Arte Magazine n°36 1er sep 2018
Arte Magazine n°36 1er sep 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de 1er sep 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : l'Olympe dissipée de Jul.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°36. LE PROGRAMME DU 1 ER AU 7 SEPTEMBRE 2018 6 Avec la même insolence que dans Silex and the City, Jul revisite à la rentrée notre héritage antique dans 50 nuances de Grecs, la nouvelle série d’animation adaptée de sa BD à succès. Rencontre avec le dessinateur. « La mythologie est une telenovela » Jul À partir du lundi 3 septembre à 20.50 Série d’animation 50 nuances de Grecs Lire page 16 Après avoir exploré la préhistoire, pourquoi avoir choisi de vous plonger dans la Grèce antique ? Jul  : Parler du monde d’aujourd’hui à travers un prisme déformant m’amuse. Quoi de mieux pour comprendre notre époque, parfois chaotique, que de revisiter nos bases gréco-latines ? Les récits de l’Antiquité ont permis de théoriser le désordre et la souffrance. Les intellectuels n’ont cessé de solliciter ces mythes pour éclairer notre société et ces références habitent la pop culture. Avec 50 nuances de Grecs, le déploiement de cet univers – un vivier infini – ne fait que commencer et un tome 2 est en préparation. Comme dans Silex and the City, je voulais aussi faire dialoguer plusieurs générations sur un canapé. Ces histoires parlent à tout âge. Les plus jeunes collectionnent les mythes grecs comme les Pokémon. Comment avez-vous abordé l’adaptation de votre album en animation ? Par rapport à la BD, l’univers s’élargit. L’audiovisuel offre également une plus grande liberté graphique. Les équipes du studio de production (Je Suis Bien Content), identiques à celles de Silex and the City, ont réalisé des décors spectaculaires, dignes d’un péplum. L’adaptation me semblait évidente car la mythologie est une telenovela. Coucheries, tromperies, jalousie, mensonges, folie  : les ressorts dramatiques de la mythologie inondent les sitcoms et la télé-réalité. Valérie Lemercier en Pénélope, Cécile de France en Artémis, Philippe Torreton en Zeus...  : le casting est assez exceptionnel... C’est un rêve d’enfant de diriger ces comédiens que j’admire. Ils ont réellement créé leur rôle. Sur ce projet, nous avons fait davantage appel à des acteurs professionnels, car les personnages sont récurrents. Malgré cette contrainte, nous avons aussi convié des personnalités qui ont accepté de se parodier, comme Nikos Aliagas en Éros Aliagas, l’animateur de The Voice-Olympe. Le premier épisode s’ouvre avec la question du harcèlement sexuel. De la mythologie à aujourd’hui, rien n’a changé ? Je dirais plutôt que les passions individuelles et collectives ont une dimension intemporelle. Quand je me suis replongé dans les exploits des dieux et héros grecs, j’ai immédiatement fait le lien avec l’actualité. Dionysos, Pan, Poséidon sont des harceleurs en puissance. Le « Balance ton porc » marcherait pour tous les personnages, y compris les figures féminines. Cet effet de miroir s’est accentué en cours de production quand la comédienne Océanerosemarie – la voix de Déméter – a changé de sexe pour devenir Océan. Sa transformation m’a renvoyé aux voyages à travers l’identité sexuelle des Métamorphoses d’Ovide. Propos recueillis par Hélène Porret JUL-HAUT ET COURT
