Arte Magazine n°40 26 sep 2020
Arte Magazine n°40 26 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de 26 sep 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Kidnapping, la série franco-danoise de Torleif Hoppe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°40. LE PROGRAMME DU 26 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE 2020 Le Point 6 Écrite par Torleif Hoppe (The Killing) la série Kidnapping nous plonge dans une enquête francodanoise sur un trafic d’enfants à l’échelle européenne. Charlotte Rampling y campe une inspectrice cérébrale et caustique. Entretien. Charlotte Rampling Héroïne de polar Jeudi 1er octobre à 20.55 Série Kidnapping (1-4) Lire page 22 24/9 6/11 En partenariat avec idlgrieleue Pourquoi avoir accepté de jouer dans cette série ? Charlotte Rampling  : À chaque fois, j’accepte un rôle pour me lancer dans une aventure qui me corresponde. J’aime aussi me confronter à un nouvel univers. Or je n’avais encore jamais interprété une inspectrice ou une commissaire, ni joué dans une série scandinave. Et puis le scénario est vraiment bien écrit, avec des personnages travaillés et une fin brillante. Qu’est-ce qui vous a plu dans ce scénario ? Il est bouleversant. À travers cette histoire de trafic de bébés, on se retrouve plongé dans un monde sensible et complexe  : ceux qui ne peuvent pas avoir d’enfant, ceux prêts à faire n’importe quoi pour en avoir, ceux qui les perdent… Le personnage principal, cet inspecteur danois [interprété par Anders W. Berthelsen, NDLR] enquête sur l’enlèvement d’une petite fille au moment même où sa propre fille disparaît. Tout au long de la série, il y a ce double et terrible enjeu, au sein d’un métier où l’émotion est proscrite. C’est là que votre personnage arrive. Comment le voyez-vous ? C’est une personnalité atypique. Installée de longue date à Paris, cette inspectrice franco-anglaise s’est dévouée corps et âme à sa profession mais à sa façon, avec la volonté de tenir tête aux autres, de ne pas être écrasée par ce milieu difficile. Elle joue avec tout le monde, teste ses coéquipiers, et impose son autorité sans forcer, parfois avec humour. Elle vous ressemble ? Oui, elle est le résultat de l’écriture et de ma personnalité. Dans chaque rôle, je veux trouver un univers dans lequel moi, Charlotte, je peux jouer avec le personnage. Je recherche une sorte de partenariat. Hormis une exception, je n’ai jamais voulu incarner des rôles très différents de ma personnalité. Votre personnage clôt la série en citant Jean-Paul Sartre  : « Nous sommes nos choix. » C’est le cœur de la série ? Je le pense. Comment nos choix dessinent-ils nos vies et que disent-ils de nous ? L’inspecteur danois, face à un dilemme terrible, finira par agir de façon extraordinaire, ce qui rend la série très émouvante. Oh my God ! Cette fin fait cogiter. Plus qu’une histoire, c’est comme une œuvre, un grand roman. Propos recueillis par Raphaël Badache DUSAN MARTINCEK
2017 ANNAPUMA Kathryn Bigelow Le cinéma à tir tendu Elle a survécu à un mariage avec le tyrannique James Cameron – « Le problème d’être attiré par des femmes indépendantes, c’est qu’elles n’ont pas besoin de vous », dira-t-il –, et à plusieurs traversées du désert hollywoodien  : peu de choses résistent à Kathryn Bigelow et à sa force de caractère. En traçant sa voie façon bulldozer dans l’industrie depuis plus de trente ans, après des débuts prometteurs d’artiste peintre à l’orée des années 1980, celle qui fut l’élève de monstres sacrés de l’art contemporain, tels que Richard Serra et Andy Warhol, a gardé de ses années picturales un trait précis et un goût assumé du grand spectacle  : « Je dessinais des toiles gigantesques […]. Je prenais un minuscule détail d’une toile de la Renaissance pour le gonfler et lui donner une teinte expressionniste. » De la toile à l’écran, la meilleure illustration de cette profession de foi esthétique pourrait être la scène d’attentat à la bombe ouvrant Démineurs, exercice de style plastique ahurissant, dilatant le temps et la matière en disséquant par un montage éclaté et des ralentis à la limite de l’abstraction tous les angles d’une explosion. CORPS-À-CORPS Créatrice intransigeante, la cinéaste développe depuis ses débuts un cinéma organique et viscéral, fasciné par le corps, ses réactions et ses limites. Dans Zero Dark Thirty, l’un des agents de la CIA chargés de la torture des lieutenants d’Al-Qaïda l’affirme  : « Tout le monde craque. C’est biologique. » Chez Bigelow, le corps a ses raisons, qui valent plus que tout dialogue sentencieux. Son style, enfant du cinéma de Peckinpah et des années 1970, file aussi droit qu’une balle. Il pousse systématiquement ses personnages – hommes intrépides, musculeux et volontiers macho, ou femmes à son image, fortes et déterminées, inhabituelles dans le cinéma américain – au point de rupture. Lors de la sortie de Detroit, son long métrage sur les émeutes raciales de 1967 et l’assassinat par la police de trois hommes noirs dans un motel de la ville, un mauvais procès lui fut fait, de la part de détracteurs reprochant à une femme blanche de s’emparer d’un tel sujet. « Je ne peux pas changer de sexe et je refuse d’arrêter de faire des films », lança l’intéressée d’un ton aussi tranchant que ses plans secs et nerveux. Augustin Faure ARTE consacre un cycle à Kathryn Bigelow, l’une des rares cinéastes de films d’action à Hollywood, unique femme auréolée des Oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur, fer de lance d’un cinéma à la fois direct, testostéroné et féministe. Cycle Kathryn Bigelow Dimanche 27 septembre Detroit à 20.55 Lire page 13 Lundi 28 septembre Démineurs à 22.55 Lire page 16 Dimanche 4 octobre Zero Dark Thirty à 20.55 Lundi 5 octobre Blue Steel à 20.55 11/10 i 7ARTE MAG N°40. LE PROGRAMME DU 26 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE 2020



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