Arte Magazine n°40 26 sep 2020
Arte Magazine n°40 26 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de 26 sep 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Kidnapping, la série franco-danoise de Torleif Hoppe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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mercredi 30 septembre ARTE MAG N°40. LE PROGRAMME DU 26 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE 2020 20 5.00 M BJARTE EIKE & BAROKKSOLISTENE Festival de musique de Brême 2019 Concert 6.10 M XENIUS Forger des couteaux Magazine 6.40 M SQUARE IDÉE La fin des mégapoles ? Magazine 7.10 ARTE JOURNAL JUNIOR 7.15 LM GEO REPORTAGE L’Écosse des clans Reportage 8.00 LEM LES PARCS NATURELS... EN MINUSCULE La Guadeloupe Série documentaire 8.45 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.25 EM PLANÈTE MÉDITERRANÉE Documentaire 11.05 EM L’IVRESSE DES PROFONDEURS Documentaire 12.05 EM LE CHAT, CE TUEUR SI MIGNON Documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 BAUTZEN (3) Série documentaire 13.35 ER MEURTRES À SANDHAMN Les nuits de la Saint-Jean (1-3), saison 3 Série 16.00 EM PAYSAGES D’ICI ET D’AILLEURS Chantilly, Picardie Série documentaire 16.30 E INVITATION AU VOYAGE Émission Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Disponible en replay Vidéo à la demande M R 17.10 XENIUS Récolter autrement Magazine 17.40 ER DES VIGNES ET DES HOMMES Lanzarote – Le vin des volcans Série documentaire 18.10 R FÉERIQUE ISLANDE La plus grande île volcanique du monde Documentaire 18.55 E VOYAGES EN TERRES DU NORD Islande Série documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.51 E 50 NUANCES DE GRECS – SAISON 2 L’agité du vocal Série d’animation 20.55 DE EVA Film 22.40 DÉCADENCES Désirs et déclins ; Des luttes et des chutes Documentaire 0.25 LA FILLE MÉLANCOLIQUE Film 1.45 DM LA TRAVERSÉE DE L’OMBRE Téléfilm 3.20 EM COURT-CIRCUIT N°993 Spécial « tensions familiales » Magazine 4.15 R ARTE REGARDS Les dispositifs pour prévenir les accidents de la route Reportage Multidiffusion Rediffusion Versions linguistiques disponibles Disponibilité en ligne Date de disponibilité u Date de fin de replay en avant-première GUY FERRANDIS 20.55 Cinéma Cycle Isabelle Huppert Eva La relation toxique entre un jeune gigolo, écrivain imposteur, et une prostituée de luxe. Adapté du roman noir de James Hadley Chase, un film au charme vénéneux, avec Gaspard Ulliel et Isabelle Huppert. Jeune gigolo sans foi ni loi, Bertrand se retrouve propulsé dramaturge à succès après avoir volé le dernier manuscrit d’un de ses vieux clients écrivain, décédé sous ses yeux. Mais alors que son éditeur lui réclame une nouvelle œuvre, l’imposteur, bien incapable de la produire, va tenter de s’inspirer de sa liaison avec Eva, une mystérieuse et fascinante prostituée de luxe dont le mari est en prison et qu’il entreprend de conquérir, en marge de son mariage annoncé avec sa jolie fiancée. TROUBLES DESSEINS Infusée d’un parfum sulfureux, c’est une histoire noire de faux-semblants, un thriller psychologique où le mensonge, porteur de mystère, attise de sombres désirs et finit par échapper à son auteur. Lequel, narcissique, a le tort de s’imaginer grand manipulateur, à défaut d’écrivain, avant d’être sévèrement renvoyé à sa médiocrité. En adaptant, après Joseph Losey en 1962, le roman de James Hadley Chase, Benoit Jacquot met en scène une liaison toxique entre une prostituée qui assume et maîtrise le port de masques, et un homme aveuglé par ses troubles desseins. Joueur, Bertrand est un loser qui s’ignore. Face à ce courtisan plus jeune qu’elle, Eva, fardée sous sa perruque brune au carré de dominatrice, poursuit avec opiniâtreté un seul et simple objectif  : faire libérer son mari. Et si son charme vénéneux opère auprès de ses clients fortunés, c’est bien elle l’auteure de la pièce de théâtre à l’œuvre, par sa capacité pragmatique à cloisonner fiction et réalité. Une fois encore, Isabelle Huppert excelle à incarner cette duplicité, quand Gaspard Ulliel promène son cynisme avec une parfaite désinvolture. Lire page 4 Film de Benoit Jacquot (France/Belgique, 2017, 1h38mn) - Scénario  : Benoit Jacquot, Gilles Taurand, d’après le roman éponyme de James Hadley Chase Avec  : Gaspard Ulliel (Bertrand), Isabelle Huppert (Eva), Richard Berry (Régis), Julia Roy (Caroline), Marc Barbé (Georges), Didier Flamand (le père de Caroline) - Coproduction  : ARTE France Cinéma, Macassar Productions, EuropaCorp, NJJ Entertainment, Scope Pictures 23/9 if 6/10
