Arte Magazine n°48 21 nov 2020
Arte Magazine n°48 21 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de 21 nov 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : il est temps, entre urgence écologique et aspirations de la jeunesse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 22 novembre ARTE MAG N°48. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 NOVEMBRE 2020 14 20.05 Vox pop Présenté par Nora Hamadi, le magazine des débats qui agitent l’Europe. Eau potable  : est-elle polluée ? Les Européens se méfient de leur eau  : seulement la moitié d’entre eux boivent celle du robinet. La cause de cette défiance ? La pollution des rivières et des aquifères, dans lesquels on relève des traces d’herbicides et de pesticides dus aux rejets chimiques ou agro-industriels. Dans certains pays de l’UE, jusqu’à 99% des masses d’eau sont polluées, causant des risques pour notre santé et des scandales en cascade. Vox pop a mené l’enquête en Italie, où pendant près de trente ans des industriels ont pollué en toute connaissance de cause la deuxième plus grande nappe phréatique d’Europe  : 350 000 personnes ont été contaminées avec des produits chimiques hautement toxiques, les perfluorés (PFAS), qui ont envahi le réseau de distribution d’eau de toute la Vénétie. Suivi d’un multiplex animé par Nora Hamadi avec Milo Fiasconaro, directeur de l’Association européenne des opérateurs publics de l’eau, à Bruxelles, et Cristina Villanueva, professeure d’épidémiologie environnementale, à Barcelone. Sans oublier l’éclairage des correspondants de l’émission en Irlande et aux Pays-Bas. Magazine présenté par Nora Hamadi (France, 2020, 28mn) - Coproduction  : ARTE France, Magnéto Presse PAULINE BALLET En partenariat avec 20.55 Cinéma L’échange Le combat acharné d’une mère contre la police pour retrouver son fils disparu dans le Los Angeles des années 1920. Par Clint Eastwood, l’adaptation brillante d’une histoire vraie, portée par Angelina Jolie et John Malkovich. 2008 UNIVERSAL STUDIOS/ALL RIGHTS RESERVED Los Angeles, 1928. Christine Collins, mère célibataire et cheffe opératrice du téléphone, laisse à la maison son fils Walter pour aller travailler. À la sortie du bureau, la jeune femme manque le tramway du retour. Lorsqu’elle rentre enfin, elle découvre que son fils a disparu. Cinq mois plus tard, les policiers chargés de l’enquête l’informent que Walter a été localisé. Lors des retrouvailles organisées par les policiers à grand renfort de publicité, Christine Collins ne reconnaît pas son fils, même si ce dernier affirme bien être Walter. Estimant qu’elle a perdu la raison, le capitaine Jones la fait interner de force en hôpital psychiatrique. Mais, bientôt, un autre enquêteur découvre qu’un tueur d’enfants sévit dans les environs de la ville... IMPLACABLE En adaptant l’histoire véridique de Christine Collins, exhumée par le scénariste et ancien journaliste Joseph Michael Straczynski, Clint Eastwood dépeint la lutte acharnée d’une mère pour retrouver son fils disparu dans le Los Angeles des années 1920. Grâce à son obstination et au soutien d’un pasteur, fervent opposant à la municipalité en place, Christine révèle au grand jour l’incompétence et la brutalité de la police locale, mais aussi le traitement des femmes internées de force, au bon vouloir des policiers ou de leurs maris. À travers ce portrait émouvant et intense, regorgeant de rebondissements, le réalisateur dresse une photographie implacable d’une Amérique gangrenée par la corruption et le sexisme à l’aube de la Grande Dépression. Porté par Angelina Jolie, brillante, et le très juste John Malkovich dans la peau du révérend Briegleb, une œuvre ambitieuse et soignée, qui ne laisse pas indemne. (Changeling) Film de Clint Eastwood (États-Unis, 2008, 2h16mn, VF/VOSTF) Scénario  : Joseph Michael Straczynski Avec  : Angelina Jolie (Christine Collins), John Malkovich (le révérend Briegleb), Geoff Pierson (Sammy Hahn), Jeffrey Donovan (le capitaine Jones), Jason Butler Harner (Gordon Northcott), Gattlin Griffith (Walter Collins), Amy Ryan (Carol Dexter) - Production  : Imagine Entertainment, Malpaso Productions, Relativity Media
