Arte Magazine n°40 26 sep 2020
Arte Magazine n°40 26 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de 26 sep 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Kidnapping, la série franco-danoise de Torleif Hoppe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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mardi 29 septembre ARTE MAG N°40. LE PROGRAMME DU 26 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE 2020 18 20.50 Dormir à tout prix Alors que nos nuits n’ont jamais été aussi courtes, un éclairant tour d’horizon des découvertes scientifiques autour des troubles du sommeil et des alternatives de plus en plus nombreuses aux somnifères. THIERRY ROBERT Soirée présentée par Émilie Aubry En cinquante ans, nous avons perdu en moyenne une heure et demie de sommeil par nuit. Le corps humain rechigne à s’adapter aux absurdités de la vie moderne  : il se venge la nuit du stress, de la sédentarité, des horaires de travail décalés et des éclairages néfastes. Il en résulte une multiplication des troubles du sommeil, des nuits blanches en passant par l’apnée nocturne et la narcolepsie. Or bien dormir joue un rôle majeur dans la régulation du métabolisme. Le manque de sommeil augmente les risques d’obésité, de diabète ou même de la maladie d’Alzheimer, comme l’a démontré la chercheuse Maiken Nedergaard de l’université de Rochester. Car en sombrant dans les bras de Morphée, le cerveau se « purge »  : il élimine des toxines et fait le tri dans ses apprentissages. MARCHANDS DE FAUX SOMMEIL Les chercheurs multiplient aujourd’hui les essais cliniques pour étudier les causes des troubles du sommeil, leurs effets sur la santé, et offrir une alternative aux somnifères. Encore trop souvent prescrits, ceux-ci constituent une rente pour les laboratoires pharmaceutiques. Nocifs pour la mémoire et puissamment addictifs, ils s’apparentent à une anesthésie et procurent un faux sommeil, en aucun cas réparateur. Or une alternative existe, incluant les solutions les plus naturelles (thérapie de groupe, méditation pleine conscience, sophrologie, microsiestes) comme les plus high-tech, à l’instar des séances de luminothérapie pratiquées au centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu à Paris, les casques à impulsions électriques ou les médicaments de nouvelle génération... Mais si la Haute Autorité de santé préconise ces approches et déconseille l’usage de somnifères, l’assurance maladie ne rembourse pas les premières et prend en charge les seconds... Mené en France, en Allemagne et aux États-Unis, un tour d’horizon aussi ambitieux qu’exhaustif des dernières avancées scientifiques autour des troubles du sommeil, nourri de témoignages de chercheurs, de scientifiques et de patients en quête de nuits plus douces. Lire page 8 Documentaire de Thierry Robert (France, 2020, 1h24mn) - Auteurs  : Thierry Robert, Fabrice Papillon, Raphaël Hitier - Coproduction  : ARTE France, Galaxie 22/9 27/11 I I
FILMS FOR HUMANITY 22.20 Géopolitique  : les grands docus d’ARTE Agent orange, la dernière bataille L’herbicide, qui a fait des ravages pendant la guerre du Viêtnam, continue de semer la mort. Dans le sillage de deux femmes en croisade contre l’industrie chimique, une bouleversante enquête sur cette catastrophe humaine et écologique. « J’ai vu l’avion passer et, derrière lui, c’était comme un nuage. » Dans le cadre de l’opération Ranch Hand (1962-1971), les États-Unis ont déversé des millions de litres d’agent orange sur le territoire vietnamien, pour détruire les forêts où se cachaient les résistants du Front national de libération, et les cultures agricoles qui les nourrissaient. Après l’arrêt de cette guerre chimique, l’armée américaine a incinéré et enfoui les excédents de défoliant, provoquant une contamination durable en divers endroits de la planète. L’usage de l’herbicide est pourtant resté autorisé dans les forêts et pâturages américains, loin de tout contact humain. Il a fallu attendre 1983 pour que Dow Chemical retire du marché ses produits contenant de la dioxine, un poison produit lors de la fabrication de l’agent orange, à l’origine de cancers et de malformations congénitales. En 2014, Tran To Nga, ancienne reporter dans la jungle sud-vietnamienne, victime des épandages, a assigné en justice vingt-six fabricants américains (dont Monsanto et Dow Chemical) depuis la France, où elle réside. De son côté, l’activiste américaine Carol Van Strum mène depuis plus de quarante ans une lutte sans relâche pour établir – à travers, notamment, la publication des « Poison Papers » – la responsabilité de l’industrie agrochimique, et mettre fin à ce désastre humain et écologique. ARME DE DESTRUCTION MASSIVE Des centres de soins vietnamiens pour les victimes de l’agent orange, où une quatrième génération d’enfants est née avec des difformités effroyables, aux forêts empoisonnées de l’Oregon, Alan Adelson et Kate Taverna ont enquêté sur les décisions et les dissimulations ayant conduit à ce scandale qui perdure – l’un des deux composants de l’agent orange, le 2,4-D, classé comme « probablement cancérigène » par le Centre international de recherche contre le cancer, étant encore largement utilisé. Leur documentaire rend également un émouvant hommage au combat de deux femmes qui ont refusé d’abdiquer malgré la maladie, les intimidations et les désillusions. Lire page 5 Documentaire d’Alan Adelson et Kate Taverna (États-Unis/France, 2020, 54mn) - Coproduction  : ARTE France, Films for Humanity 22/9 27/11 i I 23.15 Géopolitique  : les grands docus d’ARTE Le scandale du transport du bétail vers l’Orient Trente ans après son premier film sur le transport du bétail, Manfred Karremannlivre un nouveau documentaire choc sur les souffrances des animaux convoyés vivants sur des milliers de kilomètres. Ses images insoutenables d’animaux entassés, assoiffés et malmenés durant des jours à travers l’Europe avaient déclenché des vagues de manifestations  : en 1990, Manfred Karremannest l’un des premiers réalisateurs à se pencher sur la souffrance animale. Si l’Union européenne continue de légiférer en la matière, la situation hors de ses frontières reste déplorable. Certes, la Cour de justice de l’Union européenne a rappelé, en 2015, que les animaux élevés sur son territoire devaient être bien traités, y compris hors UE. Mais les pays d’arrivée, au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, se soucient peu de la réglementation européenne, et des millions d’animaux continuent d’y être acheminés généralement dans le seul but d’y être abattus, souvent dans des conditions cruelles. Pourquoi ne pas leur éviter au moins les souffrances liées au transfert en n’exportant que leur viande depuis l’Europe ? En juin 2020, le Parlement européen s’est penché sur la question en approuvant une commission d’enquête sur le transport des animaux. Documentaire de Manfred Karremann(Allemagne, 2020, 52mn) 27/12 MANFRED KARREMANN I mardi 29 septembre ARTE MAG N°40. LE PROGRAMME DU 26 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE 2020 19



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