Arte Magazine n°42 13 oct 2018
Arte Magazine n°42 13 oct 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de 13 oct 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Miro, le feu intérieur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°42. LE PROGRAMME DU 13 AU 19 OCTOBRE 2018 8 Découverte sur ARTE en fantôme d’une jeune fille assassinée dans la remarquable série Beau Séjour, la comédienne flamande LynnVan Royen impose sa présence à la fois fragile et volontaire dans la nouvelle saison de The Team. Entretien. LynnVa n Royen Jeudi 18 octobre à 20.55 Série The Team (1-3) Saison 2 Lire page 22 THÉ TEAM ÉDITIONS L’intégralité de la série est proposée en VOD et coffret DVD dès le 6 octobre. La saison 2 est disponible en DVD à partir du 10. AIrte Juvénile et mature Avez-vous toujours voulu être actrice ? LynnVan Royen  : Je n’ai pas eu de vocation précoce. Enfant, je ne me souciais pas d’attirer l’attention, je voulais devenir peintre en bâtiment ! J’ai commencé par du théâtre amateur entre 15 et 18 ans, et ce n’est qu’à cet âge que j’ai envisagé sérieusement d’en faire ma profession. J’ai passé les examens d’entrée du RITCS (Royal Institute for Theatre, Cinema and Sound) de Bruxelles, où j’ai étudié le théâtre durant quatre années. Dès ma sortie de l’école, les rôles à la télévision et au cinéma se sont enchaînés. Vous avez été sacrée meilleure actrice au Festival de Monte-Carlo cette année pour la série Beau Séjour. Quelle importance ce rôle a-t-il eu pour vous ? Jouer Kato dans Beau Séjour a constitué l’étape la plus marquante de ma carrière. Jamais je n’aurais pu imaginer lors du tournage, qui s’est passé à un niveau local, dans un climat très familial, que cette série prendrait une telle ampleur, ni aussi rapidement. Le jour où même Stephen King a annoncé sur Twitter qu’il l’avait aimée, je me suis pincée pour être sûre que je ne rêvais pas. Vous incarnez dans la deuxième saison de The Team une spécialiste du renseignement belge. Comment avez-vous abordé ce rôle ? J’ai un physique très juvénile pour une femme de 29 ans, ce qui me permet de jouer aussi bien une adolescente qu’un officier de police trentenaire. Sur ce tournage international, où une partie de l’équipe était flamande, l’autre danoise et allemande, je passais sans cesse de l’anglais au flamand, et je parle également français et arabe à l’écran. Au bout de deux jours, cela devient naturel. Même si, en ce qui concerne la langue arabe, j’ai beaucoup travaillé avec un coach, phonétiquement mais aussi en détail, afin de saisir le sens de chaque mot. En français, je me débrouille bien à l’oral, j’adorerais d’ailleurs tourner un film en France. Quels sont vos projets ? Je vais jouer l’année prochaine dans un film de Jonas Baeckeland, Cool Abdul, et pour la deuxième fois de ma vie seulement, dans une pièce de théâtre, un projet très excitant. J’interprète en ce moment le rôle principal du remake d’une série néerlandaise, De Luizenmoeder, ce qui signifie « les mères-poux » ! C’est une satire de la vie scolaire, drôle mais acide. Je suis Hannah, récemment divorcée et mère d’une fille de 7 ans, qui débarque dans une nouvelle école. Dans la vraie vie, j’ai deux enfants, dont l’aîné va avoir le même âge. Pour une fois, les préoccupations de mon personnage ne sont pas si éloignées des miennes. Propos recueillis par Marie Gérard SOFIE SILBERMANN
BACHIBOUZOUK PRODUCTIONS Poème à l’encre noire Roman graphique adapté pour smartphone, Panama Al Brown, l’énigme de la force restitue dans un élégant noir et blanc la trajectoire méconnue d’un boxeur de génie, noir et homosexuel, entre splendeur, ségrégation et solitude, dans la première moitié du XX e siècle. Panama Al Brown, l’énigme de la force En ligne et hors-ligne à partir du 24 septembre sur arte.tv/panamaalbrown « Je me suis attaché au sort d’Al Brown d’abord parce que Brown me représente le sommet de la boxe, une sorte de poète, de mime, de danseur et de magicien qui transporte entre les cordes la réussite parfaite et mystérieuse d’une des énigmes humaines  : l’énigme de la force. » Ainsi parle Jean Cocteau en 1950, interviewé dans Rings, une revue spécialisée dans le « noble art ». Un an plus tard, à New York, ce magicien qu’il évoque, et dont il s’est épris un soir de 1937, après l’avoir vu danser sur la scène d’un cabaret de Pigalle, va mourir tuberculeux, dans la misère et l’anonymat, et son nom sombrera dans l’oubli. Boxeur de génie devenu en 1929 le premier champion du monde (poids coq) latino-américain, dandy noir ayant toujours assumé son homosexualité face à la ségrégation et à la haine, musicien inspiré, fêtard impénitent, qui cherchait dans le champagne et l’opium un remède aux combats à la chaîne imposés par ses managers, il fut à la fois la muse et l’amant de Cocteau. Si ce dernier adresse encore à Al Brown un bref hommage dans son discours de réception à l’Académie française, en 1955, il semble alors s’être désintéressé du boxeur déchu. ULTIME VICTOIRE Cette allocution sous la coupole constitue le point de départ d’un poignant récit graphique coproduit par ARTE France et Bachibouzouk, pour smartphone (mais aussi accessible sur ordinateur et tablettes). Camille Duvelleroy a ramené à cinq « rounds » épurés les 168 pages de Panama Al Brown, l’énigme de la force (Éditions Sarbacane, 2017), dessinées à l’encre par Alex W. Inker et écrites par Jacques Goldstein. Rythmée par une musique rêveuse traversée d’ambiances assourdies, échos de fêtes et de matchs passés, cette BD documentaire interactive à scroller a pour fil rouge, comme le livre, un reporter français enrobé et usé par le métier. Ce dernier enquête pour exhumer le champion défunt de son oubli prématuré. Entre Colón (Panamá), où Alfonso Teofilo Brown est né en 1902, et a découvert à l’adolescence, à la faveur d’une rixe sur les docks, le pouvoir de sa droite foudroyante, Harlem, où sa renommée a grandi, et la France, où il conquiert son titre mondial, ce récit en noir et blanc, émaillé de photographies, offre à celui que Cocteau appela son « poème à l’encre noire » une ultime victoire, à la mesure de son éclat d’étoile filante. Irène Berelowitch En partenariat avec ARTE MAG N°42. LE PROGRAMME DU 13 AU 19 OCTOBRE 2018 9



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