Arte Magazine n°48 23 nov 2019
Arte Magazine n°48 23 nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de 23 nov 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : homothérapies, conversion forcée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°48. LE PROGRAMME DU 23 AU 29 NOVEMBRE 2019 8 Peggy Guggenheim La folie de l’art Mécène amoureuse des artistes, elle a rassemblé l’une des plus grandes collections d’art moderne du XX e siècle. La réalisatrice Lisa Immordino Vreeland signe le portrait foisonnant d’une femme libre et extravagante, qui n’a cessé de lutter pour s’affranchir de ses démons. Dimanche 24 novembre à 22.50 Documentaire Peggy Guggenheim La collectionneuse Lire page 13 Disponible jusqu’au 30 novembre 2019 « Un modèle pour les femmes libérées », résume le grand critique et historien de l’art américain Donald Kuspit dans Peggy Guggenheim – La collectionneuse, le documentaire de Lisa Immordino Vreeland, avant de préciser  : « Libérées et dérangées. » Accumulant les œuvres comme les amants, Peggy Guggenheim a su s’imposer dès les Années folles dans une avant-garde alors dominée par les hommes. Teintés d’un sérieux grain de folie, son appétit dévorant pour le génie et sa soif de vivre lui ont permis de devenir l’une des grandes figures de l’art moderne et de réaliser son rêve  : ouvrir un musée. Collectionner, disait-elle, a constitué pour elle « [sa] liberté, [son] émancipation », dans une existence flamboyante, mais semée de grands malheurs, dont la perte précoce d’un père adoré, qui disparaît dans le naufrage du Titanic quand elle a 13 ans, puis les morts successives de sa sœur Benita et de l’homme de sa vie, l’écrivain John Holms, avant le suicide de sa fille Pegeen. MOUTON NOIR Née en 1898 dans une famille renommée de la bonne société new-yorkaise, qui a fait fortune dans l’industrie, Peggy Guggenheim opte très tôt pour le rôle de mouton noir. Combattant de dévastateurs accès de dépression par son extravagance, elle déserte à 20 ans le chemin étroit réservé aux demoiselles convenables pour se faire embaucher dans une librairie et s’y laisser séduire par les idées de l’avant-garde européenne. Cela amène illico l’héritière à Paris, où elle découvre la vie de bohème. Elle y vivra dix-sept années, durant lesquelles elle fréquente, et nourrit par ses acquisitions, la fine fleur des artistes et des écrivains  : Picasso, Léger, Duchamp, Brancusi, Ernst, Giacometti, mais aussi Beckett, avec qui elle entretient une liaison passionnée. Complexée par son nez – qu’elle a contribué à enlaidir dans sa jeunesse par une opération ratée –, extrêmement timide en dépit de son aura et de sa nymphomanie, elle aime aider les artistes et « repérer les meilleurs », à l’instar de sa compatriote Gertrude Stein, avec toujours une longueur d’avance sur son temps. En 1940, alors que la guerre menace, le Louvre refuse de mettre ses œuvres à l’abri. Elle les expédie à New York, où elle se réfugie avec nombre d’artistes, qu’elle a contribué à sauver du nazisme. Elle ouvre alors une galerie novatrice – son exposition « 31 Women » est la première du genre –, dont l’une des grandes réussites sera la découverte de Jackson Pollock. C’est dans le palais-musée vénitien où elle s’est plu à choquer la vieille aristocratie de la cité des Doges qu’elle finit ses jours en 1979, entourée de plus de trois cents de ses chefs-d’œuvre. Guillemette Hervé MK2/D.R.
LA BELLE GAMES Variation libre et inspirée sur le roman de Mary Shelley, le nouveau jeu vidéo d’ARTE invite à une déambulation poétique dans la peau de la créature de Frankenstein, âme innocente et tourmentée par le rejet des hommes. (Re)naissance d’un mythe Tout commence par un écran blanc où un être sorti des limbes, vierge de toute mémoire, se lamente. Qui est-il ? D’où vient-t-il ? Où va-t-il ? Ainsi débute une quête identitaire d’une beauté mélancolique, marquée par le tourment. The Wanderer  : Frankenstein’s Creature recrée en animation l’univers du roman de Mary Shelley, du point de vue du malheureux monstre mis au monde par le célèbre savant fou. LES CLICS DU DESTIN Ce dixième jeu vidéo créatif coproduit par ARTE, qui s’est associé cette fois à La Belle Games, donne de la créature – incarnée par le joueur – une vision radicalement différente de celles que le cinéma a produites. Dans ce voyage poétique, chaque niveau ressemble à un tableau. Des aquarelles influencées par la peinture du XIX e siècle dans lesquelles on traverse les saisons, l’immensité de la nature, la densité de la ville, « cet enfer façonné par l’homme », bercé par une bande-son contemplative invitant à se perdre dans ce monde attirant et dangereux. Petit à petit, en résolvant quelques énigmes, l’innocente créature s’approprie le mode de vie humain. Avec elle, le joueur découvre l’écriture, la religion, la famille, la fête, mais rien n’y fait  : les hommes, jamais autant terrifiés que par la différence, la rejettent et la chassent. « Le monde s’infiltrait en moi, tel un poison. […] J’étais bien ce martyr, j’étais porteur d’un enfer en moi-même. » Le joueur devra choisir  : courber l’échine ou se révolter, incendier les idoles ou les vénérer, chercher l’amour ou le fuir… De ses décisions dépendra le destin de la pauvre créature. Raphaël Badache Le documentaire Le funeste destin du docteur Frankenstein est disponible sur arte.tv jusqu’au 18 février 2020. The Wanderer  : Frankenstein’s Creature Disponible sur PC et Mac le 31 octobre sur smartphone le 21 novembre sur Nintendo Switch début 2020 Retrogaming Made in France ARTE profite de la Paris Games Week, qui a lieu du 30 octobre au 3 novembre, pour présenter un grand moment de nostalgie aux amoureux du jeu vidéo à la française. Ou comment replonger dans les années 1990, avec leur graphisme inimitable et leur succès international  : Dune, le premier space-opera, Atlantis, le premier péplum, Versailles, le premier jeu d’aventure historique, Captain Blood, Megarace… Racontée par l’humoriste Vincent Dedienne, cette websérie de dix fois cinq minutes part à la rencontre des pionniers du secteur, qui évoquent avec passion leurs galères et leurs prouesses. Une immersion vivifiante dans un passé où les machines progressent à toute vitesse. En partenariat avec En ligne sur arte.tv/retrogaming ARTE MAG N°48. LE PROGRAMME DU 23 AU 29 NOVEMBRE 2019 9



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