Arte Magazine n°43 21 oct 2017
Arte Magazine n°43 21 oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de 21 oct 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Pierre Soulages, la soif du noir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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dimanche 22 octobre ARTE MAG N°43. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 OCTOBRE 2017 12 5.05 EM CLAUDE FRANÇOIS, L’OMBRE AU TABLEAU Documentaire 6.00 M PERSONNE NE BOUGE ! Libertaires Magazine 6.35 EM ARCHITECTURES L’école en bambou de Bali Collection documentaire 7.05 EM KARAMBOLAGE Magazine 7.15 LM BAZARS D’ORIENT Istanbul Série documentaire 8.00 9.40 L7 ARTE JUNIOR 8.00 L7 R L’ÉCRAN SAVANT L’oreille humaine Programme jeunesse 8.20 L7 POINTS DE REPÈRES Cuba, bras de fer nucléaire Programme jeunesse 8.45 L7 R JE VOUDRAIS DEVENIR... Fauconnier Programme jeunesse 9.00 7 PASSE ME VOIR ! Gaurav et les cerfs-volants Programme jeunesse 9.25 7 ARTE JUNIOR, LE MAG Programme jeunesse 9.40 LEM L’ANNONCE Téléfilm 11.10 7 E ARCHITECTURES Médiacité – La galerie marchande d’un designer Collection documentaire 11.35 7 METROPOLIS Lanzarote Magazine 12.45 M POLARS DU TERROIR À Banyuls-sur-Mer avec YannSola Série documentaire 13.10 LM SÉNÉGAL Ladies’Turn – Le foot au féminin Documentaire 14.05 M TANGER-TOMBOUCTOU (1 & 2) Sur les traces des anciennes routes caravanières Documentaire 15.50 M PALMYRE, PATRIMOINE MENACÉ Documentaire 16.40 M LA RÉVOLTE DU MAHDI Naissance du Soudan britannique Documentaire 17.35 7 PIERRE SOULAGES Documentaire 18.30 DANIIL TRIFONOV INTERPRÈTE LE «CONCERTO N°2» DE CHOPIN Concert 19.15 M CUISINES DES TERROIRS La Gascogne Série documentaire 19.45 7 ARTE JOURNAL 20.05 L7 E 360° GEO Les derniers pêcheurs de crevettes de Louisiane Reportage 20.50 EM TU MOURRAS MOINS BÊTE La science gandalphique Série d’animation 20.55 LES DENTS DE LA MER Film 22.55 L7 78/52 – LES DERNIERS SECRETS DE «PSYCHOSE» Documentaire 0.20 7 E FAITS DIVERS, L’HISTOIRE À LA UNE Abe Sada, un crime passionnel au Japon Collection documentaire 0.50 UN NOUVEAU CHOPIN Daniil Trifonov et Mikhaïl Pletnev Documentaire 1.45 7 CONCERT D’INAUGURATION DU KULTURPALAST DE DRESDE Concert 3.15 M GUATEMALA, LES DISPARUS DE LA DICTATURE Documentaire 4.20 EM FAITS DIVERS, L’HISTOIRE À LA UNE Le crash des Andes, l’inavouable anthropophagie Collection documentaire NATIONAL PORTRAIT GALLERY, LONDON 17.35 Le documentaire culturel Pierre Soulages À 97 ans, Pierre Soulages, qui peint toujours, s’impose comme une légende vivante de l’art contemporain. Retour sensible sur le parcours et l’œuvre, vibrante de lumière, du maître de «l’outrenoir». Vers 4 ou 5 ans, alors qu’il traçait allègrement des traits noirs sur une feuille blanche, le petit Pierre Soulages expliquait  : «Je fais de la neige.» Une anecdote entrée dans les annales familiales de ce géant – 1,90 mètre – de l’art abstrait qui, à 97 ans, l’esprit alerte et la mémoire fraîche, peint toujours. Né le 24 décembre 1919 à Rodez, Soulages grandit entouré de femmes aimantes – une mère et une sœur aînée –, et arpente avec la même curiosité éblouie les forêts aveyronnaises et les ateliers d’artisans de sa cité, qui lui inspireront sa fameuse technique au brou de noix. À l’adolescence, la découverte de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, chef-d’œuvre de l’art roman, qu’il éclairera des décennies plus tard de ses merveilleux vitraux aux couleurs vacillantes, fonde sa vocation avant qu’il ne s’impose, par sa fulgurante modernité, dès les années 1950, comme l’une des figures majeures de l’art contemporain, de Paris à New York. Toujours accompagné de son épouse Colette, rencontrée sur les bancs des Beaux-Arts de Montpellier, cet inlassable explorateur de «l’outrenoir» et de ses lumières avoue pourtant «attendre d’oser» lorsqu’il peint, en quête, comme au premier jour, d’«inattendu». ÉNERGIE HYPNOTIQUE Portrait sensible de l’artiste à l’impressionnante allure, le documentaire pénètre au cœur de son œuvre au noir, dont la lumière et la matière, filmées en gros plan, vibrent ici d’une énergie hypnotique. La déambulation, poétique et savante, croise aussi la parole d’amateurs, de Jean-Michel Jarre au philosophe Alain Badiou, conquis par son «invention radicale». Lire page 7 Documentaire de Stéphane Berthomieux (France, 2017, 52mn) - Auteur  : Stéphane Berthomieux, en collaboration avec Isabelle Fougère - Narration  : Dominique Blanc Coproduction  : ARTE France, Les Films d’Ici, Les Films d’Ici Méditerranée En partenariat avec