SWR/TINA OBLADEN/NINA PFEIFER 23.10 Frank Lloyd Wright Le phénix de l’architecture Entre gloire, scandales et tragédies, un portrait documenté du génie de l’architecture du XX e siècle, dont l’un des chefs-d’œuvre, le musée Guggenheim, continue de défier le ciel de New York. «Avec l’âge, j’ai dû choisir entre arrogance honnête et humilité hypocrite.» Frank Lloyd Wright (1867-1959) aimait se poser en génie. Fils d’un couple désuni – un père avocat et pasteur mélomane et une mère dominatrice qui l’initie à l’architecture –, l’enfant prodige, natif du Wisconsin, se sait précocement destiné à son art. À 19 ans, ce pionnier de l’architecture écologique, que la nature inspire, se forme à Chicago auprès des plus grands maîtres. Trois ans plus tard, il épouse sur un coup de tête Catherine Lee Tobin, bientôt mère de ses six enfants, famille pour laquelle il bâtit la première de ses révolutionnaires «maisons de la prairie» aux espaces ouverts, avant de l’y abandonner. Si sa liaison scandaleuse et sa fuite en Europe avec Mamah Cheney, l’épouse d’un client, le privent alors de commandes, il imagine pour elle, en 1911, la villa organique Taliesin, inondée de lumière. Mais un effroyable drame s’y produit  : un domestique, qui souffre de troubles mentaux, massacre en son absence Mamah avec six autres personnes et incendie la maison. Anéanti, Wright trouve la force de la reconstruire, avant qu’elle ne brûle de nouveau. Après un éphémère et chaotique mariage avec une morphinomane, cet architecte qui aimait les femmes finit par trouver l’harmonie auprès d’Olgivanna, de trente ans sa cadette, qui l’encourage à créer, au soir de la Grande Dépression, sa célèbre école. Jaloux de ses rivaux – et du Bauhaus –, il leur répond en 1935 avec la «Maison sur la cascade», d’une folle modernité. À l’aube de ses 80 ans, le musée Guggenheim de New York, son chef-d’œuvre à l’audacieuse spirale blanche inversée, achève de consacrer celui qui se voulait le plus grand architecte du XX e siècle. CLARTÉ ET LINÉARITÉ Mêlant images d’archives et animées autant que visites guidées, ce documentaire, nourri d’extraits délicieux de son autobiographie, retrace le parcours romanesque, entre talent, gloire et malédiction, de ce seigneur qui avait pour ambition de démocratiser l’architecture. Admirateur de l’épure nippone, Frank Lloyd Wright avait fait de la clarté et de la linéarité les maîtres mots de son style. Tour à tour, ses émules, son assistante et son petit-fils témoignent de sa flamboyante personnalité, quand l’écrivain T.C. Boyle, qui vit en Californie dans la première de ses maisons et lui a consacré un livre, raconte cet artiste visionnaire dont l’humour British faisait pardonner l’ego surdimensionné. Lire page 4 Documentaire de Sigrid Faltin (Allemagne, 2020, 52mn) - Coproduction  : ARTE/SWR 21/12 0.05 Roulez, tambours ! Hercule amoureux ou la force alliée à la séduction, un opéra à grand spectacle dirigé par le chef d’orchestre de l’Ensemble Pygmalion Raphaël Pichon. Une fastueuse production baroque d’une fraîcheur enchanteresse. Hercule aime la jeune Iole mais il est l’époux de Déjanire. Iole est en outre aimée d’Illus le fils du héros. De Vénus qui favorise l’amour, ou de Junon qui protège la fidélité, qui l’emportera ? Ercole amante, opéra en un prologue et cinq actes de Francesco Cavalli, sur un livret de Francesco Buti, fondé sur le neuvième livre des Métamorphoses d’Ovide, a été créé le 7 février 1662 aux Tuileries avec des ballets de Instrument à percussion fascinant, le tambour raconte aux quatre coins du monde de multiples histoires. Parfois considéré comme un outil de communication, associé à un langage archaïque et traditionnel, le tambour raconte nombre d’histoires aux quatre coins du monde. Alors que l’imposant taiko fait résonner tout un pan de la culture nipponne dans nos contrées, le djembé africain, aujourd’hui très répandu, a longtemps été un attribut des rois qu’il accompagnait tout au long de leur existence. Mais il existe bien d’autres variétés de cet instrument à percussion ancestral comme l’illustre une visite au musée des instruments de musique de Bruxelles. Un tour d’horizon instructif, ponctué des sessions musicales de talentueux batteurs et percussionnistes comme Trilok Gurtu, Curt Cress et Manu Katché. Documentaire de Natascha Pflaumbaum (Allemagne, 2019, 53mn) 28/11 1.00 Opéra Ercole amante «Hercule amoureux» de Francesco Cavalli STEFAN BRION HR Jean-Baptiste Lully. À la baguette et à la tête d’une distribution idéale, le chef d’orchestre Raphaël Pichon et son Ensemble Pygmalion déploient la beauté musicale de cette œuvre baroque rare, mise en scène avec fraîcheur et fantaisie par Valérie Lesort et Christian Hecq, de la Comédie-Française. Le spectacle a été récompensé du Grand prix Musique du Syndicat professionnel de la critique. Opéra de Francesco Cavalli (France, 2019, 3h6mn) - Livret  : Francesco Buti Mise en scène  : Christian Hecq et Valérie Lesort - Direction musicale  : Raphaël Pichon - Avec  : Nahuel di Pierro (Ercole), Anna Bonitatibus (Junon), Giuseppina Bridelli (Déjanire), Francesca Aspromonte (Iole), Krystian Adam (Illus), l’orchestre et le chœur de l’Ensemble Pygmalion - Réalisation  : François Roussillon - Production  : Opéra-Comique, François Roussillon et Associés, Radio France, en association avec ARTE France 15/11 29/11 dimanche 22 novembre ARTE MAG N°48. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 NOVEMBRE 2020 15



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