Arte Magazine n°39 19 sep 2020
Arte Magazine n°39 19 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de 19 sep 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : planète méditérranée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 21 septembre ARTE MAG N°39. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 SEPTEMBRE 2020 Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds lâ M Multidiffusion et malentendants R Rediffusion Audiovision pour aveugles et malvoyants Disponible en replay = 1=1 E111 Vidéo à la demande Versions linguistiques disponibles Disponibilité en ligne 16 5.00 EM BETH HART À L’OLYMPIA Concert 6.35 EM PHILOSOPHIE Le retour de la censure ? Magazine 7.05 ARTE JOURNAL JUNIOR 7.10 EM GEO REPORTAGE Singapour, quand les oiseaux chantent Reportage 8.00 M VIVRE, TOUT SIMPLEMENT En Alaska, dans le grand froid Série documentaire 8.45 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.25 L R GEO REPORTAGE Les chiens sauveteurs du lac de Garde ; L’Écosse des clans Reportage 11.15 M LE HAMSTER D’EUROPE La survie dans les champs Documentaire 12.00 EM LES PARCS NATURELS… EN MINUSCULE Aso-Kuju, Japon Série documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS Lutter contre la mafia du bois Reportage 13.35 EM L’IVRESSE DU POUVOIR Film 15.35 E INDONÉSIE, LE NORVÉGIEN ET LE CHAMAN Documentaire M Date de disponibilité u en avant-première 16.30 E INVITATION AU VOYAGE Émission 17.10 XENIUS Le pissenlit Magazine 17.45 ER DES VIGNES ET DES HOMMES Hongrie – Le roi des vins, le vin des rois Série documentaire 18.10 R LES RENARDS DE BERLIN Documentaire 18.55 ER LE CHAT, CE TUEUR SI MIGNON Documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.50 E 50 NUANCES DE GRECS – SAISON 2 Tapisserie rouge Série d’animation 20.55 DER TUCKER L’homme et son rêve Film 22.45 LE PORT DE LA DROGUE Film 0.05 SANS FRAPPER Documentaire 1.30 EM THOMAS PESQUET  : OBJECTIF MARS Documentaire 3.05 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 3.45 M ARTE REGARDS Reportage Date de fin de replay DR/ARTE 20.55 Cinéma Tucker L’homme et son rêve L’ascension et la chute du constructeur visionnaire d’automobiles Preston Tucker, incarné par Jeff Bridges, et dont Francis Ford Coppola fait son poignant alter ego. À Detroit, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’ingénieur Preston Tucker jouit d’une certaine notoriété pour avoir conçu un blindé ultrarapide, mais surtout une tourelle qui a équipé les avions de combat. Rêvant de proposer aux Américains une voiture révolutionnaire conciliant vitesse, élégance et sécurité, il parvient à entraîner dans son projet Abe Karatz, un investisseur doté d’un précieux entregent. Grâce à son appui et à une audacieuse campagne de publicité, Tucker obtient de la ville de Chicago un permis provisoire pour installer une chaîne de production dans une usine désaffectée de l’armée de l’air. Il a cinquante jours pour présenter un prototype de sa fameuse Tucker... RÊVES À LA CHAÎNE C’est une fresque flamboyante de l’âge d’or de Detroit, quand l’Amérique y fabriquait du rêve à la chaîne, que brosse Francis Ford Coppola (Apocalypse Now Redux, la trilogie du Parrain...). Centrant son biopic sur le destin brisé de l’éphémère constructeur automobile Preston Tucker, auquel Jeff Bridges (True Grit, The Big Lebowski) apporte un détonant mélange de candeur et d’enthousiasme, Coppola met en scène la manière dont ce visionnaire fut foudroyé par le système – Ford, General Motors et Chrysler, les « trois grands » de l’industrie automobile d’alors, voulant continuer de régner sans partage. Accusé de publicité mensongère, de tentative de fraude et d’escroquerie, et bien qu’acquitté en 1949 à l’issue d’un retentissant procès, Tucker fut acculé à la faillite et vit son rêve partir en fumée. Comme un écho à l’épreuve dont est parvenu à se relever le cinéaste après les cinglants échecs commerciaux de ses deux films précédents, Coup de cœur et Cotton Club. Meilleur second rôle masculin (Martin Landau), Golden Globes 1989 Meilleurs décors (Dean Tavoularis), Bafta Awards 1989 (Tucker  : The Man and His Dream) Film de Francis Ford Coppola (États-Unis, 1988, 1h44mn, VF/VOSTF) Scénario  : Arnold Schulman et David Seidler Avec  : Jeff Bridges (Preston Tucker), Joan Allen (Vera Tucker), Martin Landau (Abe Karatz), Mako (Jimmy Sakuyama), Frederic Forrest (Eddie), Elias Koteas (Alex Tremulis), Christian Slater (Junior) Production  : Lucasfilm - (R. du 21/3/2010)
