Arte Magazine n°39 19 sep 2020
Arte Magazine n°39 19 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de 19 sep 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : planète méditérranée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 20 septembre ARTE MAG N°39. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 SEPTEMBRE 2020 14 18.55 Maestro Les Järvi, une famille de chefs Pärnu Music Festival en Estonie MICHAEL BOOMERS/SOUNDING IMAGES 20.10 Vox pop Présenté par Nora Hamadi, le magazine des débats qui agitent l’Europe fait sa rentrée avec une nouvelle formule. L’émission se concentre désormais sur un seul sujet afin de mieux en approfondir les contours et creuser les comparaisons qu’il suscite entre pays européens. Un module de trois minutes, le « Prolog », pose en images les enjeux du débat, et est suivi d’une enquête dans un pays d’Europe et d’un multiplex animé par Nora Hamadi, qui donne la parole à deux invités de nationalité différente, ainsi qu’à un ou plusieurs correspondants. La science est-elle sexiste ? La plupart des domaines scientifiques, conçus sur des référentiels masculins, ont tendance à invisibiliser les femmes. Les conséquences sont considérables  : une femme a plus de risque de mourir d’un accident de voiture car les crash tests sont réalisés avec des mannequins Complicité musicale au programme de ce festival familial créé par la famille Järvi avec, entre autres, un émouvant morceau composé pour l’anniversaire du patriarche Neeme. En 2019, le Pärnu Music Festival investissait pour la neuvième année consécutive cette ville portuaire estonienne. Partie en 1980 alors que le pays faisait partie de l’Union soviétique, la famille Järvi, réfugiée aux États-Unis, s’est depuis éparpillée dans le monde entier. Le festival, créé par Neeme Järvi et ses fils Kristjan (photo) et Paavo, tous trois chefs d’orchestre, représente donc pour eux l’occasion de retrouver leur pays d’origine et de partager un moment de complicité musicale. Maarika, la sœur de Kristjan et Paavo, est elle aussi de la partie en tant que flûtiste dans l’orchestre. Le programme comporte une pièce particulièrement émouvante  : Birthday Korale NJ 80. Dirigée par Paavo, l’œuvre a été composée par Kristjan pour les 80 ans de leur père. Autre temps fort du festival  : le Concerto pour violoncelle de Dvorák interprété par le soliste norvégien Truls Mork. Concert (Allemagne, 2019, 43mn) Réalisation  : Holger Preuße, Isabel Hahn 18/12 En partenariat avec 1 Voir aussi à 0.30 La fête de la chanson et de la danse en Estonie masculins ; la reconnaissance vocale est inadaptée ; certains médicaments sont mal dosés pour la moitié de l’humanité car rarement testés sur des femmes... Vox pop mène l’enquête en Allemagne où, face aux discriminations, émerge une médecine différenciée entre hommes et femmes. Nora Hamadi s’entretient avec Isabelle Collet, professeure en science de l’éducation, et l’Espagnole Inés Sánchez de Madariaga, directrice à l’Unesco de la chaire pour l’égalité des genres en science. La correspondante de l’émission en Pologne fait état de la large présence, au sein du pays, de femmes dans des métiers scientifiques dévalorisés, alors qu’en Suède une ingénieure cherche des solutions pour réduire la mortalité en voiture. Magazine présenté par Nora Hamadi (France, 2020, 28mn) - Coproduction  : ARTE France, Magnéto Presse 28/11 PATHE FILMS - FRANCE 2 CINEMA - INTEGRAL FILM – 2005 20.55 Cinéma Cycle Isabelle Huppert L’ivresse du pouvoir Une juge enquête sur les malversations d’un grand groupe et s’enivre au contact du pouvoir. Claude Chabrol orchestre une jubilatoire chasse aux requins, avec Isabelle Huppert au harpon et le reste du monde à la magouille. Pour Jeanne Charmant-Killman, c’est la consécration. Les milliers de pages du dossier d’instruction monté contre le « Groupe » paient enfin  : la pieuvre tentaculaire de la corruption et des prises illégales d’intérêts tremble et vacille. Le PDG, Michel Humeau, est mis en examen et son domicile, perquisitionné. Dans les hautes sphères et les alcôves du pouvoir, l’on ne reste pas sans rien faire. Chacun a touché sa part et chacun a quelque chose à perdre, d’autant que la juge d’instruction semble particulièrement pugnace. Si les bâtons dans les roues ne fonctionnent pas, une promotion fera peut-être l’affaire... TOUTE RESSEMBLANCE... Chabrol ne s’en cachait pas, il s’agit bien de l’affaire Elf, caricaturée ici par le maître satiriste, de la solitude de sa juge d’instruction Eva Joly aux implications embarrassantes pour les plus hautes sphères de l’État. D’ailleurs, le carton d’entrée du film nous prévient, avec toute l’ironie mordante du réalisateur  : « Toute ressemblance avec des personnalités existantes serait, comme on dit, fortuite. » Autour d’Isabelle Huppert, magistrale en enquêtrice acharnée qui prend un malin plaisir à humilier les oppresseurs d’antan, mais aussi broyée par son obsession de justice et de reconnaissance, Claude Chabrol scrute le lac aux requins où chacun cherche à sauver sa peau,