20.55 Cinéma Cycle Steven Spielberg Les dents de la mer Un requin boulimique sème la panique dans une station balnéaire. Magistralement orchestré par Spielberg, le premier blockbuster hollywoodien a toujours la dent acérée. UNIVERSAL STUDIOS Un été, dans le Massachusetts. La découverte d’un cadavre atrocement mutilé met la petite cité balnéaire d’Amity en ébullition. Convaincu d’avoir affaire à un requin, le shérif Brody veut fermer les plages, mais se heurte au veto du maire, qui craint la réaction des commerçants, dans cette ville qui ne vit que l’été. Le lendemain, sous les yeux effarés des vacanciers, le requin dévore un jeune garçon. Le maire met la tête du squale à prix, tandis que Brody reçoit le renfort d’un jeune océanographe, Hooper. Tous deux embarquent sur le bateau de Quint, un chasseur de prime hâbleur et revêche, pour attraper le monstre, un requin blanc de plusieurs mètres, avide de chair humaine. OBSÉDANT OSTINATO «Ta, tan, ta tan ! » La B.O. de John Williams, plusieurs fois récompensée, a contribué à l’aura du film. Tirant parti d’un tournage techniquement difficile, Steven Spielberg a l’idée géniale de raréfier les apparitions de son requin en carton-pâte, au point d’utiliser la caméra subjective et l’obsédant ostinato de Williams pour signaler son approche. Ancrée dans une Amérique banale, épinglée pour son âpreté au gain, prise en main par trois héros ordinaires, et magistralement interprétés, cette irruption savamment orchestrée du monstrueux dans le train-train quotidien n’en est que plus efficace. Avec ces Dents de la mer maintes fois copiées, au frisson intact plus de quarante ans après, Spielberg s’impose comme un maître du film catastrophe et inaugure l’ère du blockbuster. Meilleurs son, montage et musique, Oscars 1976 Lire page 8 (Jaws) Film de Steven Spielberg (États-Unis, 1975, 2h04mn, VF/VOSTF) - Scénario  : CarlGottlieb et Peter Benchley, d’après son roman éponyme Avec  : Roy Scheider (Martin Brody), Robert Shaw (Quint), Richard Dreyfuss (Matt Hooper), Lorraine Gary (Ellen Brody), Murray Hamilton (le maire) Production  : Universal Pictures, Zanuck-Brown Productions Toujours prolifique, Steven Spielberg mijote une dizaine de projets, en tant que producteur ou réalisateur, notamment une saga 3D autour de la réalité virtuelle, Ready Player One (sortie prévue fin mars 2018). SHAMLEY PRODUCTIONS/COLLECTION CHRISTOPHEL/ALAMY STOCK 22.55 78/52 – Les derniers secrets de «Psychose» Comme Hitchcock en son temps, ce documentaire s’attarde avec un plaisir non dissimulé sur une séquence qui a changé la face du cinéma  : la scène de la douche dans Psychose. Chef-d’œuvre de montage, la scène culte du meurtre sous la douche de Marion Crane (Janet Leigh) par Norman Bates (Gregory Peck) dans Psychose comporte 78 plans et 52 coupes. Alors que cette séquence traumatique ne dure que quarante-cinq secondes, son tournage s’est étiré sur sept jours, preuve qu’elle revêtait une importance particulière pour Hitchcock. Lors des premières projections du film, en 1959, les spectateurs poussèrent des hurlements, persuadés d’avoir assisté à l’intégralité du meurtre, alors qu’à aucun moment on ne voit le couteau pénétrer la chair. Fragmentée au point de faire perdre au public ses repères, cette scène le met tour à tour dans la position de la victime et du voyeur. PLAN PAR PLAN Profanant avec délice le sanctuaire blanc de la salle de bains, le maître du suspense libère ici une libido et une agressivité refoulées sous le carcan victorien. Sentant l’époque changer, à l’aube d’une décennie 1960 marquée par les violences raciales et les émeutes, Hitchcock envoie aussi un message à une Amérique jugée trop candide  : même sous la douche, on n’est plus en sécurité ! Aux côtés d’ex-collaborateurs du film et de proches du cinéaste, une foule d’exégètes passionnés (critiques, monteurs, universitaires, stars et réalisateurs) décortique avec bonheur et plan par plan cette séquence célébrissime, mille fois citée et pastichée, qui a profondément modifié la réalisation et le montage des films. Documentaire d’Alexandre O. Philippe (France/États-Unis, 2017, 1h26mn) - Coproduction  : ARTE GEIE, Exhibit A Pictures dimanche 22 octobre ARTE MAG N°43. LE PROGRAMME DU 21 AU 27 OCTOBRE 2017 13



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