Arte Magazine n°52 19 déc 2020
Arte Magazine n°52 19 déc 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°52 de 19 déc 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : contes de Noël.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 20 décembre ARTE MAG N°52. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 DÉCEMBRE 2020 14 21.05 Cinéma Ben-Hur L’épopée de Ben-Hur (Charlton Heston), prince de Judée trahi et injustement condamné, dont le chemin croise celui de Jésus-Christ. La quintessence du grand spectacle hollywoodien, monument du péplum couronné de onze oscars. WARNER BROS Jérusalem au I er siècle. Judah Ben-Hur, prince de Judée, retrouve son ami d’enfance Messala, venu prendre la tête de la garnison romaine de Jérusalem. Mais il refuse la proposition de ce dernier de le rejoindre et préfère rester fidèle à son peuple. Messala ne le supporte pas. Alors que le gouverneur Gratus parade en ville, une tuile tombe du toit de Ben-Hur. Messala sait son ami innocent, mais le condamne aux galères. Le prisonnier n’a plus qu’une idée en tête  : retrouver sa liberté et se venger. Pendant ce temps, l’aura d’un vagabond nommé Jésus s’étend en Galilée... ARRÊTE TON CHAR... C’est le film superlatif de la fin des années 1950. Un blockbuster christique qui a d’abord été conçu comme une somme de genres (péplum biblique, action, romance...) autour de morceaux de bravoure qui, de la fameuse course de chars à la non moins fameuse montée au Golgotha, ont fait date dans l’histoire du cinéma et, au passage, dans l’argot français – « Arrête ton char, Ben-Hur ». Si certains critiques ont décelé dans la relation orageuse entre Messala et Ben-Hur des accents pro-gays, la prestation de Charlton Heston, à la tête d’un casting de rêve, fait oublier en tout cas les douteux engagements pro-armes qu’il aura dans son grand âge. Mais cette épopée qui se déploie sur près de trois heures trente fut aussi celle de la Metro-Goldwyn-Mayer. Espérant que Ben-Hur la sauve de la faillite, elle employa les grands moyens  : quarante scénarios successifs, 400 000 figurants, neuf mois de tournage et, à la clé, onze oscars (un record que le film détient toujours avec Titanic et Le seigneur des anneaux – Le retour du roi). Pari tenu ! Onze Oscars en 1960, dont ceux des meilleurs film, réalisateur, acteur (Charlton Heston) et acteur dans un second rôle (Hugh Griffith) – Meilleurs film, réalisateur et acteur dans un second rôle (Stephen Boyd), Golden Globes 1960 – Meilleur film, Bafta Awards 1960 Film de William Wyler (États-Unis, 1959, 3h23mn, VF/VOSTF) - Scénario  : KarlTunberg, d’après le roman Ben-Hur  : A Tale of the Christ de Lewis Wallace Avec  : Charlton Heston (Judah Ben-Hur), Jack Hawkins (Quintus Arrius), Haya Harareet (Esther), Stephen Boyd (Messala), Hugh Griffith (Cheik Ilderim), André Morell (Sextus), Martha Scott (Miriam), Cathy O’Donnell (Tirzah), Sam Jaffe (Simonides) - Production  : Metro-Goldwyn-Mayer, Loew’s Incorporated (R. du 23/12/2014)
ALLSTAR PICTURE LIBRARY LTD./ALAMY STOCK PHOTO 0.30 Les mille et une vies de Yul Brynner Entre Vladivostok, Paris et Hollywood, le parcours romanesque d’un acteur au charme magnétique, dont le mystère des origines a contribué à forger le mythe. Sa présence magnétique et son sex-appeal singulier hantent la mémoire cinéphilique plus encore que ses rôles, de Ramsès II dans Les dix commandements à Chris, le premier des Sept mercenaires, en passant par celui de sa vie  : Mongkut, attachant souverain de Siam, dans Le roi et moi, qu’il joue d’abord sur les planches et qui lui vaudra un Oscar en 1957 face à James Dean, Kirk Douglas, Rock Hudson et Laurence Olivier. À la croisée d’un héritier de Gengis Khan et d’un androïde échappé d’une autre planète, Yul Brynner (1920-1985), dont le crâne lisse contribue à forger la légende et à imposer un nouveau canon de virilité, succède à Rudolph Valentino pour incarner à Hollywood les héros exotiques. Mais quelle(s) identité(s) se cache(nt) sous le masque mystérieux du monstre sacré à l’œil en amande perpétuellement amusé ? De sa naissance à Vladivostok à sa traversée du Paris des Années folles – entre cabarets russes, où l’adolescent, tsigane par sa mère, russo-suisse par son père, chante et joue de la guitare, et Cirque d’hiver, qui le condamne à sept mois d’immobilité après un accident de trapèze –, ce caméléon passe maître dans l’art de la séduction, fascinant au passage Jean Cocteau. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’aventurier part à la conquête de New York où, d’abord piètre réalisateur à la télévision balbutiante, il se lance avec succès dans une carrière d’acteur à Broadway, avant le sacre hollywoodien dans des blockbusters pour la plupart à tendance kitsch. GITAN NOMADE À la manière d’un conte des mille et une nuits, ce beau documentaire retrace la fabrication du mythe de l’acteur star en remontant les pistes que ce polyglotte (il parlait onze langues) s’ingéniait à brouiller avec un panache toujours teinté de malice. Au fil d’archives rares et de séquences d’animation, il plonge dans le tourbillon de la vie flamboyante d’un Gitan à l’élégance nomade devenu roi de cinéma, qui s’engagea de toute son âme auprès des réfugiés pour l’ONU pendant plus de dix ans. Documentaire de Benoît Gautier et Jean-Frédéric Thibault (France, 2020, 51mn) - Coproduction  : ARTE France, Darjeeling - (M. du 13/12/2020) 6/12 9/1/2021 1.25 Daniel Hope interprète Max Richter L’œuvre minimaliste et mélancolique de Max Richter transfigurée sous l’archet de Daniel Hope, dans un concert à domicile. C’est depuis son salon que le violoniste touche-à-tout Daniel Hope propose ce concert exceptionnel constitué d’œuvres de Max Richter, avec qui il collabore étroitement depuis plusieurs années. Un contexte intimiste qui sied tout à fait aux partitions minimalistes de Richter. Hope s’entoure de solistes réputés – dont le compositeur lui-même, au synthé – pour interpréter un alléchant programme, qui comprend une réinterprétation du déchirant mashup This Bitter Earth/On the Nature of Daylight, avec la chanteuse soul Joy Denalane, mais aussi Recomposed, la réécriture par Max Richter d’un des chefs-d’œuvre du répertoire baroque, les Quatre saisons de Vivaldi. Concert (Allemagne, 2020, 55mn) - Réalisation  : Stefan Mathieu 19/12 18/1/2021 DANIEL WALDHECKER dimanche 20 décembre ARTE MAG N°52. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 DÉCEMBRE 2020 15



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