NOMPAREILLE PRODUCTIONS Gérard Depardieu Le Japon, c’est saké Amoureux du Japon auquel ARTE consacre une programmation spéciale dans le cadre de « Japonismes 2018 », Gérard Depardieu nous invite à une découverte du pays du Soleil-Levant, en laissant la part belle à l’imprévu. Du lundi au vendredi à 17.35 Série documentaire Gérard de par le monde – Japon Lire page 16 JAPONISMES 2018 Jusqu’en février 2019, cette riche saison culturelle marque 160 ans de relations diplomatiques entre la France et le Japon et les 150 ans de l’ère Meiji. Dans À pleine dents !, accompagné de son ami, le chef Laurent Audiot, Gérard Depardieu partageait son amour de la bonne chère au cours d’un savoureux périple en Europe et au Maroc. Occasion pour l’acteur à la légendaire faconde d’assouvir sa curiosité, laquelle se dévoile à nouveau dans cette invitation à explorer le pays du Soleil-Levant. Grand amoureux du Japon – il a possédé une épicerie nippone à Paris –, il devait être à l’origine guidé par son ami Toshiro Kuroda, fondateur de l’association des Becs fins de saké. Malheureusement décédé peu de temps avant le tournage, l’esthète avait néanmoins eu le temps de concocter un carnet de route fourmillant de bonnes adresses. C’est donc seul que l’infatigable globe-trotter s’envole, avant de retrouver sur place son amie Eriko Takeda, avec laquelle il avait partagé l’affiche du court métrage Grenouille d’hiver, en 2011. La comédienne lui sert d’interprète tout au long des cinq volets de cette série où se révèle une facette plus intime de l’acteur, quand, par exemple, il tourne avec émotion les pages du carnet de Toshiro. Au fil d’un voyage intérieur qu’appellent le deuil et le recueillement, Gérard Depardieu cartographie aussi les étapes d’une quête de paix, à mille lieues de son habituelle truculence. AVEC DES YEUX D’ENFANT Les raffinements de l’art, des traditions, de la gastronomie, de la culture et de la spiritualité nippones ne sont sans doute pas étrangers à cette tempérance. Qu’il goûte au fugu (poisson mortel s’il n’est pas bien préparé), qu’il s’essaie à la méditation au temple d’Eihei-ji, à la fabrication du papier « washi », à l’origami – un savant pliage d’une grue avec ses doigts de géant – ou encore à la calligraphie qui le passionne, l’acteur ne se départ de sa force tranquille que pour satisfaire à quelques rires tonitruants et à de menues taquineries. À l’instar de celle adressée à ce producteur de saké qui renâcle à trinquer avec lui  : « Tu bois pas ? Quand tu bois trop ta femme t’engueule ! C’est l’auberge du cul tourné quand tu bois. » Eriko, elle, finit par céder quand il réclame deux glaces au lieu d’une au buffet du Shinkansen, le TGV nippon, non sans le réprimander d’un complice  : « T’es comme un enfant ! » Et c’est délicieux d’être entraîné à la découverte du Japon par un homme qui a su garder son âme de gosse et qui conclut, face aux ruines d’Hiroshima, par ces mots d’espoir  : « Le Japon est surprenant. Il me donne toutes les raisons de croire à l’humanité. » Laure Naimski Spécial Japon Samedi 1er septembre Le Japon sauvage (1 & 2) à 13.25 Tokyo, cataclysmes et renaissances à 14.55 360° GEO – Japon  : vivre à l’ombre du volcan Iodake à 17.05 Un samouraï au Vatican à 20.50 Dimanche 2 septembre Au royaume des miroirs – À la recherche de l’âme japonaise à 17.35 Seiji Ozawa dirige la « Symphonie n°7 » de Beethoven à 18.30 Étonnants jardins – Awaji Yumebutai, Japon à 19.15 Seiji Ozawa – Retour au Japon à 23.55 Du lundi 3 au vendredi 7 septembre Gérard de par le monde – Japon (1-5) à 17.35 Le Japon vu du ciel (1-5) à 19.00 Lundi 3 septembre Yakuza à 20.50 Les sept samouraïs à 22.40 Vendredi 7 septembre Tokyo Girls – Les Pop Girls du Japon à 22.25 Tracks – Spécial Japon à 23.20 Dragon Girls ! – Les amazones pop asiatiques à 1.30 7ARTE MAG N°36. LE PROGRAMME DU 1ER AU 7 SEPTEMBRE 2018



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