Arte Magazine n°5 25 janvier 2020
Arte Magazine n°5 25 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de 25 janvier 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : l'émission Tracks fait sa mue.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°5. LE PROGRAMME DU 25 AU 31 JANVIER 2020 6 Jean-Marc Barbieux et David Combe Vendredi 31 janvier à 23.55 Magazine Tracks Lire page 21 Tracks se renouvelle à la rentrée. Quels changements mijotez-vous ? Jean-Marc Barbieux  : Le format de l’émission évolue à l’antenne  : toujours hebdomadaire et diffusée chaque vendredi, elle est raccourcie pour durer trente minutes. Cet ajustement va nous permettre de prendre le temps de développer de nouveaux contenus sur le Web. Tracks conserve par ailleurs son ADN et ses rubriques. Le magazine reste également produit alternativement par des équipes allemandes et françaises. Pourquoi mettre l’accent sur le Web ? David Combe  : Très tôt, nous nous sommes positionnés sur Facebook, Youtube, Instagram et Twitter. Cela nous a permis de toucher un public large, pardelà les frontières françaises et allemandes. Nous avons par exemple réalisé récemment de bons scores en Afrique avec l’interview de DJ Arafat, le dieu du coupé-décalé. Aujourd’hui, nous souhaitons nous intéresser davantage à ce public en lui proposant des contenus que le téléspectateur ne verra jamais à l’antenne. J.-M. B.  : Plusieurs pilotes sont en chantier. Nous travaillons par exemple sur une nouvelle manière d’interviewer les artistes, notamment avec un selfie stick à la sauce Tracks, ainsi que sur une hotline de notre cru  : une dizaine d’ambassadeurs basés aux Tracks en mutation Aux avant-postes de la culture depuis 1997, Tracks change de formule début janvier, à l’antenne et sur le Web. Entretien avec ses rédacteurs en chef français, Jean-Marc Barbieux et David Combe. États-Unis, en Estonie ou en Belgique livreraient un point de vue singulier sur l’actualité et le monde. Après plus de vingt ans d’existence, comment réussissez-vous à dénicher de nouveaux sujets ? J.-M. B.  : Nous avons constitué une solide équipe, aux quatre coins du monde, avec qui nous collaborons depuis les débuts. Nous sommes également ouverts à toute proposition émanant de journalistes confirmés ou simplement à l’affût. Cela ouvre notre champ d’action. Toute idée est la bienvenue du moment qu’elle respecte notre ligne éditoriale. D.C.  : Nous avons quelques règles. Pas question de parler des morts ou d’évoquer deux fois un même personnage. On ne court pas non plus après l’actualité. Nous sommes sensibles aux personnalités novatrices. Certains sujets nous ont bouleversés comme « Kinshasa Sound » réalisé par Renaud Barret. Ce reportage dévoilait l’inventivité et l’énergie des artistes congolais pour qui la musique représente bien plus qu’un hobby. Tracks s’intéresse aussi depuis toujours aux personnalités en marge, dans la lignée de notre sujet sur les punks à chien ! Diffusé il y a quinze ans, vu plus de six cent soixante-dix mille fois, il reste notre best-seller sur Youtube. Propos recueillis par Hélène Porret
ZADIG PRODUCTIONS Lundi 27 janvier à 22.35 Documentaire Les enfants du 209 rue Saint-Maur Paris X e Lire page 13 20/1 15/1/22 Le récit d’un immeuble Prolongeant dans un livre le travail d’enquête effectué pour son documentaire, primé dans de nombreux festivals, Ruth Zylberman retrace les vies des générations d’enfants, d’artisans et d’ouvriers, d’immigrés de l’Est et du Sud de l’Europe qui se sont succédé depuis 1850 dans cet immeuble parisien. Une réflexion bouleversante sur les traces du passé, les lieux où se loge la mémoire et le lien invisible entre les vivants et les morts. Coédité par ARTE Éditions et le Seuil, le livre 209 rue Saint-Maur Paris X e – Autobiographie d’un immeuble sort le 2 janvier. Le documentaire est également disponible en DVD chez ARTE Éditions. A l'occasion de la sortie du livre 209 rue Saint-Maur Paris X e – Autobiographie d’un immeuble,ARTE rediffuse l'enquête de Ruth Zylberman (Dissidents, artisans de la liberté), consacrée aux habitants qui y ont grandi sous l'Occupation. Entretien. La mémoire resurgie Pourquoi vous êtes-vous intéressée à ce qui s’est passé, pendant la guerre, dans un immeuble du 10 e arrondissement ? Ruth Zylberman  : J’avais depuis longtemps l’envie de retracer sur le long cours l’histoire d’un immeuble. À l’origine, mon projet embrassait une temporalité bien plus large, mais au fil de l’écriture, la période de l’Occupation a pris une place centrale. Lorsque la guerre fait effraction, les interactions entre voisins ne se cantonnent plus à la sphère de l’intime. L’immeuble s’est alors transformé en refuge pour certains, en piège pour d’autres, et il me semblait que cette échelle de l’immeuble, qui rompt à la fois avec la macro-histoire et l’échelle individuelle ou familiale, permettait de rendre compte de quelque chose d’essentiel sur cette période. Pourquoi celui-ci s’est-il imposé à vous ? Je l’ai choisi au hasard mais j’arpentais depuis longtemps les rues du Nord-Est parisien, terre ancienne d’immigration pour de nombreux juifs d’Europe centrale. C’est en découvrant le recensement de 1936 que je me suis aperçue qu’un tiers des trois cents habitants du 209 étaient juifs. Sur les cinquante-deux qui ont été déportés, il y avait neuf enfants. Avec sa cour et ses quatre bâtiments, cet immeuble permettait en outre de multiplier les points de vue et de faire place au présent. Comment avez-vous retrouvé ces « anciens » enfants du 209 rue Saint-Maur ? Les conseils de Claire Zalc, spécialiste de la micro-histoire de l’Holocauste, ont été essentiels, ainsi que l’aide d’un autre historien, Alexandre Doulut. Une fois les anciens locataires identifiés, je me suis transformée en détective privée pour les retrouver en France et dans le monde. Qu’aviez-vous envie de partager ? Ce film parle de la guerre, de l’arrestation puis de la déportation de juifs, souvent étrangers, qui avaient fait de la France leur nouvelle patrie, mais il évoque aussi le cheminement possible pour faire resurgir tout ce que l’on croyait englouti. Les sons, les odeurs, les objets familiers des lieux où nous avons vécu imprègnent notre mémoire. Pour ceux dont la condition de la survie a été d’occulter ce qui a brisé leur vie, une rampe d’escalier, les pavés d’une cour ou une fenêtre sont autant de petits cailloux vers un passé retrouvé, même de façon fragmentaire, qu’ils seront en mesure de transmettre. Propos recueillis par Christine Guillemeau 7ARTE MAG N°5. LE PROGRAMME DU 25 AU 31 JANVIER 2020



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