être la seule de ses options art i s- tiques : Papa Wemba, c’est aussi le look. « J’ai décidé qu’on allait jouer sur les vêtements, qu’on allait être très habillés... » À la fin des années 70, il fonde la Société des ambianceurs et des personnes élégantes – la SAPE –, mouvement suivi par les jeunes Zaïrois du monde entier ! C’est d’ailleurs sa fascination pour les couturiers tels que Takeo Kikuchi, Yohji et Gianni Versace qui a t t i re alors sur lui l’attention des médias i n t ernationaux. En 1988, Papa We m b a décide de vivre à Paris et se tourne résolument vers un ambitieux cosmopolitisme. Il s’a ffranchit de son étiquette de « sapeur » pour conquérir un public plus large. Sans p erd re de sa chaleureuse jubilation. Le cinéaste Jimmy Glasberg, directeur de la photo pour S h o a h de Claude Lanzmann, a voulu propager cette fièvre : « Images exubérantes et colorées. Foisonnement d’idées s urréalistes. Imaginaire qui fait surv i v re. Mariage de l’expression moderne et traditionnelle. Créativité gestuelle, verbale, vest i me n t ai re, collages, récupérations industrielles, signes extérieurs de richesse, sexe. Tous ces thèmes sont filmés d’une façon e x pressionniste et utilisés musicalement. » Le chanteur zaïrois doit-il sa voix exceptionnelle à sa mère, qui était pleureuse professionnelle ? Chance eloko pamba : saisis la chance quand elle passe ! En partie tourné dans un quartier populaire de la capitale zaïroise, ce film nous plonge au cœur d’un pays dictatorial où la misère se nourrit de l’image du dollar-roi. Pour les gamins de la rue, les chegué, « l’article 15 » tient lieu de loi : démerde-toi !



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