22.40 Décadences (1 & 2) Avec un détour par l’histoire et l’éclairage d’analystes et d’artistes, une interrogation sur la notion de décadence(s) pour décrypter la crise de civilisation en cours. R.F. GEMMECKE 1. Désirs et déclins Dénoncée par les moralistes, redoutée comme signe du déclin ou exaltée pour son parfum de liberté, la notion de décadence traverse toute l’histoire du monde occidental. Synonyme de raffinement dans l’Empire romain, où les plaisirs et la débauche restent les privilèges des nantis, elle est célébrée de Pompéi à Baia, cité thermale et festive du golfe de Sorrente, alors que Naples l’arborera comme un attribut de ses charmes. À partir du XIX e siècle, les artistes, de Baudelaire à Egon Schiele en passant par le dandy Oscar Wilde, s’en emparent pour briser les tabous bourgeois. Aujourd’hui, populistes et nationalistes la brandissent pour fustiger la démocratie corrompue et la perte de valeurs, alors que les mouvements politiques de gauche l’associent à la surconsommation mondialisée et à la pauvreté, et les défenseurs de l’environnement, à l’effondrement planétaire. 2. Des luttes et des chutes Déclin moral pour certains, social pour d’autres, la décadence est tour à tour déplorée ou valorisée comme une transgression et une résistance esthétique par les artistes qu’elle inspire. À Denain, dans le nord de la France, la désindustrialisation a engendré un délitement du tissu social et la colère d’ouvriers oubliés, dont certains « gilets jaunes », contre les élites et la mondialisation déshumanisante. Le mouvement Extinction Rebellion appelle, lui, à la désobéissance civile pour lutter contre le réchauffement climatique, accusant les responsables corrompus – multinationales et politiques − de crime contre l’humanité. Même l’Église est amenée à s’interroger sur le sens de la décadence, y compris dans ses rangs. CRISE DE CIVILISATION Au travers de la décadence, Wilfried Hauke décrypte la profonde crise de civilisation en cours. En interrogeant des philosophes (dont Michaël Fœssel), des historiens de l’art et des activistes, mais aussi des esthètes et des influenceurs, il montre combien, dans un monde marqué par l’instabilité, la décadence tout à la fois terrifie et séduit. La sociologue Monique Pinçon-Charlot l’analyse comme un sentiment de sidération dans une guerre de classes, mais l’espère aussi comme le ferment de luttes à venir. Un tour d’horizon éclairant autant que nuancé, à l’heure où la collapsologie fait débat. Documentaire de Wilfried Hauke (Allemagne, 2020, 2x52mn) - Production  : dmfilm und tv produktion, SWR, Radio Bremen 28/12 I DFFB/AGNESH PAKOZDI 0.25 Cinéma La fille mélancolique Une jeune femme songeuse et ironique traverse un Berlin déjanté à la recherche d’un lit et des vérités essentielles de son époque. Une délicieuse fantaisie existentialiste et pop. Elle est seule, n’a pas de nom ni d’appartement, et déambule dans Berlin à la recherche d’un lit pour la nuit. Celle qui se décrit comme une « fille mélancolique » multiplie les rencontres, charnelles ou non  : une licorne, un existentialiste abstinent, un charpentier, un philosophe ou un DJ qui mixe les râles de ses conquêtes. Entre discothèque, cours de yoga et galeries d’art, elle devise sur la fin du capitalisme, la maternité, le féminisme, les illusions de l’amour romantique ou les conventions sociales... POSTMODERNE POP Quel singulier objet filmique ! Tout au long de quinze chapitres, courts et sans transition, la romancière et musicienne Susanne Heinrich déroule une comédie existentialiste ultrastylisée, où jeu minimal des interprètes, décors factices frisant le kitsch et couleurs pastel déplacent le spectateur dans un entre-deux fictionnel en décalage avec la réalité commune. Pourtant, le film scrute son époque comme nul autre pareil, avec un ton unique. Dans son manteau en fausse fourrure, cette jeune fille narcissique, qui se dit auteure mais s’est arrêtée au deuxième chapitre de son premier livre, porte sur les faux-semblants de son temps un regard drôle ou cynique, et n’oublie pas de classer sa dépression comme un problème politique. Lointaine petite cousine pop du cinéma de Godard, une première œuvre qui se pique de postmodernisme avec une jubilation... tout intérieure. Meilleur film, Festival Max-Ophüls, Sarrebruck 2019 (Das melancholische Mädchen) Film de Susanne Heinrich (Allemagne, 2019, 1h17mn, VOSTF) - Scénario  : Susanne Heinrich - Avec  : Marie Rathscheck (la fille mélancolique), YannGrouhel (Ordinaire), Nicolai Borger (l’existentialiste) Production  : Deutsche Film und Fernsehakademie Berlin, Essential Filmproduktion GmbH mercredi 30 septembre ARTE MAG N°40. LE PROGRAMME DU 26 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE 2020 21



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