Arte Magazine n°35 25 aoû 2018
Arte Magazine n°35 25 aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de 25 aoû 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Starbucks sans filtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 27 août ARTE MAG N°35. LE PROGRAMME DU 25 AU 31 AOÛT 2018 16 20.50 Cinéma La vie et rien d’autre Au milieu des ruines de la Grande Guerre, trois personnages en quête de disparus... Retrouvant Philippe Noiret, Bertrand Tavernier dénonce les mensonges d’une société prête à tout pour célébrer sa victoire dans un film sombre et splendide. ETIENNE GEORGES En 1920, dans la France victorieuse mais dévastée, Irène, riche bourgeoise, et Alice, jeune femme d’extraction modeste, cherchent en vain leurs mari et fiancé jamais revenus du front, guidées par l’espoir fou de les retrouver vivants. Près de Verdun, elles rencontrent le commandant Dellaplane, un militaire de haut rang chargé après la guerre de recenser et d’identifier morts et disparus. Celui-ci poursuit sa mission contre l’avis de ses supérieurs, qui lui ordonnent de trouver rapidement un corps anonyme pour célébrer le Soldat inconnu... Entre Irène et Dellaplane, des rapports conflictuels dissimulent mal leurs sentiments naissants. Alors qu’Irène culpabilise, le charismatique Dellaplane lui découvre un insoupçonnable point commun avec la jeune Alice... SOLDAT INCONNU À nouveau, le tandem Tavernier-Noiret (L’horloger de Saint-Paul, Que la fête commence, Une semaine de vacances...) livre un film sombre et magnifique, servi par la très grande beauté des dialogues de Jean Cosmos. Ils dénoncent l’absurdité de la guerre et tournent subtilement en dérision les excès du gouvernement pour célébrer la victoire  : la quête d’un corps anonyme pour représenter le Soldat inconnu vire au ridicule, l’après-guerre devient l’âge d’or des sculpteurs qui fabriquent des monuments aux morts à la chaîne, et pour les villages qui n’ont pas perdu assez d’hommes au front, il faut trouver des combines pour faire bonne figure... Tout cela sous l’œil grave du commandant Dellaplane, tantôt obstiné et rebelle, tantôt humain et touchant face à ses hommes ou la femme qu’il aime. Un rôle qui valut à Philippe Noiret, magistral, son second César. Meilleur acteur (Philippe Noiret), meilleure musique, Césars 1990 Film de Bertrand Tavernier (France, 1989, 2h11mn) - Scénario  : Bertrand Tavernier et Jean Cosmos, d’après son roman éponyme Avec  : Philippe Noiret (le commandant Dellaplane), Sabine Azéma (Irène de Courtil), Pascale Vignal (Alice) - Production  : Hachette Première et Cie, AN Films, Little Bear, Film A2 (R. du 4/4/2011) ARD/DEGETO 23.00 Cinéma The servant Un serviteur prend peu à peu le pouvoir sur son jeune maître. L’un des chefs-d’œuvre de Joseph Losey, dans lequel Dirk Bogarde révèle toute sa puissance de jeu. Jeune et riche oisif, Tony, qui revient à Londres après une longue absence, y a acheté une maison. Pour la supervision des travaux, la décoration, la cuisine, le service, il embauche un serviteur apparemment chevronné, Hugo Barrett, et lui délègue rapidement la conduite de toute la maison. La fiancée de Tony, Susan, commence par s’étonner de l’empire que Barrett, pourtant traité avec condescendance, semble exercer sur
son jeune maître, puis cherche à combattre son influence. Le domestique fait alors embaucher une jolie femme de chambre, Vera, qu’il présente comme sa sœur... LABYRINTHES Renversement des rapports de classe et de domination, homosexualité latente, fascination de la déchéance, pulsion de mort – puisque peu à peu, c’est sa propre survie psychique que le maître joue face au valet –, tels sont les fils de la toile obsédante que Joseph Losey et son scénariste Harold Pinter tissent peu à peu autour des deux personnages, l’un par sa mise en scène virtuose, l’autre par une partition très littéraire, mais d’une précision méticuleuse. Dans le huis clos labyrinthique de la maison, comme enclose sur elle-même par l’hiver et la neige, la réalité s’estompe et les masques tombent pour laisser place au mystère et à l’obscurité. Un chef-d’œuvre dérangeant, porté par d’impressionnantes performances d’acteurs. Avant de devenir un classique, il valut à Joseph Losey, que ses sympathies communistes avaient dix ans plus tôt obligé à s’exiler des États-Unis, autant de louanges que d’imprécations. Meilleur acteur (Dirk Bogarde), meilleur espoir masculin (James Fox), meilleure image, Bafta Awards 1964 Film de Joseph Losey (Royaume-Uni, 1963, 1h51mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Harold Pinter, d’après le roman éponyme de Robin Maugham - Avec  : Dirk Bogarde (Hugo Barrett), Sarah Miles (Vera), James Fox (Tony), Wendy Craig (Susan) - Production  : Elstree Distributors, Springbok Production YUZU PRODUCTIONS 0.55 La lucarne Ce qui nous reste Quinze ans d’amitié par vidéo interposée entre deux faiseurs d’images  : une riche et émouvante fenêtre sur le monde et sur eux-mêmes. En 2002, à Rome, Alessandro, venu de Florence étudier le cinéma, mène avec ses colocataires une dolce vita contemplative, qu’il documente chaque jour avec sa petite caméra. Casey, jeune Américain ayant grandi lui aussi à Florence et qui se prépare avec passion à devenir journaliste, emménage à son tour. Son « énergie débordante » et sa foi inébranlable dans sa vocation fascinent Alessandroautant qu’elles l’épuisent. « Alex » parle de Pasolini à Casey, qui lui raconte ses premiers périples d’adolescent, seul à travers l’Afrique et l’Amérique du Sud. Puis le second est recruté par Al Jazeera International, part pour Doha et reprend ses voyages, toujours seul, pour des reportages au long cours dans des régions oubliées, parfois en guerre. Les deux amis échangent des « cartes » vidéo, puis Alessandro, qui réalise désormais des documentaires à Berlin, prend l’habitude d’enregistrer leurs conversations Skype. Dans les rushes que Casey lui envoie de ses tournages, il s’immerge à travers lui dans les destins d’une vieille Sibérienne bouilleuse de cru, de migrants africains échoués au Mali, d’un jeune couple de Gaza endeuillé d’un enfant, d’une lumineuse fillette dans un foyer de sans-abri à Detroit... ODE À LA VIE D’emblée, le dialogue des images et des voix entre les deux protagonistes et coauteurs de ce journal intime à quatre mains touche par sa justesse et sa simplicité. Les deux amis se livrent au travers du lien qui les unit, tout en confrontant leurs regards sur le monde qui les entoure et les transforme. Une ode à la vie légère et profonde, drôle et émouvante, d’une sincérité dépourvue de tout narcissisme. Documentaire d’AlessandroCassigoli et Casey Kauffman (France, 2017, 1h15mn) - Production  : Yuzu Productions, en coproduction avec Al Jazeera, VGTV, en association avec ARTE France-La Lucarne 27 août ARTE MAG N°35. LE PROGRAMME DU 25 AU 31 AOÛT 2018 lundi 17



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