22.45 Cinéma Le port de la drogue Deux femmes en marge et un pickpocket se retrouvent malgré eux au cœur d’une bataille entre policiers et espions communistes. Un film noir mêlant propagande et réalisme social, avec Richard Widmark. 20TH CENTURY FOX/J. MACDONALD Dans un métro bondé, une brune élégante se fait voler son portefeuille par un pickpocket. La belle Candy ignore qu’elle est suivie par deux flics et que son sac contient un précieux microfilm. Espion communiste, Joey, son fiancé, la charge de convoyer des documents sans lui expliquer ce qu’ils contiennent. Après un marchandage coriace avec Moe, une vieille indic, les policiers obtiennent le nom et la planque de Skip, le voleur. Mais celui-ci refuse de coopérer, puis fait monter les enchères avec Candy, que Joey a envoyée récupérer le film. La jeune femme éprouve cependant une étrange attirance pour ce voyou dont elle se sent proche... FRATERNITÉ DES DÉCLASSÉS En dépit d’un anticommunisme primaire qui peut l’apparenter à une œuvre de propagande – dimension gommée dans la VF et le titre qui lui substituent la lutte contre le trafic de drogue –, ce film frappe par le regard tendre qu’il porte sur les marginaux, cadrés comme des princes. À travers Candy, la fille perdue fleur bleue, l’émouvante Moe, qui trime pour s’offrir une pierre tombale décente, et Skip, le pickpocket félin (excellent Richard Widmark, tour à tour joueur, mélancolique ou inquiétant), émerge une fraternité des déclassés, une méfiance à l’égard de l’ordre établi et une forme de droiture. Un code d’honneur qui autorise à voler ou donner ses compagnons, mais aussi à les avertir en cas de danger. Samuel Fuller imprime à ce film noir, réaliste et brutal, son style sous haute tension, personnifié par la démarche nerveuse de la môme Candy. Lion de bronze du meilleur réalisateur, Mostra de Venise 1953 (Pickup on South Street) Film de Samuel Fuller (États-Unis, 1953, 1h17mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Samuel Fuller, Dwight Taylor - Avec  : Richard Widmark (Skip McCoy), Jean Peters (Candy), Thelma Ritter (Moe Williams), Murvyn Vye (Tiger), Richard Kiley (Joey), Willis B. Bouchey (Zara), Milburn Stone (Winoki) - Production  : 20th Century Fox CVB-ALTER EGO PRODUCTION 0.05 La lucarne Sans frapper Le récit d’une jeune femme violée, interprété par quatorze hommes et femmes. Empathique et nécessaire. Ada avait 19 ans quand elle a subi une agression sexuelle, mais elle n’a déposé plainte que dix ans plus tard. De son témoignage, interprété par quatorze hommes et femmes, à la première comme à la troisième personne, se développe le vécu empathique d’un traumatisme qui tisse la possibilité d’un « nous ». QUESTIONS TABOUES Peut-on se mettre à la place d’une victime de violence sexuelle ? La réalisatrice Alexe Poukine traite du récit du viol, douloureux passage obligé pour les personnes agressées et objet de toutes les interprétations sous le poids des stéréotypes, des préjugés et du patriarcat... Dans la bouche des différents interprètes, l’histoire d’Ada − à laquelle d’autres aussi effroyablement banales font écho − devient universelle, mais se charge aussi de doute et de suspicion, plaçant le téléspectateur dans l’inconfortable et dérangeante position de juge, et l’obligeant à explorer ses propres a priori. Car, au fil du film, des questions intimes restées taboues affleurent  : ai-je le droit de m’être sentie dépossédée de mon corps au cours d’une telle expérience ? Puis-je en parler ? Que signifie le consentement pour moi ? Entrelaçant voix et visages, mots et maux, dans un montage délicat, Sans frapper répond au jeu dévastateur de l’abus de pouvoir par un autre jeu, bénéfique et porteur d’espoir  : celui d’une communauté qui s’exprime. Documentaire d’Alexe Poukine (France/Belgique, 2019, 1h25mn) - Production  : Alter Ego Production, Centre Vidéo de Bruxelles lundi 21 septembre M 14/9 19/11 17 ARTE MAG N°39. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 SEPTEMBRE 2020



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