ainsi que l’étouffante ingéniosité de l’élite en place pour conserver, coûte que coûte, ses privilèges. Comme le dit un sénateur mouillé jusqu’aux yeux, entre la poire et le fromage (de luxe)  : « Je crois que notre système a bien tenu. » Allez prouver le contraire... Film de Claude Chabrol (France/Allemagne, 2005, 1h46mn) - Scénario  : Claude Chabrol, Odile Barski - Avec  : Isabelle Huppert (Jeanne Charmant- Killman), François Berléand (Michel Humeau), Patrick Bruel (Jacques Sibaud), Marilyne Canto (Erika), Robin Renucci (Philippe Charmant-Killman), Thomas Chabrol (Félix), Jean-François Balmer (Boldi), Jacques Boudet (Descarts) Production  : Alicéléo, France 2 Cinéma, A.J.O.Z. Films, Integral Film 22.45 Cycle Isabelle Huppert Isabelle Huppert Message personnel En extraits de films et d’archives qu’elle commente elle-même, Isabelle Huppert transmet sa vision et son amour du jeu. Un (auto)portrait à la fois pudique et intime, qui fait renaître derrière le monstre sacré les multiples visages de l’actrice. INA C’est l’hiver dans les jardins du Palais-Royal. À la journaliste qui l’interroge sur sa « plus grande ambition », la débutante rétorque en souriant  : « Toutes. » Premier ou second degré ? Malice ou rêverie ? Dans son gros gilet de laine, avec ses joues rondes et ses cheveux blond-roux, cette Isabelle Huppert à peine sortie de l’adolescence possède déjà l’art de se tenir à distance, tout en restant vigoureusement présente. Son mystère, son ironie, son intensité ont marqué un demi-siècle de cinéma, dans une extraordinaire filmographie de près de cent cinquante œuvres. On les retrouve avec bonheur au fil des vingt extraits de films qu’elle a choisis pour composer avec William Karel cet (auto)portrait mosaïque, entremêlés d’archives (films de famille, entretiens) et commentés par elle-même, de Malina, de Werner Schroeter, qui sert de fil rouge à ce « message personnel » adressé au spectateur, à Elle, de Paul Verhoeven, en passant par Les valseuses, La dentellière, Violette Nozière, La porte du paradis, Loulou, Sauve qui peut (la vie), La cérémonie ou La pianiste... Ce tourbillon de visages et d’histoires, qu’elle émaille de ses souvenirs et de la perception de son métier, installe peu à peu avec l’actrice une intimité d’autant plus émouvante que ses incarnations successives font palpiter en nous de bouleversantes réminiscences de cinéma. « L’ART DU VRAI » Par le montage s’esquisse ainsi une biographie atypique, entre allégorie cinématographique et réflexion sur l’art, ou peut-être « l’artisanat » des comédiens, dit-elle en citant une phrase glissée par Yves Montand sur le tournage de César et Rosalie. Y sont évoqués Claude Chabrol, Michael Haneke, Jean-Luc Godard, Maurice Pialat, Benoit Jacquot ou Michael Cimino, comme le plaisir qu’elle a eu de tourner avec sa fille Lolita Chammah ou son rapport au théâtre – cet « art du faux », par opposition à « l’art du vrai » que serait, selon Bresson, le cinéma. Isabelle Huppert ne franchit pas pour autant la frontière qu’elle a toujours préservée entre « son occupation préférée », c’est-à-dire « faire des films », et sa personne privée. Mais l’ambivalente alchimie entre l’écran et la vie, qui fait la magie du septième art, porte de bout en bout ce voyage au plus près d’une femme qui entend « rester [elle]-même » dans chacun de ses rôles, et ne peut s’imaginer arrêter de jouer. « J’y pense souvent, s’amuse-t-elle. Mais je ne le ferai jamais. » Lire page 7 Documentaire de William Karel (France, 2020, 52mn) - Commentaire dit par Isabelle Huppert - Coproduction  : ARTE France, Roche Productions, Ina 13/9 18/11 dimanche 20 septembre ARTE MAG N°39. LE PROGRAMME DU 19 AU 25 SEPTEMBRE 2020 15



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