Arte Magazine n°52 21 déc 2019
Arte Magazine n°52 21 déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°52 de 21 déc 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : chic, c'est Noël.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°52. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 DÉCEMBRE 2019 8 Mardi 24 décembre à partir de 20.50 Film La péniche du bonheur Documentaire Sophia Loren Une destinée particulière Lire page 18 En avant-première dès le 17 décembre Disponible jusqu’au 22 mars 2020 1958 « La péniche du bonheur » Lorsqu’elle tourne ce film, Sophia Loren vit aux États-Unis depuis deux ans. Fort de ses premiers succès en Italie, son pygmalion, le producteur Carlo Ponti, l’a poussée à tenter sa chance à Hollywood. La Napolitaine dira plus tard que ce monde, si impressionnant et séduisant fût-il, n’était pas le sien. Mais si la plupart des rôles qu’on lui propose mettent surtout en valeur son exotisme et sa sensualité, elle a su, grâce à la fraîcheur de son jeu, échapper à une artificialité souvent de mise. La péniche du bonheur, dans lequel elle joue une nounou mutine adoptée au premier regard par trois malicieux enfants, vaut aussi pour le couple qu’elle forme avec Cary Grant, déjà croisé l’année précédente sur le tournage d’Orgueil et passion. Le film voit naître entre eux une amitié amoureuse pour laquelle l’irrésistible Cary s’est dit prêt à tout abandonner. Il la suppliera de l’épouser, mais elle restera fidèle à l’homme de sa vie, Carlo Ponti. 1960 « La ciociara » La parenthèse américaine fermée, Sophia Loren revient au pays, où l’attend la consécration  : les récompenses s’amoncellent pour son rôle de mère courage dans La ciociara, notamment un prix d’interprétation à Cannes et l’Oscar de la meilleure La reine Sophia D’une beauté explosive, la talentueuse Sophia Loren a marqué de son empreinte l’histoire du cinéma. En trois films, retour sur une carrière flamboyante, ponctuée d’inoubliables rencontres. actrice, une première pour un rôle non anglophone. Adapté d’un roman d’Alberto Moravia, le film la plonge dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale dans une Italie rurale prise entre la déroute de l’armée fasciste et l’avancée de troupes alliées ivres de revanche. La ciociara marque aussi ses retrouvailles avec Vittorio De Sica, qui l’avait dirigée dans L’or de Naples en 1954. De Sica, avec lequel elle partageait les mêmes racines napolitaines, la mettra en scène dans cinq autres films, notamment Mariage à l’italienne. 1977 « Une journée particulière » Marcello Mastroianni fut le partenaire de Sophia Loren à douze reprises. Le couple le plus célèbre du cinéma italien dégageait une alchimie qui dépassait le simple glamour, ce qu’Ettore Scola met magnifiquement au jour dans Une journée particulière, où ils trouvent tous les deux des rôles aux antipodes de leur image  : Sophia y joue une mère de famille soumise et fatiguée, et Marcello, un homosexuel casanier. Fable sur l’intolérance et la solitude dans l’Italie fasciste, ce chef-d’œuvre a offert à la comédienne son dernier grand rôle, l’un des plus émouvants aussi. Jonathan Lennuyeux-Comnène SILVER SCREEN COLLECTION/HULTON ARCHIVE/GETTY IMAGES
SMITHSONIAN NETWORKS/GRIZZLY CREEK Samedi 21 décembre à 20.50 Documentaire Yellowstone – Nature extrême (1) Lire page 11 En avant-première dès le 14 décembre Disponible jusqu’au 19 janvier 2020 La ruse du loup gris Protégé du froid grâce à son pelage laineux, remarquablement agile, le loup gris se complaît dans la rudesse de l’hiver nord-américain. Au sommet de la chaîne alimentaire, il évolue en meute et profite de la saison froide pour attaquer des proies bien plus imposantes que lui, comme le bison sauvage. C’est près des geysers et des sources chaudes, où ce dernier, affaibli, cherche un refuge, que le rusé chasseur le traque. Le statut de superprédateur du loup gris est un maillon essentiel à la biodiversité du parc. En son absence, pendant près d’un siècle, les troupeaux de cervidés herbivores avaient proliféré au point de réduire drastiquement la végétation et de faire chuter les populations d’oiseaux. Sa réintroduction au milieu des années 1990 a fait de Yellowstone l’un des derniers écosystèmes intacts de l’hémisphère Nord. Super-héros de la survie Territoire mythique de l’Ouest américain, le parc de Yellowstone subit les rigueurs de l’hiver plus de la moitié de l’année. Une « nature extrême » mise en lumière dans un documentaire grand format. Zoom sur les étonnantes stratégies d’adaptation de trois des espèces qui le peuplent. L’ouïe ultrafine du renard roux Contrairement à son cousin le loup, le renard roux traverse l’hiver en solitaire. Pour assurer sa survie dans les étendues glacées, le mammifère aux longues oreilles possède une arme d’exception  : une ouïe hyperdéveloppée qui lui permet de percevoir les mouvements invisibles. C’est grâce à elle qu’il peut repérer le campagnol, un rongeur dont il se régale, lorsque celui-ci creuse ses galeries sous terre. Après avoir marqué son territoire en frottant ses glandes anales sur le sol, le renard roux tend l’oreille pour identifier la position exacte de sa proie. Puis bondit à un mètre du sol avant de plonger la tête la première dans la neige pour en extirper le rongeur. Appelée « mulotage », sa technique de chasse est redoutable ! La boulimie du grizzli L’autre grand prédateur de Yellowstone passe la majeure partie de l’hiver reclus dans sa tanière. Mais pour préparer leur longue hibernation, les quelque 700 ours bruns du parc ont un étonnant rituel. Tous les ans, en août, ils quittent leur vallée pour une expédition en altitude. À cette période, les fleurs de montagne envahissent les parois rocheuses et des nuées de papillons de nuit, attirés là par leur nectar, s’abritent du soleil dans les crevasses. Appâtés par la concentration en protéines de ces lépidoptères, les grizzlis peuvent en dévorer chacun jusqu’à 40 000 par jour, soit l’équivalent de 20 000 calories ! Pour les plus vulnérables d’entre eux, pourtant, ce stock d’énergie ne permet pas toujours de tenir jusqu’au printemps  : en moyenne, un ourson sur deux n’atteint pas l’âge adulte. Clara Le Quellec ARTE MAG N°52. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 DÉCEMBRE 2019 9



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