Arte Magazine n°44 26 oct 2019
Arte Magazine n°44 26 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de 26 oct 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : le portrait de Jane...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°44. LE PROGRAMME DU 26 OCTOBRE AU 1 ER NOVEMBRE 2019 6 Galère, amour et fantaisie Vendredi 1er novembre à 20.55 Téléfilm Temps de chien ! Lire page 24 En avant-première dès le 25 octobre Disponible jusqu’au 30 novembre Édouard Deluc Le déclassement « Un des points de départ du projet est un témoignage entendu à la radio fin 2012, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Un homme racontait comment, deux ans après avoir perdu son boulot de chauffeur- livreur suite à la crise de 2008, il en était venu à loger dans sa voiture avec sa femme et ses deux enfants adolescents. Ce récit, tout simple, très brut, m’a marqué par son humanité, sa dignité. Le déclassement, c’est une menace qui touche tous les individus. Une violence sourde qui me semble peser de plus en plus lourd sur les épaules des gens. À la même époque, je me suis retrouvé à observer des bateaux-mouches qui manœuvraient dans une écluse sur laquelle donnait le jardin d’enfants où j’amenais ma fille. J’y ai vu très vite un univers à explorer, une forme de légèreté apparente qui cachait probablement une réalité au travail plus complexe. La silhouette de Philippe Rebbot, qui m’accompagne sans cesse, s’est glissée dans le costume d’un capitaine à la dérive. Tous les éléments se sont agrégés pour dessiner les premiers contours du film. » Les coulisses de la ville-musée « Paris est une ville somptueuse, qu’on offre à voir au monde entier, mais dans les coulisses, les souffrances sont réelles. Violences sociale et économique, cherté de la vie, air vicié, pression immobilière… J’aimais bien l’idée de confronter le Paris carte postale des bateaux-mouches et la métropole moderne, asphyxiante, où chacun s’agite Avec sa tragi-comédie Temps de chien !, sacrée meilleur téléfilm au Festival de La Rochelle, Édouard Deluc creuse le mélange des tons qu’il affectionne et offre à Philippe Rebbot un mémorable rôle de capitaine de bateaumouche à la dérive. Entretien. en tous sens pour sauver sa peau, accomplir son destin… et où on fait du Airbnb pour s’en sortir. Ce décor à deux facettes était intéressant à filmer. Jean incarne cette dualité  : sous le beau costume du capitaine, il y a aussi un homme victime de la pression économique et sociale, qui lutte pour rester digne. » Combinaison d’énergies « Avec Philippe Rebbot, c’est le troisième film que nous faisons ensemble. C’est un ami, un poète rare. Il a une élégance folle, celle qui consiste à faire jaillir l’humour de la mélancolie. Il y a chez lui le fantôme de comédiens qui ont hanté mon enfance, Pierre Richard ou Patrick Dewaere. Des présences bien différentes évidemment, mais toutes deux fondatrices de mon désir de cinéma. Dans Temps de chien !, il se montre très grand acteur, précis, généreux, dans un alliage précieux d’abandon et de maîtrise. Comme c’est un film de duo, il fallait aussi trouver la bonne combinaison d’énergies entre les partenaires. Je suis comblé par la composition de Pablo Pauly, qui a complètement électrisé le personnage de Victor. Depuis mes débuts, j’essaie de raconter la détresse de personnages sous une forme quelque peu burlesque. J’aime bien le terme de ‘fantaisie dramatique’pour définir l’équilibre que je recherche entre comédie et tragédie. » Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène THE FILM TV/ARTE FRANCE
JÉRÉMIE LEON/ARTE F/ZED/BE-FILMS ET UMEDIA Dans une remarquable fiction documentaire portée par Maud Wyler et fondée sur les recherches de l’historien Emmanuel de Waresquiel, le réalisateur Alain Brunard éclaire les enjeux politiques et intimes du procès de Marie-Antoinette. Samedi 26 octobre à 20.50 Fiction documentaire Marie-Antoinette Ils ont jugé la reine Lire page 11 En avant-première dès le 19 octobre Disponible jusqu’au 29 novembre Une reine face à ses juges « Jamais ils n’oseront m’exécuter » … Ce 13 octobre 1793, à la veille de l’ouverture de son procès, Marie-Antoinette, emprisonnée à la Conciergerie, s’affiche confiante face à ses deux avocats commis d’office. Elle ignore que le verdict a déjà été arrêté par le Comité de salut public qui gouverne le pays. Le 16 octobre, à l’issue de deux jours et deux nuits d’un faceà-face inique avec ses accusateurs, la dernière reine de France mourra sur l’échafaud, impressionnante de dignité. Cet épisode judiciaire et politique décisif se trouve au cœur d’un livre de l’historien Emmanuel de Waresquiel *, fondé sur des archives inédites (pièces du dossier d’instruction, procès-verbaux de l’audience…) et transposé à l’écran par Alain Brunard. Au-delà du matériau sur lequel elle est scrupuleusement construite, cette adaptation revêt un caractère novateur dans sa forme  : racontée par la voix de Denis Podalydès, Marie- Antoinette – Ils ont jugé la reine est la première fiction documentaire coproduite par ARTE France. « Ici, la fiction n’illustre pas des propos de spécialistes, elle constitue la colonne vertébrale de la narration. Ses atouts (émotion, immersion dans la psychologie des personnages) s’ajoutent à ceux du documentaire, qui a vocation à apporter des informations historiques aux spectateurs », précise YannLe Gal, qui a cosigné le scénario avec Marie-Noëlle Himbert. THÉÂTRE DES PASSIONS « Nous voulions centrer le récit au maximum sur Marie-Antoinette, tout en exposant le climat politique complexe de l’époque », explique Alain Brunard. Maud Wyler (Perdrix) insuffle un fascinant mélange de fermeté et de vulnérabilité à cette reine déchue et mère bafouée (accusée d’inceste), piégée dans la folie d’une époque pleine de bruit et de fureur. Dans des décors naturels soigneusement accessoirisés, baignant dans un clair-obscur tragique inspiré de la peinture flamande du XVII e siècle, cette passionnante fiction dépeint ainsi, à travers le combat intime de la condamnée, le basculement de la Révolution dans la Terreur. Mettant en scène Robespierre, l’accusateur public du Tribunal révolutionnaire Fouquier-Tinville ou le pamphlétaire Hébert, elle lève le voile sur les tractations politiques et les guerres d’ego qui ont sous-tendu ce procès de toutes les vengeances  : celle de la République contre l’Ancien Régime, de la nation contre les étrangers, des hommes contre les femmes… Manon Dampierre * Juger la reine, paru en 2016 aux Éditions Tallandier. 7ARTE MAG N°44. LE PROGRAMME DU 26 OCTOBRE AU 1ER NOVEMBRE 2019



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