Arte Magazine n°44 24 oct 2020
Arte Magazine n°44 24 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de 24 oct 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : quel président pour l'Amérique ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°44. LE PROGRAMME DU 24 AU 30 OCTOBRE 2020 8 Normal de Julie Caty Courts toujours ! Samedi 24 octobre à 0.25 Magazine Court-circuit n°1000 Lire page 12 24/1/2021 Court-circuit a le même âge qu’ARTE  : bientôt 30 ans. Depuis 2001, le rendez-vous hebdomadaire s’est enrichi d’une partie magazine qui met en lumière les coulisses du court métrage et permet de parler de cinéma via la forme courte. Pour fêter son 1000 e numéro, les pôles français et allemand de l’émission ont concocté une programmation exceptionnelle. Un beau coup de projecteur pour le magazine, qui offre l’occasion de découvrir à l’antenne le témoignage de nombreux cinéastes sur leur passé de « court métragistes », et de redécouvrir sur arte.tv leurs films, soigneusement choisis pour cette édition anniversaire (voir encadré). Les mots d’ordre de ce 1000 e numéro sont ceux de Courtcircuit depuis toujours  : « Nous ne sommes pas attirés par des sujets, mais par des points de vue originaux », résume Hélène Vayssières, responsable de l’émission pour ARTE France. Catherine Colas, son alter ego à la ZDF, renchérit  : « Court-circuit fait la part belle aux formes hybrides, à la croisée de la fiction, du documentaire et de l’expérimental. » LIBERTÉ DE TON Le défrichage du « court » requiert autant de patience que de passion. « Il nous arrive plus d’un millier de films par an. Nous en achetons une trentaine sur scénario et en sélectionnons autant après visionnage, avec, toujours, l’espoir de découvrir les talents qui feront le cinéma de demain », explique Hélène Vayssières. En Allemagne, où le court métrage ne bénéficie pas du même système de financement que celui de l’Hexagone, l’offre est plus resserrée. ARTE étend donc son champ d’action à l’ensemble du territoire européen. « L’environnement du court métrage y évolue si vite que nous sommes en recherche constante de nouvelles écritures », ajoute Catherine Colas. Grâce au replay, il n’est plus nécessaire d’être insomniaque pour voir ces joyaux. « En 2019, nous avons dépassé les trois millions de visionnages sur arte.tv car Internet permet à tout moment de rendre visibles ces pépites », rappelle Hélène Vayssières. Enfin, la liberté de ton, inhérente au format, ne se dément pas. Un élan créatif qu’ils sont nombreux, parmi les réalisateurs interrogés à l’occasion de ce numéro collector, à vouloir préserver. Jonathan Lennuyeux-Comnène Le 19 octobre, Court-circuit fête à Paris son 1000 e numéro à la Cinémathèque française avec deux séances de courts métrages à 19.00 et 21.15 en présence des réalisateurs et producteurs. Le magazine du court métrage d’ARTE fête son 1000 e numéro ! Hélène Vayssières et Catherine Colas, responsables de Court-circuit en France et en Allemagne, reviennent sur cette émission culte et son alléchante édition anniversaire. $7à fiv il. Fierrot le pou Un joli « millésime » En près de trente ans, Courtcircuit a vu défiler du beau monde. Ce numéro anniversaire revient sur les cinéastes en vue qui ont fait leurs débuts dans l’émission et ont marqué son histoire, en les interviewant à l’antenne et en proposant sur arte.tv une soixantaine de films emblématiques. Une sélection de courts et moyens métrages, primés dans les festivals et signés, notamment, Mathieu Kassovitz (Fierrot le pou), Arnaud Desplechin (La vie des morts), Bruno Podalydès (Versailles Rive-Gauche), Sophie Fillières (Des filles et des chiens), Érick Zonca (Éternelles), Laurent Cantet (Jeux de plage), François Ozon (Une robe d’été), Sébastien Lifshitz (Les corps ouverts), Céline Devaux (Le repas dominical)… En ligne sur arte.tv/courtcircuit1000 du 15 octobre au 14 juin 2021 SACREBLEU PRODUCTIONS ; LAZENNEC TOUT COURT
Entre cinéma fantastique et jeu vidéo, Ordesa plonge le spectateur-joueur au cœur d’une maison hantée par un drame familial. Un film interactif envoûtant dans lequel chaque détail compte. Elle vous attend… Ordesa Pour smartphone et tablette À télécharger sur les platesformes mobiles iOS, Android et Apple TV à partir du 15 octobre Le préquel du film est disponible gratuitement sur ordesa.arte.tv De retour après deux ans d’absence, Lise retrouve son père dans la maison familiale, vaste demeure nichée au cœur de la forêt. Alors que leurs retrouvailles sont glaciales, une présence féminine semble s’immiscer entre eux. Il y a si longtemps qu’elle attend… Réalisée en prises de vues réelles et coproduite par ARTE France et Cinétévé Expérience, Ordesa est une fiction interactive dans laquelle le spectateur-joueur doit révéler les secrets d’un trouble passé. En inclinant son smartphone ou sa tablette de gauche à droite, l’utilisateur explore les différentes pièces de la maison plongées dans l’obscurité. À travers de larges panoramiques, constamment aux aguets, il en scrute chaque recoin afin d’y dénicher les indices qui vont l’aider dans sa résolution de l’énigme. « Plusieurs niveaux de compréhension sont possibles, et différents contenus sont débloqués ou non selon l’attention de chacun », précise Nicolas Pelloille-Oudart, le réalisateur. EXPÉRIENCE SENSORIELLE Au fil de l’enquête, rythmée par le tic-tac d’une vieille horloge ou le grincement d’une porte, le joueur se sent flotter. Il s’engouffre dans chacune des pièces qu’il doit balayer de long en large jusqu’à un atelier où des pinceaux tombent soudainement. Et s’il était plus qu’un simple observateur ? « Dans Ordesa, le spectateur interagit dans le film sans s’en rendre compte. Cela l’amène à questionner son statut comme le lecteur le fait dans Le Horla de Maupassant, l’une des inspirations qui nous a accompagnés pour cette fiction », poursuit Nicolas Pelloille-Oudart. Porté par une bande-son vibrante à la tonalité mélancolique, Ordesa offre une expérience sensorielle unique, à la frontière entre le jeu vidéo et le cinéma fantastique. La mise au point du dispositif technique a nécessité six ans de travail  : « Il fallait trouver un procédé qui permette au spectateur d’orienter la caméra. Il y a eu trois grandes phases de tests qui nous ont amenés à transformer l’histoire à chaque fois », précise le réalisateur. Coscénariste du film, Nicolas Peufaillit (Un prophète, Les revenants) a adapté son écriture à cet objectif d’interactivité. « Nous avons choisi de réaliser une expérience peu dialoguée en misant sur l’atmosphère et les silences. Il a fallu travailler aussi sur la tension entre le père et la fille, de plus en plus palpable au fur et à mesure de l’histoire. On est assez proche d’un thriller psychologique. » La prestance de Carlo Brandt, en père solitaire et taiseux, et le jeu plein de naturel de Melissa Guers, qui incarne la jeune Lise, confèrent à ce jeu de piste une dimension poignante. Hélène Porret ARTE MAG N°44. LE PROGRAMME DU 24 AU 30 OCTOBRE 2020 9



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