Arte Magazine n°41 6 oct 2018
Arte Magazine n°41 6 oct 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de 6 oct 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : fête de la science.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°41. LE PROGRAMME DU 6 AU 12 OCTOBRE 2018 6 Dei ex machina À l’occasion de la Fête de la science, ARTE revient sur un demi-siècle d’inventions en matière d’intelligence artificielle. Gros plans sur trois chantiers spectaculaires. Fête de la science 2018 Samedi 6 octobre Mystérieuse disparition au Yellowstone à 11.00 Voyage sous nos pieds à 11.55 Le cœlacanthe à 13.25 Vitamines – Fantasmes et vérités à 14.55 Pasteur et Koch – Un duel de géants dans le monde des microbes à 20.50 L’intelligence artificielle va-t-elle nous dépasser ? à 22.25 Lire page 9 Au cœur des robots à 2.00 Et sur arte.tv Data Sciences vs Fake Les jeux sont faits Vingt ans après la victoire remportée par le supercalculateur d’IBM Deep Blue sur le champion d’échecs Gary Kasparov, les ingénieurs de Google Deepmind récidivent en 2015 avec Alphago, qui s’impose face à Fan Hui, champion européen du jeu de go. En 2017, l’algorithme Libratus, qui tourne sur cinquante serveurs, prend à son tour la main au poker sur quatre des meilleurs joueurs mondiaux, grâce à son renversant art du bluff et à l’analyse nocturne des parties jouées le jour. Des victoires qui ne doivent rien au hasard. Mon cher Watson Depuis qu’en 2011 Watson, le programme d’I.A. d’IBM, a fait sensation à la télé américaine en gagnant au jeu Jeopardy !, son système révolutionnaire de cognitive computing a investi le domaine de la santé. Capable d’analyser d’immenses volumes d’informations, dont des dizaines de millions de dossiers médicaux, Watson, qui apprend sans cesse, aide déjà les médecins dans leurs diagnostics, ou, comme en oncologie, dans la définition des traitements. Il séduit désormais des secteurs comme la banque, les assurances, la finance et le juridique, tandis que le logiciel Multisense, d’IBM aussi, prétend identifier la dépression ou la schizophrénie à partir de la voix et du visage d’un patient. Roue libre La voiture sans conducteur constitue le plus vaste chantier de l’I.A. dans le monde. Pour rouler seul, le « cerveau » du véhicule doit être capable, grâce aux données recueillies par de multiples capteurs numériques, de comprendre tout ce qui l’entoure, mais également d’anticiper les dangers imprévus. Promesse d’une diminution drastique de la mortalité routière – environ 90% des accidents sont causés par une erreur humaine –, les véhicules autonomes pourraient envahir nos villes d’ici à vingt ans, avec un impact gigantesque sur l’industrie et le marché du travail. Christine Guillemeau Faites de la science ! Partenaire de la 27 e Fête de la science, organisée du 6 au 14 octobre, ainsi que du Festival du film scientifique Pariscience, qui lui succède jusqu’au 31 octobre, ARTE propose de découvrir sur le site fetedelascience.fr une large palette de documentaires, dont Demain l’école, Thomas Pesquet  : Objectif Mars et certains de ceux proposés à l’antenne. La chaîne y présente aussi en avant-première deux épisodes de la série documentaire Nomade des mers, les escales de l’innovation, diffusée à partir du 29 octobre. DOCLAND YARD
Au XVIII e siècle, Venise connaît une éblouissante effervescence artistique. Un âge d’or que retrace, à l’occasion d’une exposition au Grand Palais *, le documentaire Venise l’insolente, en éclairant notamment la place qu’y tient la musique. La cité de la musique Dimanche 7 octobre à 17.35 et 18.30 Programmation spéciale Venise, l’insolente Carnevale 1729, un concert à Venise Lire page 10 ÉDITIONS Venise l’insolente paraît en DVD le 2 octobre. Elle l’ignore encore, mais son déclin sourd déjà derrière sa splendeur. En ce XVIII e siècle, la Sérénissime, grimant ses rides et ses fissures, s’enivre de libertinage, dans un déluge de fastes, de fêtes et de carnavals, lesquels se prolongent des mois durant. Sacrée capitale des arts, qu’elle mêle intimement, la cité chante et danse de l’aube à la nuit, la musique s’infiltrant dans ses canaux, bercés par les barcarolles des gondoliers, dans ses palais, ses théâtres, ses académies et ses églises, où résonne la voix de jeunes filles pudiquement dissimulées derrière des grilles. D’une audace folle, Venise ne cesse de créer en (dé) mesure, écrivant la partition du siècle des Lumières et de ceux à venir, avec la bénédiction d’aristocrates mécènes et mélomanes. Instrument roi de la crépusculaire république, le violon y est objet de passion. Un soir de Noël, l’un de ses virtuoses se révèle génie du baroque sous les voûtes de la basilique Saint-Marc  : Antonio Vivaldi. De constitution fragile, le « prêtre roux », bientôt nommé maître de violon et compositeur à l’Ospedale della Pietà, conquiert l’Europe entière, auteur d’une œuvre novatrice autant que prolifique – dont quelque 470 concertos et 45 opéras –, que la popularité des Quatre saisons, tube planétaire, a en partie éclipsée. VIE ET MORT EN MUSIQUE Venise engendre et attire. Napolitain d’origine, Nicola Porpora, auteur d’opéras aujourd’hui redécouverts, s’y installe, comme le compositeur allemand JohannAdolf Hasse, tandis que Georg Friedrich Haendel, ami de Vivaldi, y fait étape lors d’une tournée italienne décisive. Dans la cité des Doges où l’on vit – intensément – et meurt en musique, Rousseau s’émeut des prestations de jeunes orphelines, excellentes interprètes formées dans des ospedali – des institutions de charité à l’origine des grandes écoles instrumentales d’Occident  : « Je n’ai l’idée de rien de plus voluptueux et de plus touchant que cette musique. » À une époque où le Vatican interdit aux femmes de se produire dans les églises, de jeunes castrats, troublants d’ambiguïté sexuelle, les remplacent avant, pour certains, de se couvrir de gloire sur les scènes d’opéras, cet art inventé par Venise. Doté d’une voix à l’agilité exceptionnelle, s’étendant sur trois octaves, le plus célèbre, Farinelli, né Carlo Broschi, s’impose comme la star absolue de l’âge d’or du bel canto. Chanteur mais aussi compositeur et instrumentiste (le clavecin et la viole d’amour), il s’exilera à Madrid pour divertir de son légendaire timbre clair le mélancolique roi Philippe V. Mais le public vénitien se rue aussi pour écouter les divas, comme l’éblouissante soprano Faustina Bordoni. « Quand je cherche un synonyme pour musique, dira Nietzsche, je ne trouve jamais que ce mot, Venise. » Sylvie Dauvillier * « Éblouissante Venise ! », du 26 septembre 2018 au 21 janvier 2019. 7ARTE MAG N°41. LE PROGRAMME DU 6 AU 12 OCTOBRE 2018



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